Être écrivain, c'est découvrir patiemment, au fil des années, la seconde personne, cachée, qui vit en nous.
Écrivain, c'est zéro pouvoir. C'est pour ça que t'en vois plein qui passent plus de temps à essayer de se faire un réseau ou d'avoir un petit boulot de chroniqueur à la télé ou à la radio qu'à écrire. Il faut être con comme je le suis pour se consacrer exclusivement à l'écriture.
Le plus grand plaisir n'est pas - disons - le sexe ou la géométrie. C'est juste comprendre. Et si vous pouvez amener les gens à comprendre leur propre humanité - eh bien, c'est le travail de l'écrivain.
Seule la lecture de ses livres nous fait entrer dans l'intimité d'un écrivain et c'est là qu'il est au meilleur de lui-même et qu'il nous parle à voix basse sans que sa voix soit brouillée par le moindre parasite.
Un sentiment très fort chez moi, c'est l'étonnement. J'en ai un autre, un peu vieillot, l'admiration. J'ai longtemps passé pour un écrivain du bonheur. C'était un peu usurpé.
Un écrivain, c'est le funambule de la société.
Un écrivain [...] exprime toujours dans ses oeuvres quelque chose d'intemporel.
Tout écrivain complet aboutit à un humoriste !
Ce n'est pas ce qu'il écrit qui est le but premier de l'écrivain. Son besoin premier est d'écrire.
Pour la collection, je suis comme un peintre ou un écrivain. Je peux ou non être un personnage dans ma propre histoire.
Parfois, les périodes émotionnelles d'un écrivain ne se rencontrent pas bien avec ce qu'il écrit.
Je ne suis pas un écrivain pleinement réaliste, plutôt légèrement expressionniste.
Chaque écrivain raconte toujours une même obsession, une même image archétypale à jamais fixée dans son cerveau, son coeur ou ses entrailles...
Le mot devoir n'existe pas pour moi, il n'y a pas un devoir pour l'écrivain. Il n'y a que l'écriture qui pousse un homme, une femme à prendre position en regard du réel.
J'écris toutes les nuits après le tournage. J'entends la mer. Ce soir, il faut écrire. Hors saison. Idéal pour se prendre pour un écrivain. Ce soir, je vivrai toute ma vie, solitaire, si les vagues me donnaient ce que j'envie. Le livre de mes rêves au bout de mes doigts.
Paulo était un écrivain qui disait que dès que les mots étaient écrits, ils ne valaient plus rien sur terre. Ils devenaient célestes, une danse païenne qui dirait tout, qui dirait rien. Les mots saignent en silence à certaines heures de la nuit. Un silence hurlant.
Chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur.
Le lecteur domine l'écrivain, même quand il en est subjugué.
J'écrivais pour conjurer l'angoisse. N'importe quoi. J'étais un écriveur. L'écriveur deviendra écrivain quand son besoin d'écrire sera soutenu par un sujet qui permet et exige que ce besoin s'organise en projet. Nous sommes des millions à passer notre vie à écrire sans jamais rien achever ni publier.
Le problème avec le désir d'être écrivain, c'est qu'il n'existe pas un cursus qui pourrait rassurer vos parents.
Jamais aucun écrivain n'a pensé qu'en écrivant une oeuvre il allait sauver l'humanité. Ni aucun peintre, ni aucun sculpteur. Mais, ça peut nous aider à poser des meilleures questions et très, très lentement à faire bouger les choses.
Ne sous-estime jamais la vanité d'un écrivain, et particulièrement celle d'un écrivain médiocre.
Je suis un écrivain et donc automatiquement un personnage suspect.
Vous savez, sur ce chapitre des influences qu'a pu subir un écrivain, on ne dit généralement que des sottises. Lui-même n'est guère fixé.
Le poète, l'artiste, l'écrivain, n'est trop souvent que celui qui sait rendre : il ne garde rien.
Un écrivain a, pour moi, le devoir de s'intéresser au monde, d'essayer de le comprendre.
Vous connaissez certainement un écrivain. On les lit de moins en moins, mais il y en a de plus en plus. Vous en dénicherez facilement un dans votre entourage. On se sent si bien en écoutant les dernières personnes intelligentes sur Terre.
En tant qu'écrivain, vous peignez des traits et laissez des suggestions afin que les lecteurs puissent créer leurs propres images. Cela vous permet de connaître quelqu'un par une petite action et vous évite d'innombrables pages d'explications.
En tant qu'écrivain, je demande le droit d'écrire n'importe quel personnage dans le monde que je veux écrire. J'exige le droit d'être eux, j'exige le droit de les penser et j'exige le droit de dire la vérité telle que je la vois.
Tout ce qu'on peut exiger d'un écrivain, c'est-à-dire d'un homme, c'est que la fin de la page soit conséquente avec le commencement.
Il ne faut jamais éclaircir le mystère. De toute façon, un écrivain ne le pourrait pas. Et même s'il cherche à l'éclaircir de manière méticuleuse, il ne fait que le renforcer