Notre avenir dépend non de la science politique mais d'une politique de la science.
Toute science a la voracité destructrice d'un rite obsessionnel.
La démocratie s'accommode du communautarisme, des phénomènes sectaires. La République non.
Le marché pénalise les minorités pauvres, alors que la démocratie pénalise les minorités riches.
La démocratie se construit comme un édifice, liberté par liberté, droit par droit, jusqu'à atteindre son point de rupture.
Bayrou est le seul homme politique à m'avoir assuré que la Sainte Vierge lui était apparue et lui avait prédit qu'il serait Président de la République.
Les grammairiens avaient tellement découpé le temps qu'ils avaient mis un futur antérieur, un passé dans le futur.
L'attitude pornographique est fondée sur le postulat que les amants ignorent la lassitude et que la psychologie n'existe pas.
Que le passé d'un homme est étroit et cours, à côté du vaste présent des peuples et de leur immense avenir !
C'est l'ensemble de la vie individuelle que l'on devrait nommer "destin" et non pas ce futur tangible qui, d'une heure sur l'autre, remet tout en question, fait de nous une épave ou un héros.
Tout est écrit dans les sons. Le passé, le présent et le futur de l'homme. Un homme qui ne sait pas entendre ne peut écouter les conseils que la vie nous prodigue à chaque instant. Seul celui qui écoute le bruit du présent peut prendre la décision juste.
La science progresse le mieux lorsque les observations nous obligent à modifier nos idées préconçues.
La politique et la théologie sont les deux seules grandes questions.
Profite pleinement de cette période d'épanouissement où tout te sera pardonner, où ta mauvaise humeur et tes caprices seront acceptés par le futur papa.
La science est indéfinissable. La vérité est inaccessible. Mais elles partagent, au moins, cette capacité à générer cet état d'être si essentiel et élégant que le poète Fernando Pessoa nomme l'« intranquilité ».
La démocratie est le pire des régimes, à l'exception de tous les autres.
La science est un acquêt de l'homme.
Oui l'islam politique est un ennemi mortel pour la République, oui il faut combattre toute forme de communautarisme.
La sagesse de la philosophie est soumise à la théologie.
La raison pour laquelle je ne peux pas suivre la vieille philosophie oeil pour oeil, c'est qu'elle finit par rendre tout le monde aveugle.
Toute certitude est par essence contradictoire avec la philosophie de la recherche.
En politique toute faute est un crime.
Evidemment, la science nous a appris à pasteuriser le fromage. Mais quid de la bombe à hydrogène ?
Nous devons être intraitables avec ce que le président de la République a qualifié de séparatisme et lutter de toutes nos forces contre l'islamisme politique qui attaque la République.
Les gens comme nous, qui croient en la physique, savent que la distinction entre passé, présent et futur n'est qu'une illusion obstinément persistante.
La philosophie est une bonne science qui nous amène à beaucoup réfléchir, à toujours chercher et à jamais s'arrêter.
Pompidou me l'a dit : "Jeune homme, vous avez des qualités et un bel avenir devant vous. Mais votre façon de parler est un handicap. Certains de vos collègues suivent des cours de diction..." Je lui ai répondu : "Monsieur le Premier ministre, vous pouvez tout me demander, mais ça, jamais !"
La théologie chrétienne n'a jamais encore accepté de prendre en compte le problème de la souffrance animale.
Les grandes idées ont besoin de silence, de douceur, elles ont besoin qu'on les mette en confiance : il y a un côté réfugié politique dans une bonne idée de roman.
Les maths peuvent être définies comme la science dans laquelle on ne sait jamais de quoi l'on parle ni si ce que l'on dit est vrai.
Parfois la démocratie doit être baignée dans le sang.