Le surhomme ? Peut-être fabriquerons-nous un jour ce qui nous comprendra.
L'essence de l'Amérique - ce qui nous unit vraiment - n'est pas l'ethnicité, la nationalité ou la religion - c'est une idée - et quelle idée c'est : Que vous puissiez venir de circonstances humbles et faire de grandes choses.
Compter, toujours compter, les heures, les minutes, c'est ce qui nous perd.
Ce qui nous rassure du sommeil, c'est qu'on en sort, et qu'on en sort inchangé, puisqu'une interdiction bizarre nous empêche de rapporter avec nous l'exact résidu de nos songes.
Je crois beaucoup plus en ce qui nous échappe qu'en ce que nous croyons saisir.
Nous avons tous eu la lumière et l'obscurité à l'intérieur de nous. Ce qui compte, c'est le rôle que nous choisissons de jouer. C'est ce qui nous défini vraiment.
Nous avons peur de ce qui nous dépasse.
La musique dans son essence est ce qui nous donne des souvenirs.
Nous en étions donc arrivés à l'acceptation de notre mode de vie. Peut-être les psychiatres nous avaient-ils mis, sans le vouloir, en contact direct avec la divine providence car nous avions appris à considérer tout ce qui nous était donné comme un don du ciel, électrochocs inclus.
Le bonheur, on ne le trouve pas, on le fait. Le bonheur ne dépend pas de ce qui nous manque, mais de la façon dont nous nous servons de ce que nous possédons
Enfin, en ce qui nous concerne, nous les professionnels, je considère que l'on jongle un peu avec les libertés individuelles. Je suis profondément choqué par le fait que n'importe où, n'importe quand, on puisse nous faire ouvrir notre valise comme au temps de l'occupation.
Combien ce qui nous arrive est peu de chose, inutile, et pourtant intense.
La mort, c'est ce qui nous échappe. L'ultime bévue.
Ce qui nous arrive ne regarde que nous.
Si on nous enlevait tout ce qui nous fait mal, que resterait-il ?
Si on ne se mêlait que de ce qui nous regarde, il n'y aurait plus de conversation possible.
Quand nous savons ce qui nous attend, nous le supportons plus facilement.
Ce qui nous arrive sur terre se perd dans l'infini rayonnement de l'éternité.
C'est cela vivre, ça se résume à cela finalement, faire quelque chose de ce qui nous arrive, sinon on reste là au bord du chemin, comme une bête apeurée, et on n'a plus d'autre choix que de crever.
Ce qui nous empêche d'être bons observateurs, c'est que nous voulons ou croyons toujours être acteurs.
Qu'est-ce qui nous pousse à passer, comme un sinistre pendule, à chaque élection, de droite à gauche, et vice-versa ?
Écouter, débattre, proposer, voir ce qui fonctionne ou pas dans notre pays, chercher des réponses aux incertitudes. C'est ce qui nous permet d'avancer ensemble. C'est ce qui nous fait Nation !
Peut-être fabriquerons-nous un jour ce qui nous comprendra.
L'au-delà désormais, même pour les croyants, c'est d'abord la descendance. Est immortel également tout ce qui nous grandit: les amitiés nouées, les amours vécues, les passions partagées, les engagements pris avec d'autres, les bienfaits prodigués.
On exècre toujours ce dont on dépend, on abhorre toujours ce qui nous domine.
Ce qui nous immole nous immortalise.