L'écrivain est une sorte de voyant émerveillé.
Hitchcock, c'était un « voyant ». Il voyait ses films avant de les écrire.
Un mauvais écrivain : il conjugue ses verbes au moins-que-parfait.
Chaque écrivain raconte toujours une même obsession, une même image archétypale à jamais fixée dans son cerveau, son coeur ou ses entrailles...
Tout écrivain complet aboutit à un humoriste !
Un écrivain est un homme qui a de la chance ; le talent, c'est une chance.
C'est en faisant semblant d'être écrivain qu'on le devient vraiment.
S'il s'agissait d'un roman, le plus brillant écrivain lui-même pourrait-il réussir à faire croire à ses lecteurs qu'aussi peu de temps avait suffi à soumettre l'orgueil et à surmonter les préjugés ?
La jeune fille bien élevée est le seul animal qui rougit en voyant une banane.
En te voyant pour la première fois, c'est sans la moindre hésitation que je t'ai reconnue.
Un écrivain devrait écrire avec ses yeux et un peintre peindre avec ses oreilles.
Plagier. Emprunter la pensée et le style d'un autre écrivain que l'on n'a jamais, jamais lu.
Chaque écrivain tout au long de sa vie exprime un seul thème. C'est la nécessité de compréhension, de tendresse et de persévérance dans l'infortune chez des individus traqués par les circonstances.
Il est bien rare qu'on se corrige en voyant les défauts des autres. On se croit sans défauts ou, pour mieux dire, on se reconnaît ceux qu'on ne possède pas et l'on nie ceux qu'on a.
En vivant et en voyant les hommes, il faut que le coeur se brise ou se bronze.
Tant de conducteurs de peuples ont été, sont et seront des fanatiques, des frénétiques. La révolution chinoise s'est déroulée sous l'égide d'un homme doué d'une intuition et d'une puissance d'assimilation peu communes, méditant sans arrêt, lecteur infatigable, écrivain clair, poète sensible, élégant calligraphe, animé dans ses propos par le sens de l'équilibre et de l'humain.
Il n'y a aucune raison pour qu'un écrivain qui a peu de métier n'arrive pas à finir un livre.
Tout écrivain est porté à cultiver ses nostalgies, la recherche du temps perdu étant son obsession, presque sa raison d'être.
Chaque écrivain n'a que peu de chose à dire ; l'important est qu'il le dise bien.
On ne commence vraiment à connaître son bonheur qu'en voyant les gens se mêler des affaires des autres.
Un écrivain ne doit jamais perdre cet «état d'enfance». Un état qui n'est pas nécessairement de l'immaturité ou de la sentimentalité, mais une manière de regarder les choses comme si on les voyait pour la première fois.
On s'instruit en voyant le malheur de son prochain.
Je ne sais pas comment ça se passe, mais les Allemands sont émerveillés devant moi et je suis émerveillé devant eux pour trouver de quoi émerveiller.
Si un écrivain est couronné, encensé, il considère que c'est la juste contrepartie de son talent, s'il est ignoré de la critique, dédaigné par le public, il en tient l'attachée de presse pour principale responsable.
Les malheureux se consolent en voyant plus malheureux qu'eux.
Aller voir un voyant n'est pas plus néfaste que d'aller à la messe, à la mosquée ou même dans le cabinet d'un psy... c'est exactement la même chose.
Tout écrivain commence par être un lecteur.
C'est en voyant qu'on apprend.
En voyant le lit vide, il le devint.
Paulo était un écrivain qui disait que dès que les mots étaient écrits, ils ne valaient plus rien sur terre. Ils devenaient célestes, une danse païenne qui dirait tout, qui dirait rien. Les mots saignent en silence à certaines heures de la nuit. Un silence hurlant.