L'éternité, ça doit être drôlement long.
Tant que la justice n'a pas tranché, cette folle du logis qu'est l'imagination doit rester dans son coin.
Notre ridicule défaut national est de n'avoir pas de plus grand ennemi de nos succès et de notre gloire que nous-mêmes.
Mieux vaut limiter les ordres, mais tout ordre donné doit être scrupuleusement respecté.
La prose doit être un vers qui ne va pas à la ligne.
Le temps passé doit revenir.
Il n'y a donc pour la femme, créature temporairement, provisoirement inférieure, que deux aspects, deux modalités essentielles dont il est indispensable que l'Infini s'accommode : la Béatitude ou la Volupté. Entre les deux, il n'y a que l'Honnête Femme, c'est-à-dire la femelle du Bourgeois, réprouvé absolu qu'aucun holocauste ne rédime.
Tout ce qui vit doit mourir, Passant par la nature à l'éternité.
Les musées. Des prisons où les oeuvres d'art sont incarcérées pour l'éternité. Leur gloire et leur conservation sont assurées, mais leur carrière est terminée.
Un sonnet sans défaut vaut seul un long poème.
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales.
Qui n'a pas rêvé, à un moment donné, d'effacer la vie ? L'embêtant c'est que la vie, il faut la vivre à la file. Ça commence et, à partir de là, ça tire du long jusqu'à la fin. On ne peut pas choisir.
Je préfère avoir connu, une seule bouffée du parfum de ses cheveux, un seul baiser de ses lèvres, une seule caresse de sa main... que toute une éternité sans elle, un seul instant.
Notre plus grande gloire n'est point de tomber, mais de savoir nous relever chaque fois que nous tombons.
Le poil est une trace, un marqueur, un symbole. De notre passé d'homme des cavernes, de notre bestialité, de notre virilité, il nous rappelle que la virilité va de pair avec la violence, que l'homme est un prédateur sexuel, un conquérant.
Celui qui offre son dos ne doit pas se plaindre des coups qu'il endure.
On doit laisser parler les jeunes gens ; pendant ce temps ils vieillissent.
L'histoire du travail est souvent une fresque de la misère ; elle est aussi un long roman d'amour et de joie.
L'éternité de l'enfance est une éternité brève, mais il ne le sait pas encore ; le paysage défile.
Le lien à l'enfant demeure symbole maternel, alors même qu'il devient moyen et manière d'être père.
On doit se ranger du côté des opprimés en toute circonstance, même quand ils ont tort, sans pourtant perdre de vue qu'ils sont pétris de la même boue que leurs oppresseurs.
Un bon soldat ne doit penser qu'à trois choses : 1 au roi ; 2 à Dieu ; 3 à rien.
Il y a deux vérités qu'il ne faut jamais séparer en ce monde : la première est que la souveraineté réside dans le peuple, la seconde est que le peuple ne doit jamais l'exercer.
Chacun est responsable de la planète et doit la protéger à son échelle.
La moitié du monde, bientôt jouera pour l'autre moitié le rôle de garde-chiourme.
Il y a de la gloire à faire un présent, il y en a souvent davantage à le refuser.
Dans une éternité et un infini qui sont fermés à jamais aux êtres dans le temps, Dieu est le nom le plus commode pour le néant et pour le tout.
Tout au long de cet été, Charlie publie quelques-unes des « fatwas » de Charb. Ces textes, réunis en deux tomes parus en 2009 et 2014, sont autant de coups de gueule qui brocardent toutes les modes et les tendances les plus insupportables de notre époque.
Un homme doit être assez grand pour admettre ses erreurs, assez intelligent pour apprendre de celles-ci et assez fort pour les corriger.
Une vraie femme sait qu'elle doit être dominée.
Toute classe qui aspire à la domination doit conquérir d'abord le pouvoir politique pour représenter à son tour son intérêt propre comme étant l'intérêt général.