L'homme, par le fait d'être homme, d'avoir conscience, est déjà, par rapport à l'âne ou au crabe, un animal malade. La conscience est une maladie.
La pensée n'est qu'un rêve du toucher, un attouchement mort, une vie grise et faible.
Le niveau de la masse dépend de la conscience de l'individu.
Et je lui souris. Pas le sourire standard de l'hypermarché ; le sourire que son fils m'a rendu, ce sourire qui chasse les peurs, les remords et les drames, qui réenchante le monde et détourne le malheur vers les méchants et les tristes. Mon sourire de fée.
La conscience est une poltronne qui, quand elle n'a pas eu assez de force pour prévenir une faute, a rarement assez de justice pour punir le coupable en l'accusant.
La pensée d'une femme court toujours en avant de ses actes.
La mort est la maladie des bien portants et des malades. Quand on n'est pas malade, on est encore quelqu'un qui doit mourir.
Le remords est le poison de la vie.
La pensée nous console de tous et guérit tout. Si parfois elle vous fait du mal, demandez-lui le remède à ce mal et elle vous le donnera.
Une bonne cuisine est l'engrais d'une conscience pure.
La pensée véritable et authentique est semblable à une graine ; elle est semée dans la terre fertile du cerveau. Pour qu'il y ait germination, il faut une culture, des engrais intellectuels et l'irrigation par la morale.
J'étais déterminé, les certitudes sont venues plus tard, quand j'ai pris conscience que j'avais certaines prédispositions.
Nul penseur n'a pu empêcher que des disciples dégradent sa pensée et que des adversaires la défigurent.
La conscience n'est qu'un mot à l'usage des lâches, inventé tout d'abord pour tenir les forts en respect.
Votre vie n'est pas à vous, elle n'est pas votre bien, et celui qui vit dans l'instant comment pourrait-il déchiffrer la langue épineuse du temps ? La vie, la mort, la maladie sont de grands fauves, d'intrépides joueuses qui lancent leurs dés sans hésiter.
Laissez votre adversaire livrer le fond de sa pensée : en général, il vaut largement le dessus.
Sur les chemins de la vie, la conscience est un encombrement bien plus important qu'une femme ou une calèche.
Il faut avoir une religion et ne pas croire aux prêtres ; comme il faut avoir du régime et ne pas croire aux médecins.
La religion n'est pas affaire de croyance mais un instrument d'unification, un ciment spirituel impliquant une morale du bien et du mal.
Dans toutes les armées, c'est l'unité de volonté et de pensée qui assure la victoire sur les ennemis.
Les propagandes politiques et publicitaires qui s'emparent brutalement des esprits sont bien plus fortes que les patients efforts de la pensée réfléchie.
Dieu est une maladie dont on se croit guéri parce que plus personne n'en meurt et dont on est surpris, de temps en temps, de constater qu'elle est toujours là.
Vous savez qu'on peut être hanté par le remords toute sa vie, non pas pour avoir choisi l'erreur, dont au moins on peut se repentir, mais pour s'être trouvé dans l'impossibilité de se prouver à soi-même qu'on n'aurait pas choisi l'erreur.
J'ai toujours un espoir parce que je crois en l'homme. C'est peut-être stupide. La voie de l'homme est d'accomplir l'humanité, de prendre conscience de soi-même.
Garde l'amour dans ton coeur. Une vie sans amour est comme un jardin sans soleil quand les fleurs sont mortes. La conscience d'aimer et d'être aimé apporte à la vie une chaleur et une richesse que rien d'autre ne peut apporter.
Tout le monde devrait considérer son corps comme un don inestimable de la part de l'Un, celui qui aime par-dessus tout, c'est une merveille artistique, d'une indescriptible beauté, et d'un mystère au-delà de toute conception humaine, si délicat qu'un simple mot, un souffle, un regard, que dis-je, une pensée peut lui nuire.
La vie, c'était cela: le doute lancinant, le tourment, le remords qui empêche de dormir ou qui vous réveille en sursaut. La vie c'est aussi l'image souriante et douce jusqu'aux larmes.
Une femme ne doit pas trop aimer Dieu, se dit-il, car si elle l'aime plus que son mari, elle s'érige en conscience de l'homme, et le harcèle.
C'est à trop voir les êtres sous leur vraie lumière qu'un jour ou l'autre nous prend l'envie de les larguer. La lucidité est un exil construit, une porte de secours, le vestiaire de l'intelligence. C'en est aussi une maladie qui nous mène à la solitude.
Il faut agir en homme de pensée et penser en homme d'action.
L'amour sans respect n'est pas l'amour. En prendre conscience et le fuir ne constitue ni un échec, ni même une défaite, mais une grande très grande victoire.