Je m'estime peu quand je m'examine ; beaucoup quand je me compare.
Je m'accroche comme un avare à la liberté qui disparaît dès qu'il y a un excès de choses.
Je m'appelle Bernie Noël et j'aime bien les hyènes.
Je m'éclaire longuement avec l'or que je trouve au fond d'une étreinte.
Je m'émerveille toujours des pouvoirs de la gifle et du coup de pied au cul. Ces moyens d'expression permettent à ceux qui manquent de vocabulaire d'aller jusqu'au bout de leur pensée, et leur tiennent souvent lieu de raisonnement.
Je m'efforce que mon attitude soit aussi éloignée de la froide supériorité du philosophe que de l'arrogance du César.
Je ne supporte pas d'être moi, je m'invente.
Je m'amuse comme un gamin dans la rue. Le jour où je ne m'amuserai plus, j'arrêterai le football.
Je m'habille pour l'image. Pas pour moi, pas pour le public, pas pour la mode, pas pour les hommes.
Si je m'habille en noir, c'est pour les pauvres et les laissés-pour-compte.
Parfois, je m'assieds et regarde la vie sous un angle différent.
J'ai été amputé de toi sans anesthésie. On m'a retiré ma moitié, ce que j'avais de mieux. Je m'arrose de ton parfum pour que tu repousses.
Quand je m'ennuie, j'aime bien prendre ma voiture, aller en ville et me garer. Je reste alors assis au volant et je compte le nombre de personnes qui me demandent si je m'en vais.
Je m'accroche comme un avare à la liberté qui disparaît dès qu'il y a excès de choses.
C'est marrant, je m'entends bien avec tous mes ennemis. Ce sont eux qui ne s'entendent pas bien avec moi.
Je m'énerve beaucoup moi-même, c'est énorme.
Je n'ai jamais eu peur de mes compétences parce que je m'y mettais. L'éthique du travail élimine la peur. Alors si vous mettez en avant le travail, que craignez-vous ? Vous savez ce que vous êtes capable de faire et ce que vous n'êtes pas.
Je ne me connais pas. Je m'imagine.
Quand il y a tant d'ennemis et de choses négatives, je m'en fous.
Je ne vais pas au soleil, je m'ennuie. J'aime le regarder, mais faire le rôti un quart d'heure par livre, ça ne m'intéresse pas !
Je sais que ma naissance est un hasard, et cependant, dès que je m'oublie, je me comporte comme si elle était un événement capital.
L'imbécile heureux, voilà mon emploi. Que je m'évade de temps en temps je ne dis pas non mais ce sera toujours pour y revenir.
Pour éviter de me faire mettre une quenelle, tu sais ce que je fais ? Je m'en mets deux tous les matins !
Le diable a rendu de tels services à l'église que je m'étonne qu'il ne soit pas encore canonisé.
Je suis la personne avec qui je m'ennuie le moins.
Je m'arrête dans une station-service, pour désaltérer l'automobile.
Je t'aime, et, malgré moi, je m'en vais par les ruesOù flotte un souvenir des choses disparues,Où je sens, pénétré d'amère volupté,Qu'encore un peu de toi dans l'air tendre est resté,Où ton passage embaume encor, où je respireJe ne sais quoi qui garde encor de ton sourire.
Ma vie est un enchantementQuand je m'endors, quand je m'éveille, Ou quand je joue, à tout moment,Une fée douce me surveille,Et m'entoure de soins charmants.Cette merveille, c'est ma maman !
Je m'attends au pire, je sais que tout va être de pire en pire.
Faites de moi tout ce qu'il vous plaira, pourvu que je m'instruise.
La guerre est une chose si horrible que je m'étonne comment le seul nom n'en donne pas l'horreur.
Je m'en irai dormir dans le paradis blancOù les manchots s'amusent dès le soleil levantEt jouent en nous montrantCe que c'est d'être vivant.
Je m'oppose à la violence parce que lorsqu'elle semble faire du bien, le bien n'est que temporaire ; le mal qu'elle fait est permanent.
Plus je peux conduire avec précision, plus je m'amuse.
Un jour, je m'avisai de médire de l'amour : il m'envoya le mariage pour se venger.
C'est avec un plaisir renouvelé que je m'adresse à vous en cette heureuse occasion de la fête de Tabaski.
Allez-y, faites-moi la peau, bande de fumiers et de lâches. Je m'en fous, j'ai pas envie de vivre, surtout dans un monde aussi dégueulasse que celui-ci.
Te quitter fut la plus grande bêtise de ma vie. Je le sais, maintenant. Dis-moi que ce n'est pas réciproque, que tu n'éprouves plus rien pour moi, et je m'en irai aussitôt, je te le promets.
Je ne savais pas combien tu es simple combien généreuse.J'ai essayé de te capturer avec des vers et des suggestions érotiques.Même aujourd'hui dans mon coeur tu bâilles toute d'ennui et de solitude à te frotter tout le corps avec des onguents et à te toucher pendant que je m'attarde.
Si quelqu'un me montrait entre l'indépendance complète et l'asservissement entier de la pensée une position intermédiaire où je puisse espérer me tenir, je m'y établirais peut-être ; mais qui découvrira cette position intermédiaire ?
Si Paris Hilton pense que mon derrière est affreux, je m'en moque. Moi, au moins, j'en ai un.
La surexposition m'effraie. Quand je me vois partout dans les médias, je m'auto-saoûle.
Déterminé à vivre en parfait honnête homme, je m'applique à tourner la loi, partant à éviter ses griffes.
L'avenir m'apportera-t-il votre sagesse ?Ou les ténèbres gouverneront-elles le royaume pour toute l'éternité ?Tu vivras dans mon coeur...Je m'en souviendrai encore même si nous sommes séparés.Je te sentirai là pour moiAlors que je marche sur le chemin de la vieTu m'aides à me battre pour ce qui est justeJ'honorerai ton nom
Je m'aperçois soudain que je ne puis me rappeler en réalité aucun détail particulier de votre visage. Seulement votre silhouette, vos vêtements, au moment où vous êtes partie entre les tables du café : cela, oui, je me souviens...
c'est marrant, personne n'a voulu que je débute, et personne ne veut que je m'arrête.
Plus j'avance dans la connaissance de mon "moi", plus je m'approche de la connaissance de Dieu.
Je ne pense jamais à la façon dont les autres réagiront à la façon dont je m'habille.
Je m'endors partout.Je ne m'endors pas encore sur scène mais ça peut encore arriver.
Je m'en fous que ça aille mieux demain. Je veux que ça aille mieux tout de suite, maintenant. Je veux les faire souffrir comme ils nous font souffrir, même plus. Je veux qu'ils ressentent ma souffrance parce que franchement c'est tout ce qu'il me reste à offrir.