Un hasard a donné à l'homme l'intelligence. Il en fait usage : il a inventé la bêtise.
Il en faut des pauvres pour faire une vraie paroisse. Sans les pauvres, le banquet du ciel ne serait pas complet.
Il en va de la lecture comme de toute débauche : fuite en avant, enfoncement sans fin.
De longues lianes ne suffisent pas pour construire une case, il en faut de aussi des courtes pour parfaire les angles.
Le Capitaine Jonathan,Etant âgé de dix-huit ansCapture un jour un pélicanDans une île d'Extrême-orient,Le pélican de JonathanAu matin, pond un oeuf tout blancEt il en sort un pélicanLui ressemblant étonnamment.
Il faut beaucoup de courage pour affronter ses ennemis, mais il en faut encore plus pour affronter ses amis.
Il ne faut pas beaucoup d'esprit pour montrer ce qu'on sait ; mais il en faut infiniment pour enseigner ce qu'on ignore.
Presque tous les lézards ont perdu leur queue vers le moment où ils atteignent le milieu de leur vie. Il en va de même de la plupart des hommes.
Il en est des serments d'enfants comme des étoiles ou des soleils. Ils ne s'oublient qu'une fois dissous, non pas dans le ciel, mais dans la mémoire.
De quelque côté qu'un homme se tourne. Il en trouvera un autre qui a besoin de lui.
Le cinéma ne peut plus m'envoyer dans la stratosphère. Des films, il en sort comme il se vend des chaussures.
Le principal pour un homme est la femme qu'il aime : il en retire tout le bonheur et toute la souffrance possible.
Il en est de certaines caves comme des musées. On souhaiterait de s'y laisser enfermer après l'heure ; d'entendre claquer la serrure et s'éloigner les pas du gardien pour surprendre les conciliabules de la nuit.
Il en est de la pointe de l'esprit comme d'un crayon, il faut recommencer à le tailler sans cesse.
Une jeune femme a beau se convaincre que tous les hommes sont des vauriens, il en vient toujours un qui a l'air d'une exception.
Il faut de la solitude pour lire agréablement, il en faut davantage pour écrire avec aise.
Il en est des défauts, comme des phares d'automobiles. Seuls ceux des autres nous aveuglent.
Tous les hommes ont les mêmes droits... Mais du commun lot, il en est qui ont plus de pouvoirs que d'autres. Là est l'inégalité.
Il en faut pas en demander beaucoup à ceux qui sont fascinés par le lustre de leurs souliers.
Ne courez jamais après une femme ou un taxi. Il en passera d'autres.
Peu importe le niveau de virilité d'un homme, il en perd 50% dans une jacquette d'hôpital.
Le corps humain doit être allergique à l'air puisqu'il le recrache dès qu'il en avale.
Ce ne sont pas les biens qui rendent l'homme riche, mais le bon usage qu'il en fait.
Nos rêves et nos désirs prennent tant de temps à mourir en nous qu'il en reste toujours quelques miettes...
Rien ne ressemble plus à une aurore qu'un crépuscule : seule la fraîcheur de l'air nous dit ce qu'il en est.
On oublie vite les morts. On oublie très vite, aussi, les circonstances où l'on a été malheureux... Il ne faut pas s'en scandaliser : s'il en était autrement, la vie serait un cauchemar.
Le vent n'a pas d'odeur... Il en apporte, éventuellement.
Cela avait-il un sens, au fond, de lire et de ne pas parler ? Lire servait-il à faire parler ? Le silence des mots lus poussait-il vers le dehors le chahut bruyant des mots dits ? Comment se supportaient-ils, les [...] ► Lire la suite
Si un écrivain est couronné, encensé, il considère que c'est la juste contrepartie de son talent, s'il est ignoré de la critique, dédaigné par le public, il en tient l'attachée de presse pour principale responsable.
Le premier mérite qu'il faut chercher dans votre ami, c'est la vertu, c'est ce qui nous assure qu'il est capable d'amitié, et qu'il en est digne. N'espérez rien de vos liaisons lorsqu'elles n'ont pas ce fondement.
Et quand je vois passer un chat je dis : "Il en sait long sur l'homme".
Il a bu trop d'eau-de-vie... Il en est mort.
L'excès du vin dégrade l'homme, aliène au moins sa raison pour un temps, et l'abrutit à la longue. Mais enfin le goût du vin n'est pas un crime ; il en fait rarement commettre ; il rend l'homme stupide et non pas méchant.
Le contribuable qui fait sa déclaration ressemble à une jeune fille qui arrive sur la plage. Il commence par retirer tout ce qui est permis et, si on ne le surveille pas, il en retire encore un peu plus.
Ce qui compte dans le ring, c'est ce que vous pouvez faire une fois que vous êtes épuisé. Il en est de même de la vie.
L'homme désire plus vivement le pouvoir sur les autres, à mesure qu'il en a moins sur lui-même.
Il en est peu d'entre nous qui n'aient été tentés à un moment donné de prendre pour la paix de leur conscience le confort et la sécurité de leur derrière.
Il en est de l'esprit comme de la musique ; plus on l'entend, plus on exige de subtiles nuances.
Les empires ne périssent pas sous les coups de leurs ennemis mais par leur propre épuisement et par la démission des forces qui les soutiennent. Il en va de même de nos amours et de notre vie.
Il en est des paysages comme des hommes : il faut un peu les vivre pour pénétrer leurs secrets.
Il est un âge ou l'on enseigne ce que l'on sait : mais il en vient ensuite un autre où l'on enseigne ce qu'on ne sait pas: cela s'appelle chercher. Vient peut-être maintenant l'âge d'une autre expérience : celle de désapprendre.
Le passé, pour un homme, ce doit être d'abord l'expérience et la leçon qu'il en tire.
Le bon sens est quelque chose dont tout le monde a besoin, peu ont, et personne ne pense qu'il en manque.
La chaîne du mariage est si lourde qu'il en faut deux pour la porter, et parfois trois.
Plus on étudie, plus on demeure convaincu que toutes nos connaissances ne datent que d'hier, et qu'il en est peut-être davantage qui ne dateront que de demain.
Il en voulait à la vie de cette maladie sur laquelle il n'avait aucun pouvoir et qui lui gâchait le meilleur de son existence.
Il en est de certains souvenirs comme des morts, il ne faut point les évoquer.
Il en va de l'érotisme comme de la danse : l'un des partenaires se charge toujours de conduire l'autre.
L'homme n'a pas une seule et même vie ; il en a plusieurs mises bout à bout, et c'est sa misère.
La Bible assure que lorsque Dieu eut fabriqué l'homme et la femme, il en pleura. Comme on le comprend !