L'éternité, ça doit être drôlement long.
Tant que la justice n'a pas tranché, cette folle du logis qu'est l'imagination doit rester dans son coin.
On doit se ranger du côté des opprimés en toute circonstance, même quand ils ont tort, sans pourtant perdre de vue qu'ils sont pétris de la même boue que leurs oppresseurs.
Dans une éternité et un infini qui sont fermés à jamais aux êtres dans le temps, Dieu est le nom le plus commode pour le néant et pour le tout.
Un bon soldat ne doit penser qu'à trois choses : 1 au roi ; 2 à Dieu ; 3 à rien.
Il y a deux vérités qu'il ne faut jamais séparer en ce monde : la première est que la souveraineté réside dans le peuple, la seconde est que le peuple ne doit jamais l'exercer.
La moitié du monde, bientôt jouera pour l'autre moitié le rôle de garde-chiourme.
Chacun est responsable de la planète et doit la protéger à son échelle.
On doit laisser parler les jeunes gens ; pendant ce temps ils vieillissent.
Un sonnet sans défaut vaut seul un long poème.
Le lien à l'enfant demeure symbole maternel, alors même qu'il devient moyen et manière d'être père.
Le temps passé doit revenir.
Mieux vaut limiter les ordres, mais tout ordre donné doit être scrupuleusement respecté.
Le poil est une trace, un marqueur, un symbole. De notre passé d'homme des cavernes, de notre bestialité, de notre virilité, il nous rappelle que la virilité va de pair avec la violence, que l'homme est un prédateur sexuel, un conquérant.
La prose doit être un vers qui ne va pas à la ligne.
Une vraie femme sait qu'elle doit être dominée.
Toute classe qui aspire à la domination doit conquérir d'abord le pouvoir politique pour représenter à son tour son intérêt propre comme étant l'intérêt général.
L'histoire du travail est souvent une fresque de la misère ; elle est aussi un long roman d'amour et de joie.
Les musées. Des prisons où les oeuvres d'art sont incarcérées pour l'éternité. Leur gloire et leur conservation sont assurées, mais leur carrière est terminée.
L'éternité de l'enfance est une éternité brève, mais il ne le sait pas encore ; le paysage défile.
Tout ce qui vit doit mourir, Passant par la nature à l'éternité.
Celui qui offre son dos ne doit pas se plaindre des coups qu'il endure.
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales.
Un homme doit être assez grand pour admettre ses erreurs, assez intelligent pour apprendre de celles-ci et assez fort pour les corriger.
Notre plus grande gloire n'est point de tomber, mais de savoir nous relever chaque fois que nous tombons.
Il y a de la gloire à faire un présent, il y en a souvent davantage à le refuser.
Qui n'a pas rêvé, à un moment donné, d'effacer la vie ? L'embêtant c'est que la vie, il faut la vivre à la file. Ça commence et, à partir de là, ça tire du long jusqu'à la fin. On ne peut pas choisir.
Il n'y a donc pour la femme, créature temporairement, provisoirement inférieure, que deux aspects, deux modalités essentielles dont il est indispensable que l'Infini s'accommode : la Béatitude ou la Volupté. Entre les deux, il n'y a que l'Honnête Femme, c'est-à-dire la femelle du Bourgeois, réprouvé absolu qu'aucun holocauste ne rédime.
Tout au long de cet été, Charlie publie quelques-unes des « fatwas » de Charb. Ces textes, réunis en deux tomes parus en 2009 et 2014, sont autant de coups de gueule qui brocardent toutes les modes et les tendances les plus insupportables de notre époque.
Notre ridicule défaut national est de n'avoir pas de plus grand ennemi de nos succès et de notre gloire que nous-mêmes.
Je préfère avoir connu, une seule bouffée du parfum de ses cheveux, un seul baiser de ses lèvres, une seule caresse de sa main... que toute une éternité sans elle, un seul instant.