La passion, une fois passée, nous pousse à croire que tout n'était qu'illusion.
Le poète est passé : il n'est plus de délire qui ne soit oeuvre d'art. Le vieux corbeau devient un oiseau-lyre. Il n'est jamais trop tard.
La pluie tombe comme nous tombons amoureux : en déjouant les prévisions.
Tout ce que vous faites, faites-le avec amour ou alors ne le faites pas ! Car ce que vous faites sans amour vous fatigue, vous empoisonne même, et ne vous étonnez pas ensuite d'être épuisé, malade.
La luxure est un amour qui consiste à ne vouloir aucun bien à la personne aimée.
L'homme veut être le premier amour de la femme, alors que la femme veut être le dernier amour de l'homme.
La contrainte n'est pas un désir de limiter son univers, mais bien l'inverse, strictement.
Quatre années plus tard, qui n'éprouve le sentiment d'un gâchis, d'une grande occasion manquée, d'un oubli général de ceux qui nous ont mandatés et avec eux des leçons cruelles du 21 avril 2002 ?
La folie est salutaire pour cela, qu'on devient peut-être moins exclusif.
Ecrire, c'est comme être amoureux, on est nouveau, libre - et porté par un désir formidable.