Celui qui sait beaucoup dort peu.
On meurt deux fois. La première fois quand on cesse de respirer, et la seconde, un peu plus tard, quand quelqu'un dit votre nom pour la dernière fois.
Comme on mets peu de temps à s'habituer aux miracles.
Lui et moi, nous faisons partie du peuple accablé par la sourde terreur de ne pas comprendre le monde et ce qui s'y passe.
Une fille sage connaît ses limites, une fille intelligente sait qu'elle n'en a pas.
Et le courage c'est un peu comme un muscle, il lui faut du temps pour se refroidir.
Il faut feuilleter tous les livres et n'en lire qu'un ou deux.
Les sentiments les plus merveilleux sont ceux qui nous agitent un peu confusément : la pudeur, l'amour chaste, l'amitié vertueuse, sont pleines de secrets.
Le concept de roman total m'intéresse, le roman qui explique tout un monde.
Le public ne sait pas que derrière les paillettes et le maquillage se cachent parfois des batteries d'anxiolytiques, des hospitalisations discrètes, des ulcères et des crises, des errances... des malaises cardiaques avant cinquante ans.
Les dents ont beau rire, le coeur sait la blessure qu'il porte.
Il est toujours agréable d'obtenir de bons commentaires, et un peu d'encouragement peut faire aller très loin.
A quoi arrive-t-on, si l'on arrive : pour le peu de temps qu'on y passera.
Il faut passer par beaucoup de choses pour se connaître. Et encore ! Chaque expérience vous amène à une nouvelle frontière de vous-mêmes. Par-delà la barrière, qui sait ce qu'on trouvera.
L'histoire c'est la passion des fils qui voudraient comprendre les pères.
Un savant est un homme qui sait beaucoup de choses qu'il faudrait connaître mieux que lui pour savoir s'il n'est pas un âne.
Quand on ne sait pas régler sa conduite, comment pourrait-on régler celle des autres?
Je sais que c'est difficile à lire quand j'écris des blagues, ça a l'air sincère et quand j'écris pour de vrai, on croit que je blague.
Est-ce qu'à vivre ensemble, on n'en vient pas à ne plus cerner le merveilleux dans l'amour ? Pour garantir leur amour, peut-être deux amants ne devraient-ils jamais se marier - ni cohabiter, qui sait ?
Pour la première fois, nous nous apercevons que notre langue manque de mots pour exprimer cette insulte : la démolition d'un homme.
Il est si peu d'enfants à égaler leurs pères ; pour tant qui peuvent moins, combien peu peuvent plus !
Quiconque ne passe pas un bon moment à San Francisco est à peu près mort pour moi.
Il faut toujours se préparer au lendemain car on ne sait jamais à quoi s'attendre.
Tout homme qui est un peu spécialiste est, dans le sens strict du mot, un idiot.
Nous sommes si peu capables d'effort pour comprendre les autres.
Le concept de guerre n'apparaît pas proprement avec l'attaque, car celle-ci n'a pas tant pour objectif absolu le combat que la prise de possession de quelque chose. Ce concept apparaît d'abord avec la défense, car celle-ci a pour objectif direct le combat, parer et combattre n'étant évidemment qu'une seule et même chose.
Les partisans de M. Mitterrand ont attaché son nom au concept de génération. Mon ambition serait d'attacher le mien à celui de régénération.
Il y a peu de femmes, qui, après avoir été idolâtrées, soutiennent l'épreuve du mariage.
Ce pays n'est pas le pays du fromage, ce pays est comme un fromage. Un gros camembert qui pue, avec plein d'asticots grouillants à l'intérieur. Des p'tits asticots blancs bien collabos. Heureusement pour le reste de la planète ce fromage [...] ► Lire la suite
Je me suis toujours senti un peu seul et isolé des autres... J'ai beaucoup fait semblant quand j'étais enfant. C'était ma façon de gérer le fait que je ne me sentais pas à ma place.
Il y a on ne sait quelle aurore dans une vieillesse épanouie.