C'était marrant, les premières bricoles en musique... Je ne connaissais tellement rien que ma première guitare, une Lucky 7, je l'ai branchée directement sur le secteur et elle a explosé. Je ne savais pas qu'il fallait un ampli.
Jouez à chaque jeu comme si c'était le dernier.
La première danse zouloue que j'ai pratiquée, c'était la danse baka. Les employés noirs municipaux qui dégageaient les ordures dans les camions avaient l'habitude de la danser. J'ai appris auprès d'eux.
Il lui fallut un bon quart d'heure pour se retrouver vraiment à proximité des flammes, et il resta là à les observer depuis le couvert. Ce frémissement, la conjugaison du blanc et du rouge... c'était un feu étrange parce qu'il prenait pour lui une signification différente.Il ne brûlait pas ; il réchauffait !
Ton père était un panier percé. C'était un de ces enfants aristocratiques qui s'étaient intégrés en France, mais qui avaient toujours peur d'être considérés comme des "métèques", des étrangers indésirables, au fond, seulement acceptés dans la mesure ou ils avaient - et dépensaient - de l'argent.
Il y a quelque chose dont j'étais fou, c'est le twin-set. Est-ce que ça existe encore ? J'aimerais beaucoup que le twin-set revienne. Je me rappelle des femmes en twin-set, avec un petit collier de perles. C'était chic.
De Gaulle, c'était un mythe ! S'il avait été communiste, j'aurais été coco sans hésitation. Et s'il m'avait demandé de mourir pour lui, je l'aurais fait sans hésiter.
Au début, j'ai appris les chansons zouloues phonétiquement, et je ne savais pas ce que je chantais. Comme j'étais doué pour l'imitation, les yeux fermés, personne ne pouvait deviner que c'était un Blanc qui chantait.
Franck Ribéry ? Il n'était ni galant, ni aimable, ni gentil. Je lui ai dit que c'était 1000€ mais il ne m'a laissé que 500. Je crois que tous les hommes paieraient pour le sexe s'ils le pouvaient.
Je ne suis pas une droguée, et mon mari non plus. Si c'était le cas, vous obtiendriez beaucoup moins de travail de ma part. Cela se verrait dans les performances et dans le travail.
Tout le monde baissait son froc devant l'église, c'était comme ça à l'époque. Aujourd'hui, tu m'diras les gens baissent leur froc mais pas devant les mêmes institutions, ça évolue quoi...
Dès qu'il parlait, c'était des tranchées, de barbelé, de veille, de macaroni, de barrage, de gaz, de tout ce cauchemar qu'il ne pouvait oublier.
Son visage était des plus mignons ; mais c'était toujours le même visage ; on eût dit qu'elle le tirait le matin d'un étui pour l'y remettre en se couchant, sans s'en être servi durant la journée.
Je n'oublierai jamais les jours qui précédèrent notre départ. C'était "l'été indien" et les feuilles d'un vert sans éclat se mettaient à flamber dans des tons orangés, rouges, jaunes et cramoisis.
La fusée descendait à travers l'espace. Elle venait des étoiles et des vertiges noirs, des scintillantes orbites et des silencieux golfes interstellaires. C'était une nouvelle machine; elle recelait du feu dans ses entrailles, et des hommes dans ses cellules métalliques. Elle laissait derrière elle un sillage ardent, net et silencieux.
J'étais très attaché à ma famille quand mon père est mort. J'avais 19 ans. J'étais sur le point d'aller vivre avec mon père juste avant qu'il meurt, donc c'était très intense.
Je n'ai jamais appris à lire ou à écrire de la musique. Je n'ai jamais voulu tromper avec des échelles. C'était ennuyeux, forcé. La musique que j'ai entendue était libre.
Il me fut cruel déjà de penser que les hommesÉtaient tous creux, serviles, jamais sincères,Mais c'était pire, moi confiante dans mon propre coeur,D'y découvrir aussi la même corruption.
Avec Nulle Part Ailleurs, j'éatais le conducteur du train, on m'a demandé de mettre des rails et le probléme c'était d'aller de plus en plus loin avec ces rails.
Quelqu'un m'a dit que je devrais mettre un caillou dans ma bouche pour soigner mon bégaiement. Bon, j'ai essayé, et pendant une scène j'ai avalé le caillou. C'était la fin de cela.
