Tout comme il y a deux versions à chaque histoire, il y a deux versions à chaque personne. Une version que nous révélons au monde et l'autre que nous gardons cachée... Une dualité gouvernée par l'équilibre de la lumière et de l'obscurité. Chacun de nous a la capacité d'accomplir le bien et le mal mais ceux qui sont capables de brouiller la ligne de division morale détiennent le vrai pouvoir.
Cette citation d'Emily Thorne affirme qu'il existe deux aspects fondamentaux chez chaque individu et dans chaque récit. Une version de soi est publique, celle que l'on montre délibérément aux autres. L'autre est secrète, gardée à l'abri des regards. Elle lie cette dualité à l'équilibre universel de la lumière et de l'obscurité, signifiant que chacun a en soi le potentiel pour le bien comme pour le mal. Enfin, elle suggère que la vraie puissance appartient à ceux qui peuvent consciemment transgresser la frontière morale entre ces deux pôles.
La dualité de la personne symbolise le conflit intérieur constant entre nos désirs nobles et nos pulsions sombres (le Surmoi et le Ça en psychologie). La "lumière" représente l'honnêteté, la vertu et l'apparence sociale acceptable, tandis que l'"obscurité" symbolise la vengeance, la manipulation, les secrets et les actions inavouables. La réplique va au-delà d'une simple observation en postulant que l'équilibre ou la maîtrise de cette dualité est la source d'un pouvoir exceptionnel. Celui qui "brouille la ligne de division morale" ne se contente pas de l'équilibre, mais utilise activement les deux faces pour atteindre ses objectifs, incarnant ainsi la figure de l'anti-héros ou du personnage ambigu.
Cette idée de dualité est très présente dans notre quotidien, bien que moins dramatique :
La morale principale est la suivante : Ne vous fiez jamais aux apparences. Chaque personne, même la plus innocente ou la plus vertueuse en apparence, possède une part d'ombre et une capacité à faire le mal. Le véritable enseignement est qu'il faut reconnaître sa propre dualité. Ce n'est qu'en acceptant et en comprenant votre propre "obscurité" que vous pourrez la contrôler, et potentiellement, comme le suggère la réplique, en tirer une forme de force ou de pouvoir.
Cette réplique est prononcée par le personnage d'Emily Thorne (jouée par Emily VanCamp) dans la série télévisée américaine Revenge.
Cette citation sert souvent de voix off introductive au début d'un épisode de la série Revenge. Elle établit le ton et le thème central du drame. Emily Thorne, sous son identité d'emprunt, planifie une vengeance complexe et méticuleuse contre la famille Grayson qui a détruit son père. Elle prononce cette phrase pour justifier la façade de femme riche et charmante qu'elle présente au monde, masquant la froide et calculatrice justicière qu'elle est en réalité, ainsi que l'extrême dualité nécessaire à sa quête.
La réplique est l'essence même d'Emily Thorne/Amanda Clarke. Son existence entière est basée sur cette dualité. Elle est à la fois :
Elle est le parfait exemple de l'individu qui brouille la ligne morale pour détenir le pouvoir, utilisant l'apparence du bien pour commettre le mal (justifié à ses yeux).
Le thème principal de Revenge est la vengeance, qui est par nature une action qui plonge son auteur dans l'obscurité, même si elle est motivée par une injustice initiale. La série explore constamment :
Cette citation résonne car elle valide une intuition commune sur la nature humaine : que personne n'est complètement honnête ou transparent. Elle a un impact sombre et puissant car elle légitime le fait d'embrasser son côté sombre pour obtenir ce que l'on veut, ce qui est une idée séduisante mais dangereuse. Culturellement, elle s'inscrit dans la lignée des œuvres qui mettent en scène des anti-héros charismatiques et moralement ambigus, populaires à notre époque, car ils reflètent une vision plus nuancée et moins manichéenne du monde.