Un mariage devrait pouvoir être dissous dès que pour l'une des parties il devient cruauté.
Il n'est pas au pouvoir de notre volonté de ne pas souhaiter d'être heureux.
Nous, hommes, nous ne conduisons pas notre destinée : tout pouvoir sur nous est laissé aux mauvais esprits ; et leur malveillance travaille à notre ruine.
L'oraison mène à tout, à condition de pouvoir en sortir indemne.
La vertu de la science qui l'empêche de sombrer dans le délire, c'est que sans arrêt des données nouvelles arrivent et l'aménent à modifier ses visions et ses idées.
A quoi bon tant désirerMais sans pouvoir ? Avoir voulu parlerMais sans phrases pour dire ? Avoir regretMais seul, et sans qu'un autre ait pu comprendre ?
Le mariage est sacré. Qui accomplit la totalité des obligations que le mariage lui impose et espère, n'attend jamais en vain.
Rien n'est plus agréable que de prendre une décision héroïque et, pour des raisons indépendantes de notre volonté, de ne pas pouvoir la mettre à exécution.
La vertu n'est pas l'absence de vice ni la fuite devant le danger moral.
Quand nulle bête n'a d'autre choix que vivre son instinct, chaque être humain reçoit la faculté de choisir ; et c'est ce qui le distingue à l'intérieur du règne animal, et c'est ce qu'on nomme intelligence.
Mon plus grand regret en matière de style est de ne pas pouvoir rentrer dans les vêtements des mannequins.
La vertu a bien des prédicateurs et peu de martyrs.
L'homme n'a pas besoin d'être trompé pour porter la vertu jusqu'à l'héroïsme.
Le mariage est un sac où l'on trouve quatre-vingt-dix-neuf vipères et une anguille.
La vertu reste le plus coûteux des vices, il faut qu'elle le reste.
Le sens de l'histoire d'un art est opposé à celui de l'Histoire tout court. Par son caractère personnel, l'histoire d'un art est une vengeance de l'homme sur l'impersonnalité de l'Histoire de l'humanité.
C'est celui qui n'a jamais exercé qui trouve que le pouvoir n'est pas plaisant.
Le pouvoir masque la réalité du quotidien. On ne voit plus la vie comme un simple citoyen, car on est dans un « rôle », celui que vous octroie généreusement la République.
Au fond de la plus noire douleur j'ai surtout souffert de trouver des limites à ma faculté de l'exprimer.
On aimerait tant pouvoir inventer le dragon qui fera de nous des princes charmants.
Ce que les gens ont besoin de comprendre, c'est s'ils mangent des animaux, ils favorisent la cruauté envers les animaux.
Ce n'est pas la volonté qui est la faculté première de l'homme, mais l'imagination.
Divorcer simplement parce que vous n'aimez pas un homme est presque aussi idiot que de vous marier simplement parce que vous l'aimez.
À mes yeux, la vertu n'est pas photogénique.
Tout le pouvoir est au sexe qui porte la barbe.
Le désir est une vertu déshabillée.
Même centenaire, la vengeance garde ses dents de lait.
Lorsqu'on a la prétention, comme moi, d'entraîner les gens dans l'imaginaire, il faut pouvoir les ramener dans le réel, ensuite... et sans dommage !
L'obscurité sait doter les plus petites et les plus ordinaires d'entre les créatures humaines d'un pouvoir poétique.
La vengeance du mari cocu, faire manger à l'épouse infidèle le coeur de son amant.
La liberté, c'est la faculté de choisir ses contraintes.