Au terme de sa longue marche, le contemplatif pourra dire, en regardant le chemin parcouru : dès le premier regard, dès le premier pas, Dieu était là, et je ne le savais pas.
Dieu est l'astre qui fuit et qu'il faut suivre sans jamais pouvoir s'arrêter.
On pleure infiniment plus en son coeur que dans les yeux ou sur les joues. Les larmes du dedans rongent. Les autres, paraît-il, soulagent plutôt qu'elles ne rongent.
Si nous faisons oeil pour oeil et dent pour dent, nous serons une nation aveugle et édentée.
Aux yeux du penseur tragique, toute logique - dès lors qu'elle ne se limite pas à la non-affirmation - est toujours et déjà d'ordre paranoïaque : il n'y a pas de « délire d'interprétation » qui tienne, puisque toute interprétation est délire.
Amour de la nuit, brasier sans lumière, amour qui espère, l'espoir qu'on attend, tu avais dans les yeux un bouquet de prière : je t'ai dis demain j'ai pensé je mens.
Souviens toi de cette nuit, c'est la promesse de l'infini. C'est une promesse qui vient récompenser le courage de ceux qui ont affrontés seuls tant d'années. C'est la preuve de la confiance entre deux êtres qui est le fondement même [...] ► Lire la suite
Vous avez appris qu'il a été dit : Oeil pour oeil, dent pour dent. Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lui l'autre aussi.
- J'ai la vue qui baisse.- T'as qu'à relever la tête !
Tant que j'ai les yeux ouverts je vais éclairer les malheureux.