Savoir voir nécessite savoir penser ce que l'on voit.
La conscience écologique vient d'une menace, non d'une espérance ; elle nous amène à repenser non seulement notre relation à la nature, mais notre histoire et notre civilisation.
Le métis doit être l'homme de demain. C'est l'homme qui peut fonder son identité directement sur la notion d'humanité.
Les sciences humaines ignorent l'humain biologique, en font une entité sans corps et sans vie.
La méthode veut appréhender la complexité, non la complétude, car nous sommes condamnés à l'incomplétude.
Ce n'est pas seulement notre ignorance, c'est notre connaissance qui nous aveugle.
La connaissance progresse en intégrant en elle l'incertitude, non en l'exorcisant.
Le propre de l'avenir c'est qu'il est inconnu et comporte sa part d'inattendu, de création et de destruction.
L'économie qui est la science sociale mathématiquement la plus avancée, est la science socialement la plus arriérée, car elle s'est abstraite des conditions sociales, historiques, politiques, psychologique, écologiques inséparables des activités économiqu
le renoncement au meilleur des mondes n'est pas le renoncement à un monde meilleur.
Les gens pensent souvent de manière binaire, dichotomique.
Les confinés créent des anticorps sociaux en s'échangeant des videos et images d'humour sur le confinement. Ainsi le confinement suscite une communauté par l'humour.
Vivre, c'est aller vers la mort en la combattant.
Tous les ans, au Festival de Cannes, les vedettes impalpables quittent la pellicule. Et s'offrent au regard des mortels.
La critique rate son but quand elle oublie l'aspect complexe, ou ambivalent ou équivoque des hommes et des choses.
L'amour mutuel de la mère et de l'enfant décide, en fin de compte, du nouveau statut de l'enfant, transcendant le parasitisme biologique en symbiose affective.
Problématiser est le premier apprentissage de liberté de l'esprit.
La vie est une chose fabuleuse, étonnante, incroyable, créatrice, que l'on trivialise et banalise en la réduisant en des jeux de molécules.
Et ce qu'il y a de très beau, c'est que les paroles d'amour sont suivies de silences d'amour.
L'amour est un risque terrible car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
Le virus (Coronavirus) nous rappelle à notre humanité et à notre condition d'êtres profondément sociaux, inséparables les uns des autres.
Dans le royaume de l'intellect, c'est l'inconscient qui se croit toute conscience.
Plus je lis sur le virus (Coronavirus), sur les stratégies de lutte, sur le confinement et ses conséquences à terme, plus je trouve la controverse, et plus je suis dans l'incertitude. Alors il faut supporter toniquement l'incertitude. L'incertitude contient en elle le danger et aussi l'espoir.
L'humanité a de multiples naissances, avant sapiens, avec sapiens, après sapiens, et peut-être promet une nouvelle naissance après nous.
Le sujet humain est égocentrique, dans le sens où il s'autoaffirme en se mettant au centre de son monde. Mais, dans son "je", il inclut un "toi" et un "nous", et il est capable d'inclure son "je" dans un "toi" et un "nous".
Ce serait terriblement triste s'il ne sort pas de cette mega-crise (Coronavirus) une pensée politique indiquant la nouvelle Voie.
L'intelligence, ce n'est pas seulement ce que mesurent les tests, c'est aussi ce qui leur échappe.
Continuons dans l'incertitude mais aussi la fraternité.
Le mot "élucider" devient dangereux si l'on croit que l'on peut faire en toutes choses toute la lumière.
Tout gain comporte perte, tout avantage inconvénient.
Le virus (Coronavirus) a non seulement éclairé crument l'interdépendance et la communauté de destin des peuples du monde, il la perturbe en y introduisant des nouveaux conflits.
L'avant garde qui préparait un autre futur est devenue l'arrière garde qui essaie de retarder la régression.
La science nous éclaire et nous aveugle.
L'excès de sagesse devient fou, la sagesse n'évite la folie qu'en se mêlant à la folie de la poésie et de l'amour.
Le génie surgit dans la brèche de l'incontrôlable, justement là où rode la folie.
Les sciences biologiques ignorent ce qui fait l'humanité de l'humanité, la culture, le langage, l'esprit, la conscience.
Être auteur, c'est assumer ses idées pour le meilleur et pour le pire.
Si l'on est convaincu de l' urgence comme de l'évidence, de changer de voie, alors, et alors seulement, se dessinera une voie. Et une espérance. On ne peut rien faire sans espoir, en se cantonnant dans la mélancolie, le dépit ou la résignation.
La vertu de la science qui l'empêche de sombrer dans le délire, c'est que sans arrêt des données nouvelles arrivent et l'aménent à modifier ses visions et ses idées.
Une société s'autoproduit sans cesse parce qu'elle s'autodétruit sans cesse.
La conscience des complexités suppose un esprit à la fois bienveillant et vigilant.
Je pense qu'avant de présenter la démocratie comme solution il faut la présenter comme problème.
Quelle tristesse de voir les nantis s'approprier le révolté que fut Albert Camus.
Le pourcentage de voleurs est le même dans toutes les communautés, même chez les gendarmes.
L'amour est la véritable religion de l'hypercomplexité.
C'est lors de la pleine lune que la lunarité du visage et la visagéité de la lune se marient de façon éphémère.
Plus la politique devient technique, plus la compétence démocratique régresse.
L'introduction dans les programmes scolaires d'une éducation à la compréhension d'autrui réduirait considérablement mauvais comportements et mauvaises actions.
"Le mot "con" mérite de considérer au préalable son caractère machiste : la sublime ouverture du sexe féminin est ravalée à un organe stupide. On ne dit pas : "c'est une pinnerie"...
Faut il plonger dans encore plus de chaos pour pouvoir espérer en sortir ?
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