La caverne sexuelle est devenue la fosse visqueuse de l'enfer.
La jouissance est le but de la vie, et la seule chose utile au monde.
La sexualité ne constitue pas l'élément le plus important du comportement, mais le froid, la faim, et la honte née de la pauvreté sont plus susceptibles d'affecter la psychologie.
Plus que la sexualité ou les aberrations infantiles, c'est l'atavisme qui est à l'origine de la plupart des conceptions qui guident l'individu.
La masturbation est la sexualité du désespoir.
L'idée du suicide est une liberté, la tentative de suicide une soupape, et la pulsion qui mène au suicide un acte incontrolable précedé d'un choix sans cesse reporté.
La pensée primitive de l'être humain n'est pas l'envie de procréation, mais la recherche de la satisfaction, de la jouissance individuelle, l'auto-érotisme.
La jouissance passe par l'image : voilà la grande mutation.
L'humanité est devenue assez étrangère à elle-même pour réussir à vivre sa propre destruction comme une jouissance esthétique de premier ordre.
La tragédie stimule le sens du ridicule, car le ridicule est une attitude de défi : il faut rire de notre impuissance face aux forces de la nature.
Contrairement à ce qu'on a voulu faire croire, la différence sexuelle est peu de choses au regard de la différence sociale et la mère chômeuse avec deux enfants n'a pas les mêmes priorités.
La mésentente sexuelle d'un couple n'est jamais anodine.
Le fossé des générations existe, pas tellement parce que nous voulons qu'il en soit ainsi mais parce que nous savons rarement le combler.
Puis, sa double vie affective et intellectuelle avait réellement débuté dans ces amas d'épluchures, où des chiens - probablement crevés, aujourd'hui - s'étaient étonnés, naguères, de le voir picorer sa subsistance.
J'attends que la sexualité se démocratise afin que chacun puisse révéler sa vraie nature sans en souffrir socialement.
Je voudrais mettre en garde les journaux à scandale. Ma vie sexuelle n'intéresse personne. Même pas ma femme.
Un sybarite du mensonge ne trouve de jouissance dans son art qu'autant qu'il exerce sur des incrédules endurcis.
Il y a des femmes qui passent leur vie à rembourrer le fossé où leur vertu comptait choir, et qui, furieuses de rester sur le bord à attendre qu'on les pousse, jettent des pierres aux femmes qui passent.
Qu'importe l'éternité de la damnation à qui a trouvé dans une seconde l'infini de la jouissance ?
La sexualité existe après la mort, mais nous ne pouvons pas la ressentir.
Les gourmands font leur fosse avec leurs dents.
L'amour, c'est le mot employé pour désigner à la fois la flamme sexuelle de la jeunesse, la routine de la quarantaine et la dépendance mutuelle du troisième âge.
Le caractère normal de la vie sexuelle est assuré par la conjonction vers l'objet et le but sexuel de deux courants, celui de la tendresse et celui de la sensualité.
Puisque presque tout le monde se masturbe, ceci vous explique que certains tombent dans les maladies extrêmes que personne d'autre ne présente. C'est cette espèce de paradoxe étiologique que vous allez retrouver, jusqu'au fond du XIXe ou du XXe siècle, à propos de la sexualité et des anomalies sexuelles.
Tel qui creuse un fossé pour autrui, y tombe... lui-même.
Au fond, c'est une jouissance que d'attendre l'épouvante.
La plus grande pulsion n'est pas la libido mais le besoin de sécurité.
Les livres de théâtre scellent la mort de la jouissance que procurent le spectacle.
Ils crachent, il cancanent, ils bafouillent, rabougris, chauves, édentés, baveux, sourdingues. C'est le bout de la vie, le bout du rouleau de la misère. Ca sent l'urine, ça sent le sapin, la fosse commune, le Dieu gourmand qui guette les âmes.
Misères et splendeurs du préservatif, voilà l'histoire sexuelle de la seconde moitié du XXème siècle.
La jouissance du bonheur amoindrira toujours le bonheur.