Chaque mot poétique est ainsi un objet inattendu, une boite de Pandore d'où s'envolent toues les virtualités du langage; il est donc produit et consommé avec une curiosité particulière, une sorte de gourmandise sacrée. Cette Faim du mot, commune à toute la poésie moderne, fait de la parole poétique une parole terrible et inhumaine.
La mort fait de nos sentiments humains de vains tremblements à la surface de l'eau.
L'opinion publique, ce monstre puissant qui fait peur aux niais parce qu'il est fait de niais, qu'on imagine en foule.
Si vous avez la simple beauté et rien d'autre, vous avez à peu près ce que Dieu a fait de mieux.
Nous avons besoin que les pères interviennent, qu'ils réalisent que leur travail ne s'arrête pas à la conception ; que ce qui fait de vous un homme n'est pas la capacité d'avoir un enfant mais le courage d'en élever un.
Je suis en vie parce que j'ai fait de mon mieux pour survivre.
Nous sommes tous venus au monde tout à fait de la même manière, or le joug que nous portons n'est pas pareil pour tout le monde.
Vouloir toujours ; c'est le fait de Paris.
L'amour à sens-unique n'a pas de sens. L'amour est fait de deux morceaux, de deux parties égales que l'on rassemble pour former un tout, une boule ronde, une pomme.
Le silence est fait de paroles qui se taisent.
J'ai fait de Roméo un être déclassé qui vit sous les ponts, et de Juliette la fille du Ceausescu local. «1984», d'Orwell, m'a servi de toile de fond.
L'enfant reste un être fait de soi et de celui qu'on a aimé, il a pour mission de transmettre ce qu'il a reçu.
Il était bon par-dessus tout ; et, chose toute simple pour qui sait combien la bonté confine à la grandeur, en fait de poésie il préférait l'immense.
Les mensonges fluctuants du journalisme et des mass media, le jargon trivial utilisé par les discours publics et socialement approuvés ont fait de presque tout un jargon vide, un verbalisme cancéreux.
Si vous jouez d'un instrument, cela fait de vous un meilleur chanteur. Plus vous jouez, meilleur vous chantez, plus vous chantez, meilleur vous jouez.
Qu'est-ce qui fait que les hommes deviennent des légendes, ce qu'ils ont fait de leur vivant, ou le souvenir qu'ils laissent quand ils disparaissent ?
L'action est le moteur de tout, puisque le simple fait de faire les choses les rend possibles.
Si quelqu'un fait pour vous aider quelque chose, mais le fait de travers, vous voyez, vous, qu'il l'a fait de travers ; lui, il voit qu'il l'a fait.
Dès qu'on sent qu'on se fait de l'effet, On se cache des choses.
L'abolition de la peine de mort fait de nous une société civilisée. Cela montre que nous sommes réellement sérieux lorsque nous disons que nous respectons la vie.
Délibérer est le fait de plusieurs. Agir est le fait d'un seul.
Dans un vieux pot, on fait de bonne soupe.
Quand un livre élève l'âme, soyez sûr qu'il est fait de main de maître.
Il n'y a point d'unité complète dans l'homme, et presque jamais personne n'est tout à fait sincère ni tout à fait de mauvaise foi.
Dès qu'on juge un criminel de guerre, on met une vitre blindée, à mon avis, on aurait mieux fait de la mettre avant la vitre, autour des victimes...
Si vous avez la simple beauté et rien d'autre, vous avez à peu près ce que Dieu fait de mieux.
Il n'y a pas que brûler des livres qui m'inquiète. Il y a aussi ceux qui ne seront jamais écrits, du fait de la crainte de la censure.
Le premier fait qui soit compris dans le mot de civilisation, c'est le fait de progrès, de développement.
Sous l'empire de la liberté de conscience, la religion est impliquée non comme croyance mais comme fait de civilisation et dans sa pratique sociale.
L'homme dépend, dans une très large mesure, de l'idée qu'il se fait de lui-même.
Ce que la poésie fait de plus sublime, c'est de donner aux choses insensées sens et passions.
Le destin est ce que la vie fait de nos désirs.
Concentrer votre vie uniquement sur le fait de gagner de l'argent montre une pauvreté d'ambition. Cela vous laissera insatisfait.
S'il y a un combat à mener, il est dans sa vie, dans le fait de ne pas être consommateur.
Dès lors qu'il n'y a pas d'accord unanime quant à la conception que l'on se fait de Dieu, on est toujours l'hérétique de quelqu'un.
Les crimes de l'extrême civilisation sont, certainement plus atroces que ceux de l'extrême barbarie par le fait de leur raffinement.
Ce qui fait de nous des laïques n'est pas la séparation du temporel et du spirituel, c'est la séparation du spirituel et du religieux.
Lorsque les trains déraillent, ce qui me fait de la peine, ce sont les morts de première classe.
Une danse avait fait de moi la femme de couleur la plus célèbre au monde.
- Qu'est ce que tu fais ? - Non, toi, qu'est ce que tu fais ? - C'est le capitaine qui donne les ordres ! - Et c'est ce qu'il vient de faire ! - Mais ! C'est mon Navire ! Et c'est mes cartes ! - Ce qui fait de toi... l'homme aux cartes !
Je me sens oppressée, indiciblement oppressée par le fait de ne jamais pouvoir sortir, et j'ai grand-peur que nous ne soyons découverts et fusillés.
Je deviens ce que les médias ont fait de moi, c'est à dire rien !
Si l'on veut savoir le peu de cas que Dieu fait de la richesse, il n'est que de regarder ceux à qui il la dispense.
Je ne veux pas que ma souffrance disparaisse, aussi terrible qu'elle soit... je tiens à ma souffrance. Elle fait de moi ce que je suis, sans elle je ne suis pas grincheux.
L'homme comme le Christ est fait de chaire, de sang et de passion.
Ce qui se fait de grand se fait dans le silence.
Se tromper est le fait de tous les hommes.
Le mal qui règne sur cette terre est le fait de gens qui sont absolument convaincus de savoir ce qu'ils font.
Les cicatrices psychiques laissées par le simple fait de se croire laide marquent à jamais la personnalité.
Le fait de donner Dieu comme réponse à toutes les question peut paraître un refus de poser les questions.