"Dieu est mort." - Nietzsche "Nietzsche est mort." - Dieu
On peut oublier Dieu pendant le bonheur, mais lorsque le bonheur fait place à l'infortune, c'est toujours à Dieu qu'il faut revenir.
La Débauche et la Mort sont deux aimables filles, Prodigues de baisers et riches de santé, Dont le flanc toujours vierge et drapé de guenilles Sous l'éternel labeur n'a jamais enfanté.
J'ai travaillé à mon travail,J'ai dormi à mon sommeil,Je suis mort à ma mort,Et maintenant je peux m'en aller.
La mort est quelque chose d'inévitable. Lorsqu'un homme a fait ce qu'il considère comme son devoir envers son peuple et son pays, il peut reposer en paix. Je crois avoir fait cet effort et c'est pourquoi je dormirai pour l'éternité.
Jeune, on pense à la mort sans l'attendre ; vieux, on l'attend sans y penser.
Il faudra beaucoup d'indulgence à Dieu pour pardonner aux hommes d'avoir imaginé l'enfer.
Il est impossible de rencontrer Dieu sans abandon, sans vous exposer, sans être cru.
La mort fait l'importance de la vie.
Quand on prend tout d'un coeur léger,Il paraît qu'on vit sans danger,Que la mort longtemps nous évite,Mais j'ai voulu croire au bonheur,Et j'ai pris tant de chos's à coeur,Que mon coeur a battu trop vite.
L'homme qui se croit Dieu tue le dieu qu'il porte en lui. L'homme qui ne pense plus aussi loin que Dieu tue la création qu'il porte en lui. L'homme qui ne se soucie plus de sa divinité ferme la porte à sa félicité.
La suprême sagesse en face de Dieu, c'est de prendre une feuille blanche, de signer son nom en bas, puis de la présenter à Dieu pour qu'il y écrive ce qu'il veut.
Peut-être quand nous mourrons, peut-être la mort seule nous donnera la clef et la suite et la fin de cette aventure manquée.
Quand celui qui jeûne boit ou mange par mégarde, qu'il poursuive son jeûne. C'est Dieu qui l'a nourri et qui lui a donné à boire.
On croit en Dieu parce qu'on a été conditionné à croire en Dieu.
La différence entre les partisans de la peine de mort et ses adversaires réside dans le fait que les premiers s'identifient d'instinct aux victimes, et les seconds aux assassins.
Plus la nuit est sombre, plus les étoiles sont brillantes, Plus le chagrin est profond, plus Dieu est proche !
La vieillesse est la vaseline de la crédulité. Quand la mort frappe à sa porte, le scepticisme saute par la fenêtre.
Seul ce que nous avons définitivement abandonné à Dieu peut être véritablement nôtre.
Nous humains sommes assez imbus en prétendant que Dieu nous a créés selon son image, certains individus pensent même être un cadeau du ciel. Comme ils se trompent ! Ceux-là ne sont pas issus de la main de Dieu, mais de son trou du cul.
Peut-être que Dieu n'eût pas souffert le péché, s'il ne faisait ses délices de notre repentir.
Ce qui est effrayant dans la mort de l'être cher, ce n'est pas sa mort, c'est comment on en est consolé.
Le patriotisme a au moins ceci de bien : le héros ne sait jamais qu'il est mort pour rien.
Cette émulation à inventer des routes plus légitimes vers une mort qu'on l'on a dans sa poche depuis l'âge de raison.
La vie nous console de mourir, et la mort de vivre.
La mort est une loterie méprisable, ordinaire, illogique, même sur le champ de bataille.
La recommandation d'un mort est bien peu de chose auprès des vivants.
Ne t'es-tu jamais dit qu'il vaudrait mieux t'inventer qu'inventer Dieu ?
Le monde est bien fait : Dieu croit aux cons et les cons croient en Dieu !
Dans l'univers du révolté, la mort exalte l'injustice. Elle est le suprême abus.
Si j'étais immortel, j'inventerais la mort pour avoir du plaisir à vivre.