C'était vraiment un homme du dix-neuvième siècle qui n'a pas voulu douter du savoir souverain, de ce siècle qui a fait la sourde oreille aux avertissements de Schopenhauer et s'est plu tenacement à confondre science et sagesse.
C'était le milieu de l'automne.Dans les jardins publics, les avenues et les jardins, les feuilles se détachaient des arbres dans des couleurs flamboyantes. Nous passions des heures dehors, à contempler cette beauté qui ne reviendrait pas.
Mon père, quand j'avais 12 ans, m'a emmené à l'usine dans son bureau. Il m'a fait asseoir en face de lui et il m'a dit : "voilà, c''est là que tu finiras ta vie". C'était sinistre
Pendant un moment je voulais devenir peintre. Je pense que c'était parce que j'étais paresseux.
Le philistin social-démocrate a été récemment saisi d'une terreur salutaire en entendant prononcer le mot dictature du prolétariat. Eh bien, messieurs, voulez-vous savoir de quoi cette dictature à l'air ? Regardez la commune de Paris. C'était la dictature du prolétariat.
C'était mon effort, en dépeignant l'Occident, pour le dépeindre tel qu'il était.
Johnny, humainement, je le respectais, je l'aimais bien et je crois que c'était réciproque, mais je n'étais pas son ami comme pouvaient l'être Eddy Mitchell ou Jacques Dutronc, ses copains d'école, de bande, de bringue...
Je me suis toujours senti un peu seul et isolé des autres... J'ai beaucoup fait semblant quand j'étais enfant. C'était ma façon de gérer le fait que je ne me sentais pas à ma place.
La maille, je l'ai commencée par hasard, parce que je voulais à tout prix quelque chose de très petit. Et c'est vrai que l'on a tous quelque chose qui nous touche. Moi, c'était le tricot, pour la tendresse, la douceur.
Pour le résumer, on pouvait dire que c'était un illuminé qui dénichait dans la lecture des grands écrivains son propre génie.
C'était un vain profit que celui qui ne requérait ni art, ni amour, ni temps, industrie et patience : un tel profit était voué à se perdre sans utilité ; né d'un gâchis, en gâchis il retournerait.
C'était triste. Mais on a compris que les choses dépendent de notre volonté, qu'elles existent parce qu'on le veut bien, parce qu'on choisit à chaque seconde de ne pas les détruire. Elles existent si peu qu'on peut dire que rien n'existe.
- T'as tout gâché, tu veux pas qu'on tienne à toi. Si je sautais j'pourrais être morte en une seconde, tout est si fragile... C'était si beau nous deux. - J'avais la trouille ! - T'as toujours la trouille.
Mes parents ne l'avaient pas inventé, c'était une hiérarchie tout à fait commune et pratiquée par tous dans le même milieu que le nôtre : les filles servaient les garçons. (...) Servir mes frères que je trouvais complètement cancres alors que je m'éveillais à la vie, je trouvais cela très injuste.
C'était toujours à propos de l'histoire plutôt que du personnage.
C'était le point le plus bas de ma vie. J'ai juste continué à penser: «Qu'ai-je fait pour mériter ça? Je n'ai pas vu le but de la vie.
De Caunes-Garcia, c'était le top du top.
Avant, un vieux, c'était quelqu'un qui savait des choses sur la vie, et qu'on écoutait. Maintenant, un senior, au mieux - c'est-à-dire quand il est riche, bien sûr - c'est un acheteur potentiel de biens et services à la personne. Sinon, il est bon pour l'incinérateur.
On assistait là à une de ces séances plaisantes, comme on en voit aux veillées lorraines, où les filles et les garçons échangent des facéties et des bouts rimés. C'était une véritable séance de daïe, où François daïait la religieuse.
Je me suis toujours interdit de penser à l'avenir : s'il m'est arrivé de faire des projets, c'était par pure concession à quelques êtres et seul je savais quelles réserves j'y apportais en mon for intérieur.
J'ai reçu des coups. Et j'en ai donnés aussi. On s'est battu à coups de poings, à coups de bâtons, à coups de barres de fer. Dans les réunions (gaullistes face aux communistes, ndlr), c'était comme ça. Aujourd'hui, la politique est devenue une plaisanterie. C'est de la rigolade !
Et si c'était possible ?