Pour digérer le bonheur naturel comme l'artificiel, il faut d'abord avoir le courage de l'avaler.
Le mal se fait sans effort, naturellement, par fatalité ; le bien est toujours le produit d'un art.
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le parfums, les couleurs et les sons se répondent.
Vers le Ciel, où son oeil voit un trône splendide, Le Poète serein lève ses bras pieux, Et les vastes éclairs de son esprit lucide Lui dérobent l'aspect des peuples furieux
Celui-là seul est l'égal d'un autre, qui le prouve, et celui-là seul est digne de la liberté, qui sait la conquérir.
Les sanglots des martyrs et des suppliciés Sont une symphonie enivrante sans doute, Puisque, malgré le sang que leur volupté coûte, Les cieux ne s'en sont point encore rassasiés !
Il y a dans l'acte d'amour une grande ressemblance avec la torture ou avec une opération chirurgicale.
Bien qu'on ait du coeur à l'ouvrage. L'Art est long et le temps est court.
Sans mors, sans éperon, sans bride, partons à cheval sur le vin pour un ciel féerique et divin ! Nous fuirons sans repos ni trêve, vers le paradis de mes rêves !
Le poète est semblable au prince des nuées. Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
Garde tes songes ; Les sages n'en ont pas d'aussi beaux que les fous !
Les soleils couchants Revêtent les champs, Les canaux, la ville entière, D'hyacinthe et d'or.
Le dessin est une lutte entre la nature et l'artiste. Il ne s'agit pas pour lui de copier, mais d'interpréter.
Celui qui veut unir dans un accord mystique L'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour, Ne chauffera jamais son corps paralytique A ce rouge soleil que l'on nomme l'amour !
Le vin sait revêtir le plus sordide bouge D'un luxe miraculeux (...).
La Terre est un gâteau plein de douceur.
Le noir est l'uniforme de la démocratie.
L'artiste, le vrai artiste, le vrai poète, ne doit peindre que selon qu'il voit et qu'il sent. Il doit être réellement fidèle à sa propre nature.
Je t'aime d'autant plus, belle, que tu me fuis.
La poésie n'a pas d'autre but qu'elle-même.
Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille !
C'est par le malentendu universel que tout le monde s'accorde.
Ce qu'il y a d'enivrant dans le mauvais goût, c'est le plaisir aristocratique de déplaire.
Tuer le Temps qui a la vie si dure, et accélérer la Vie qui coule si lentement.
L'air est plein du frisson des choses qui s'enfuient.
C'est la mort qui console, hélas ! et qui fait vivre.
Rien n'égale en longueur les boiteuses journées, Quand sous les lourds flocons des neigeuses années L'ennui fruit de la morne incuriosité, Prend les proportions de l'immortalité.
Les vrais voyageurs sont ceux-là qui partent pour partir.
Les amoureux fervents et les savants austères Aiment également, dans leur mûre saison, Les chats puissants et doux, orgueil de la maison, Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.
La musique creuse le ciel.
La nature, en cuisine comme en amour, nous donne rarement le goût de ce qui nous est mauvais.
Tout amour fait toujours une mauvaise fin, d'autant plus mauvaise qu'il était plus divin
Le vin rend l'oeil plus clair et l'oreille plus fine !
Les rêves soulagent un moment la bête dévorante qui s'agite en nous.
L'homme aime tant l'homme que, quand il fuit la ville, c'est encore pour chercher la foule, c'est à dire pour refaire la ville à la campagne.
Il y a dans tout homme, à toute heure, deux postulations simultanées, l'une vers Dieu, l'autre vers Satan. L'invocation à Dieu, ou spiritualité, est un désir de monter en grade ; celle de Satan, ou animalité, est une joie de descendre.
L'orage rajeunit les fleurs.
Ce que la bouche s'accoutume à dire, le coeur s'accoutume à le croire.
La femme est naturelle, c'est-à-dire abominable.
Soyez béni, mon Dieu, qui donnez la souffrance comme un divin remède à nos impuretés !
Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe ? Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau !
C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent !
On ne peut oublier le temps qu'en s'en servant.
J'aime passionnément le mystère, parce que j'ai toujours l'espoir de le débrouiller.
La femme est l'être qui projette la plus grande ombre ou la plus grande lumière dans nos rêves.
La modernité, c'est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l'art, dont l'autre moitié est l'éternel et l'immuable. Il y a eu une modernité pour chaque peintre ancien.
Aimer les femmes intelligentes est un plaisir de pédéraste.
Horloge ! Dieu sinistre, effrayant, impassible, Dont le doigt nous menace et nous dit : "Souviens-toi" !
La bêtise est toujours la conservation de la beauté ; elle éloigne les rides.
♥ 100364
♥ 48828
♥ 38353
♥ 31625
♥ 29068
♥ 21636
♥ 21076
♥ 14140
♥ 11559
♥ 10950
♥ 9798
♥ 9743
♥ 9573
♥ 8268
♥ 7614
♥ 7247
♥ 6778
♥ 6328
♥ 6116
♥ 5689
♥ 4951
♥ 4760
♥ 4595
♥ 4560
♥ 4421
♥ 3708
♥ 2921
♥ 2090
♥ 2062
♥ 1732
♥ 1728
♥ 1675
♥ 1589
♥ 1512
♥ 1499
♥ 1490
♥ 13576
♥ 10608
♥ 6358
♥ 6074
♥ 5050
♥ 4202
♥ 4196
♥ 4120
♥ 3798
♥ 3750
♥ 3587
♥ 3562
Vous souhaitez en savoir plus sur la vie de Charles Baudelaire, il suffit de lire sa biographie grâce à notre partenaire JeSuisMort.com, spécialiste des célébrités disparues et 1er cimetière virtuel du Web.