Un livre nous déplaît partout où il nous ressemble.
Un livre est grand par la grandeur du désespoir dont il procède, par toute cette nuit qui pèse sur lui et le retient longtemps de naître.
La vie est comme un grand livre : si on oublie les pages qu'on tourne, on arrive à la fin sans rien avoir compris !
Il y a certainement plus de richesse en un seul livre que dans tout le butin rapporté par les pirates de l'Île au Trésor.
Derrière chaque livre il y a un homme.
La gamme complète des arguments exposés dans ce livre est assez radicale, complexe et magnifique. Intercourse est le premier livre que j'ai lu par un auteur, masculin ou féminin, qui affiche une défiance qui soit profondément subversive au sens sacré - extraterrestre.
Qu'un auteur ait quelque chose à dire, et qu'il le dise sincèrement, ne suffit pas à justifier la naissance d'une oeuvre dramatique : ce qui la justifie, c'est que le public ait quelque chose à entendre.
Il y a les livres que j'aime et ceux que j'admire ; je peux admirer un livre sans l'aimer.
Je pense que tous les cinéastes passent par un livre occulté, refoulé : le cinéaste se tient après le livre, l'écrivain avant.
Un bonheur passionné ressemble à l'angoisse.
L'amitié ne s'apprend pas dans un livre : C'est l'instinct qui nous la fait découvrir.
La politique est supposé être la seconde plus ancienne profession. J'ai réalisé qu'elle ressemble beaucoup à la première.
Je me suis habitué à la mort : un pianiste est un homme déguisé en croque-mort, avec en face de lui, constamment, son piano qui ressemble à un corbillard.
Aussi longtemps que tu vivras et que tu auras un souffle en toi, ne te livre à personne.
Il semble prudent de remercier un auteur pour son livre avant de le lire. Cela évite d'avoir à mentir.
Le plus bel hommage que nous puissions rendre à un auteur n'est pas de rester attachés à la lecture de ses pages, mais plutôt de cesser inconsciemment de lire, de reposer le livre, de le méditer et de voir au-delà de ses intentions avec des yeux neufs.
L'art de vivre ressemble plus à un match de lutte qu'à un ballet.
Le romancier est, de tous les hommes, celui qui ressemble le plus à Dieu : il est le singe de Dieu.
Même pour son bien, je ne veux obliger personne à me considérer comme son auteur favori.
Celui qui se livre à des méditations claires trouve rapidement la joie dans tout ce qui est bon. Il voit que les richesses et la beauté sont impermanentes et que la sagesse est le plus précieux des joyaux.
A propos d'un pet très long, vraiment très long et, disons la vérité, mélodieux, que je lâche au réveil, je me suis souvenu de Michel de Montaigne. Cet auteur rapporte que saint Augustin fut un fameux pétomane qui réussissait à jouer des partitions entières.
Pourquoi un corbeau ressemble t-il à un bureau ?
Le désir sexuel est une faim de l'autre, et ressemble par bien des côtés à une pulsion cannibalesque.
Mieux vaudrait apprendre à faire l'amour correctement que de s'abrutir sur un livre d'histoire.
On revient de sa jeunesse comme d'un pays étranger. Le poème, le livre est la relation du voyage.
J'ai envie d'écrire et bien plus encore de dire vraiment ce que j'ai sur le coeur une bonne fois pour toutes à propos d'un tas de choses. Le papier a plus de patience que les gens.
C'est totalement dingue de se dire qu'on livre toutes nos informations personnelles à ces entreprises, et que ces entreprises sont devenues pour l'essentiel une police secrète privatisée.
Rien ne ressemble plus à un innocent qu'un coupable qui ne risque rien.
Ah ! La volupté d'abattre du travail comme on abat des arbres, de s'attaquer à une montagne de papier comme on escalade le Mont Blanc pour donner, peu à peu, au bureau l'aspect du Sahara.
Le meilleur soldat est celui qui ressemble à une pierre. Sans sortir la lame du fourreau, il réussit à prouver que personne ne pourra le vaincre.
Le livre vaut-il le glaive, la discussion vaut-elle l'action ?