Aimer, c'est servir un autre que soi-même et en faire un maître.
Pour les empêcher de s'éloigner, de se perdre dans la brousse, la lionne, toute la journée, s'amuse avec les lionceaux.
On est toujours plus sincère quand on prend à témoin plusieurs au lieu d'un seul Dieu.
On ne discute pas avec un visionnaire.
A la longue, de toute manière, ce qui est secret est connu par tout le monde.
Les peuples n'ont pas le temps de tourner, de soupeser, de comparer, les actes d'un président.
Le chef authentique véhicule à travers les ordres qu'il donne, la sève vitale qui vivifie son pays.
Dans le combat entre les volées de mouches et le troupeau d'éléphants, ce ne sont pas les gros qui toujours l'emportent.
On ne vous prendra jamais comme grand guérisseur de lèpre si votre mère est couverte de pustules.
Partout dans le monde une femme ne doit pas quitter le lit de son mari même si le mari injurie, frappe et menace la femme. Elle a toujours tort. C'est ça qu'on appelle les droits de la femme.
Il n'y a pas de marche qui un jour, ne finit pas.
Il n'y a pas d'oiseau qui chante toute une journée sans s'arrêter.
La vérité n'est très souvent qu'une seconde manière de redire un mensonge.
C'est comme ça dans les guerres tribales : les gens abandonnent les villages où vivent les hommes pour se réfugier dans la forêt où vivent les bêtes sauvages. Les bêtes sauvages, ça vit mieux que les hommes.
Dieu a entendu mes prières, il a entendu nos prières. Et aujourd'hui, 19 chansons, le public le mérite bien.
Même riche, le chien ne cesse pas de manger ses excréments.
Gardons nos chers pays exempts d'erreurs irréversibles qui nous conduiraient à l'avenir à désirer ces mêmes oiseaux et arbres.
Dans un bief, il ne peut exister qu'un hippopotame mâle.
Il y a les peuples grands par le nombre de leurs habitants comme les Chinois, les peuples grands par les moyens techniques de leur armée comme les Américains, les peuples grands par leur culture et leur histoire comme les Français.
On n'apprend pas l'eau, ni la nage au jeune caïman.
On ne tire pas sur les pintades qu'on a dans son filet.
Le destin ne surprend jamais ceux de la race des biens nés. Sur leur chemin, ce ne sont pas sur les cailloux de la déveine qu'ils buttent, mais sur ceux de l'avantageuse chance.
Certains ne sont pas plus portés à la grande mystique que les hyènes ne le sont à la grande ablution.
Allah fait ce qu'il veut ; il n'est pas obligé d'accéder à toutes les prières des pauvres humains. Les mânes font ce qu'ils veulent ; ils ne sont pas obligés d'accéder à toutes les chiaderies des prieurs.
On ne reçoit pas dans sa maison avec les chiens de garde en laisse dans sa cour.
Tant qu'il y aura la guerre, pas de disque.
Les voleurs de basse-cour le savent et le disent : Quand on réussit un coup mirifique avec un second, on ne jouit pleinement du fruit de la rapine qu'après avoir éliminé ce second.
C'est souvent en y mettant trop de condiments qu'on finit par gâter les meilleures sauces.
D'un insuffisant bosquet peut sortir une liane suffisante pour nous attacher.
Quel croyant juge-t-il les volontés des divinités avant d'exécuter leurs paroles ?
Le chef consulte les conseillers qu'il a nommés et n'est pas tenu de suivre leur avis.
Il n'y a pas de crête sans vent.
J'avais dit que politiki mangni (La politique n'est pas bonne), j'avais dit que multipartisme n'est pas tribalisme; j'avais dit : Armée française, allez-vous-en ! et déclaré : attention guerre civile ! Aujourd'hui, je vous dis : ôtez-vous du chemin de ces gens.
Lors de mes visites en Amérique, j'ai découvert que le vieux dicton marxiste, "De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins", était probablement plus en vigueur en Amérique - ce saint des saints du capitalisme - que dans tout autre pays. dans le monde.
Ce que j'ai subi, ce que les Ivoiriens ont subi est également très dur. On ne connaissait pas les coups d'Etat, on les a eus. On ne connaissait pas la guerre, on l'a eue. Alors aux gros maux, j'ai employé de gros mots.
L'éléphant ne se décompose pas en un jour.