On m'appelle Garance.
On appelle cultivé un esprit dans lequel on a semé l'esprit des autres.
On appelle animaux domestiques ceux qui se font servir par les hommes.
Les livres que le monde appelle immoraux sont des livres qui montrent au monde sa propre honte.
Cette force que l'on appelle le rêve ; reflet dans le miroir des symboles du vrai visage de son moi.
On appelle faiblesse les fautes des femmes qui ont une bonne réputation. Elles s'appellent scandales pour les autres.
Les sages sont ceux qui ont compris que de ce que le commun des êtres appelle la vie il n'y a rien à tirer que froid et tristesse et qui sont partis, avec leur pensée, en quête d'autre chose qui est au-delà du froid et du chaud, du rire et des larmes.
Ce souci est au coeur de l'Introduction à l'Origine de la géométrie, texte que j'avais choisi de traduire en particulier parce que Husserl y bute sur l'écriture. J'avais alors insisté sur le statut de la chose écrite dans l'histoire de [...] â–º Lire la suite
Ce que l'on appelle échec n'est pas la chute, mais le fait de rester à terre.
On appelle les comédiens des cabots, parce qu'ils se sauvent quand on les siffle.
Ce qu'on appelle la vie est simplement un chaos d'existences qui se désagrège à chaque instant.
Pour cacher les désordres, on ouvre des comptes spéciaux ; on les appelle des comptes d'ordre.
Le racisme, la haine, le ressentiment, « le désir légitime de vengeance » ne peuvent alimenter une guerre de libération. Ces éclairs dans la conscience qui jettent le corps dans des chemins tumultueux, qui le lancent dans un onirisme quasi [...] â–º Lire la suite
La mode même et les pays règlent ce que l'on appelle beauté.
Ce qu'on appelle raison de vivre est en même temps une excellente raison de mourir.
Les livres que le monde appelle immoraux sont ceux qui lui montrent sa propre ignominie.
Quand un homme désire tuer un tigre, il appelle cela sport ; quand un tigre désire le tuer, il appelle cela férocité.
Ce que l'on appelle échec n'est pas la chute, mais le fait de rester par terre.
L'homme a gagné patiemment sur sa sauvagerie naturelle grâce à ce qu'on appelle la civilisation qui lui permet de se conduire de façon raisonnable en société.
On appelle "bonheur" un concours de circonstances qui permette la joie. Mais on appelle joie cet état de l'être qui n'a besoin de rien pour se sentir heureux.
Les esprits forts savent-ils qu'on les appelle ainsi par ironie ?
Quand on vous appelle « dame », c'est affreux. C'est comme si on n'attendait plus rien de vous, comme si vous aviez déjà donné le meilleur de vous-même.
L'esclave ne souffre plus. C'est ce qu'on appelle l'évolution d'une civilisation.
La désobéissance civile est une forme de responsabilité et appelle à davantage de responsabilités.
Croire à ses propres mensonges, c'est cela qu'on appelle la sincérité.
On appelle bonnes moeurs les moeurs habituelles. Mauvaises moeurs, celles auxquelles on n'est point accoutumé.
Le savoir sans le savoir, c'est ce qu'on appelle l'instinct.
On appelle cercle de famille un endroit où l'enfant est encerclé.
Les êtres cachés et fuyants oublient de fuir quand le poète les appelle par leur vrai nom.
Parmi les causes de ce qu'on appelle habituellement le « malaise » des esprits, l'une des plus caractéristiques me semble être l'évacuation progressive de la substance de l'Etat. L'Etat se dépolitise. Non au sens de la « politique politicienne », plus présente que jamais. Mais au sens du politique. De l'essence du politique.
Ce qu'on appelle "marxisme" en France est un article tout à fait spécial.