Refuser la liberté d'objection, au nom de la liberté est une pitrerie ou un sophisme ridicule.
L'idée vous vient-elle de vous séparer d'un livre, qu'il vous fiche mauvaise conscience !
L'orthographe participe de la vie sociale.
Le public qui aime les livres est restreint, mais ferme dans ses choix, et courageux dans ses curiosités.
La télévision peut être un impitoyable neuroleptique et un puissant somnifère.
Les mots en ont toujours un pour rire.
Quand on est convenablement payé de ses efforts, il n'y a nul héroïsme à ne pas palper boni, bénefs et bakchichs.
Si un écrivain est couronné, encensé, il considère que c'est la juste contrepartie de son talent, s'il est ignoré de la critique, dédaigné par le public, il en tient l'attachée de presse pour principale responsable.
L'époque d' "Apostrophe" était plus insouciante. Il y avait moins de chômeurs, moins de problèmes d'immigration.
Une bibliothèque est fondée sur le double-registre : "j'ai lu et aimé - je relirai", "j'ai appris - j'aurai besoin", "j'ai annoté et souligné - je profiterai du travail déjà fait".
Le journaliste ne travaille pas continuellement dans l'exceptionnel : il doit avoir la modestie de se frotter au tout venant de l'actualité en espérant que les occasions de s'enthousiasmer seront plus nombreuses que celles de râler.
Malheureusement, à vouloir être partout, le zappeur n'est plus nulle part. Il sonde, saute, A la durée, il préfère le va-et-vient ; à la fidélité, le vagabondage ; à la connaissance, les flashes.
Il n'est pas impossible que la prolifération des automobiles entraîne un accroissement de la lecture.
A la télévision, tout mot doit être utile.
La quantité de livres est inversement proportionnelle à leur qualité.
La consultation du dictionnaire reste une promenade délicieuse.
Il faut se garder de considérer un livre moins important que son auteur.
À l'époque, on se réunissait le soir pour regarder « Le Grand Échiquier » ou « Apostrophes ». Aujourd'hui, on file dans sa chambre ou devant son ordinateur.
Tout Français appartient, officiellement ou de coeur et d'esprit, à une minorité qui se désole de ne pas avoir accès au petit écran.
Rien ne surpasse l'écrit dans son commentaire sur l'écrit, mais toute maladroite, toute superficielle qu'elle est, la parole ne constitue-t-elle pas l'accès le plus commode et le plus efficace au texte ?
De valeur absolue, l'orthographe est devenue une valeur aléatoire, ornementale, facultative.
Il en est de la culture à la télévision comme des habitants des villes : rejetée à la périphérie.
Il y a antinomie entre les lignes hertziennes et les lignes du poète : comment la télévision, qui est lumière, éclat, mise en scène, évidence, peut-elle faire exprimer le secret d'une parole, l'écart d'une sensibilité, le risque du cri ou du chuchotement
Depuis toujours, surtout en France où l'on a couronné Voltaire, enterré Hugo comme un roi, canonisé Proust et enrôlé Gide, Camus, Malraux, Sartre et Mauriac comme directeurs de conscience, le respect admiratif pour l'écrivain est resté vivace.
J'ai beaucoup appris avec " Apostrophes". C'était une façon pour moi de continuer mes études.
Entre auteurs et lecteurs, il y a souvent plus que des affinités : des complicités, des fringales.
N'ayant pas fait d'études supérieures, je considérais que, grâce à mon émission, je pouvais m'instruire.
Il n'y a plus d'auteurs au théâtre ; s'il y en avait, cela se saurait, ils seraient publiés.
Commercialement, la culture est pénalisante.
Je connais peu d'humiliations qui résistent à un nom sur une liste de best-sellers.
A la télévision, on ne peut être autrement que ce qu'on est profondément.
Dieu est-il gaucher ou droitier ?
«Soumission» est un roman rare parce qu'il introduit du farfelu dans l'esprit de sérieux, ce qui est plus anglo-saxon que français
Gai et savoir. Deux mots qui me font plaisir.
Si un plateau devenait thématique, il serait plus intéressant.
L'humour de Wolinski et Cabu faisait des merveilles dans "Apostrophes".
Il n'y a pas un jour où je n'ouvre pas un dictionnaire
La télévision n'est plus un moment de rassemblement.
Montebourger: dire le contraire de son chef.
Les tweets sont des télégrammes décachetés.
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