Le parfum de mille roses ne plaît qu'un instant ; mais la douleur que cause une seule de leurs épines dure longtemps après la piqûre.
Les lièvres, obsédés par leur couardise, convinrent de se suicider. Ils se transportèrent donc sur une falaise au pied de laquelle se trouvait un étang. Les grenouilles, au bruit de leurs pas, se réfugièrent dans les profondeurs de l'étang. À [...] ► Lire la suite
L'histoire n'est que l'effort désespéré des hommes pour donner corps aux plus clairvoyants de leurs rêves.
Il en est qui, pour avoir vu à découvert les parties secrètes de l'objet aimé, ont été pris d'hésitation au moment le plus vif de leurs transports.
Les Blancs sont orgueilleux ; et comme ils sont riches, ils érigent un monument au moindre de leurs exploits.
La discipline n'est pour ainsi dire que l'art d'inspirer aux soldats plus de peur de leurs officiers que des ennemis.
Je hais les railleurs malsains, les petits jeunes gens qui ricanent, ne pouvant imiter la pesante gravité de leurs papas.
Certains écrivains qui se déclarent le fils de leurs oeuvres sont nés de parents méconnus.
Je n'ai jamais compris les femmes qui, à cause de leurs enfants, se font passer pour des victimes et ne se permettent aucune autre activité.
Certaines femmes aiment tellement leur mari que, pour ne pas l'user, elles prennent ceux de leurs amies.
Le plaisir est un don de la nature sans cesse renouvelé, toujours délicieux s'il ne nous est pas gâché par la culpabilité, inoculée en nous par l'éducation, par les prêtres, les moralistes et les politiques, pour des raisons évidentes: l'homme [...] ► Lire la suite
Sans le pardon, nous resterions prisonniers de nos actes et de leurs conséquences
Ainsi est la règle en ce bas monde ; chacun a en partage ce dont il n'a que faire, et d'autres possèdent ce qui ferait le bonheur de leurs voisins.
Aujourd'hui les hommes de lettres prennent copie de leurs lettres afin que la postérité puisse sans trop de mal réunir leur correspondance.
C'est seulement quand ils plongent dans un très profond sommeil qu'ils s'arrêtent enfin, les humains. Ils sont alors aussi légers qu'une plume... sans doute parce qu'ils ne portent plus en eux-mêmes le poids des générations déployés de leurs morts.
Un peintre a l'âge de ses tableaux ; un poète a l'âge de ses poèmes ; un scénariste a l'âge de ses films. Seuls les imbéciles ont l'âge de leurs artères.
Personne n'ignore que les enfants naissent avec des facultés très inégales et des penchants très différents. Cette diversité se manifeste de bonne heure ; que l'éducation s'en empare, qu'elle cherche des lumières sur la route qu'elle doit suivre, sur les [...] ► Lire la suite
Ceux qui font de leurs vêtements l'essentiel de leur personnalité finissent en général par ne valoir guère mieux qu'eux.
Les femmes russes n'éprouvent jamais autant de plaisir que lorsqu'elles reçoivent une raclée des mains de leurs maris.
A la différence des femmes qui parlent entre elles de leurs amants, les chauffeurs de taxis, eux, ne vous chargent pas quand c'est trop court.
Soulageons maintenant les Romains de leurs craintes par la mort d'un vieillard faible.
Les écrits sont inséparables de leurs auteurs, l'oeuvre est la production d'un homme, destinée à entretenir d'autres hommes d'un quelconque aspect de la vie humaine.
Nu, il n'y a de bonheur que pour les corps libérés de leurs vêtements.
Sauver l'humanité ne dépend de rien d'autre que des actes des hommes et de la bonté de leurs coeurs.
L'Etat, lorsqu'il choisit les hommes qui le serviront, ne tient aucun compte de leurs opinions. S'ils veulent bien lui être fidèles et le servir, cela suffit.
L'amour et l'amitié ont de tout temps enfanté bien des prodiges, mais de nos jours, combien de maris qui sont redevables à leurs amis de la fécondité de leurs femmes !
Une société se meurt quand les hommes y oublient de se méfier de leurs frères.
Souvent même la crainte de la mort pénètre les humains d'une telle haine de la vie qu'ils se donnent volontairement la mort dans l'excès de leur détresse, oubliant que la source de leurs peines est cette crainte elle-même.
Les rats nous observent dans l'ombre de leurs égouts. Ils se lissent les moustaches de joie car ils n'ignorent pas que notre civilisation fermera bientôt son guichet.
Certains êtres féminins ont cette secrète propriété de pouvoir affirmer chacune de leurs laideurs avec tant de tact que celles-ci en deviennent des avantages.
La pudeur qu'on prête aux femmes pimente la moindre liberté de leurs gestes.
Puisse le Grand Esprit vous envoyer ses présents les mieux choisis. Puisse le Père soleil et la Mère lune vous éclairer de leurs plus doux rayons.
Vivre les mots au-delà de leur sens. Vivre les sens au-delà de leurs maux.
La faiblesse sied à une femme, elle le sait : elle sent qu'elle intéresse davantage en paraissant un être délicat. Voilà pourquoi nos femmes, quoique bien portantes, à grasseyer, à faire la malade, à se plaindre de leurs nerfs.
Ah ! Combien de testateurs regretteraient en mourant et leur vie et leurs biens, s'ils pouvaient voir après leur mort les figures de leurs héritiers.
Si tous les parents choisissaient les noms de leurs enfants avec soin, le monde en serait changé. Un nom, c'est la moitié de la personnalité.
Le passé, c'est le trésor des vieux. Ils y trouvent leurs souvenirs, le film de leurs luttes et de leurs erreurs.
De leurs ennemis les sages apprennent bien des choses.
Les Français sont jaloux de leurs maîtresses, et jamais de leurs femmes.
Que les fidèles éloignent de leurs coeurs la pensée de dire que le destin est quelque chose. Le Créateur, qui donne aux hommes la vie, s'en réserve à lui seul l'administration.
L'ordre règne dans les gènes pendant que les défenseurs des sciences cognitives s'efforcent de découvrir dans le cerveau l'ordinateur de leurs rêves.
Est-il permis de détester les gens à cause de leurs bonnes intentions ?
L'avenir est aux peuples qui resteront unis, qui ne se feront pas de guerres intestines et qui sauront s'assurer la liberté de leurs alliances.
Toutes les femmes libérées finissent quand même par vous parler de leurs rideaux et des couches de leur petit ange, un jour ou l'autre.
Le grand problème de la production capitaliste n'est plus de trouver des producteurs et de décupler leurs forces mais de découvrir des consommateurs, d'exciter leurs appétits et de leurs créer des besoins factices.
Il n'est de souvenir douloureux que des morts. Or ceux-ci se détruisent vite, et il ne reste plus autour de leurs tombes mêmes que la beauté de la nature, le silence, la pureté de l'air.
Il en faut pas en demander beaucoup à ceux qui sont fascinés par le lustre de leurs souliers.
Une foule de penseurs de troisième année, criant tous la même chose, se réchauffant tous les mains au feu de leurs propres préjugés, ne vous remercieront pas d'avoir souligné les contradictions de leurs croyances. L'homme est un animal grégaire, et [...] ► Lire la suite
Je considère les gens faibles, esclaves de leurs sens, comme indignes de ma haine; je me borne à mépriser leur manque de volonté.
On domine plus facilement les peuples en excitant leurs passions qu'en s'occupant de leurs intérêts.