La poésie, c'est tout ce qu'il y a d'intime dans tout.
Tout journal intime est celui d'un homme de trop.
Une connaissance intime doit précéder une véritable amitié.
La musique est infiniment plus grande et plus riche que ce que notre société veut qu'elle soit : elle n'est pas seulement belle, émouvante, envoûtante, réconfortante ou passionnée, même si, à l'occasion, elle peut être tout cela. La musique est une partie essentielle de la dimension physique de l'esprit humain.
Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie n'est pas finie.Elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche.
La musique m'aide à ne pas désespérer. Elle m'a rassuré, a fait sortir mes monstres. Elle m'a sauvé de tout.
La musique dans son essence est ce qui nous donne des souvenirs.
La responsabilité est la conséquence intime de la liberté. Aussi le monde est ce que nous le faisons.
Car la vie, j'en suis convaincu, est faite de poésie. La poésie n'est pas étrangère à la vie.
La peinture remonte des coups de pinceau comme un poème naît des mots. Le sens vient plus tard.
Le but de la musique devrait n'être que la gloire de Dieu et le délassement des âmes. Si l'on ne tient pas compte de cela, il ne s'agit plus de musique mais de nasillements et beuglements diaboliques.
Un jour viendra peut-être - qui sait si ce n'est pas aujourd'hui ? - où la science reprendra sa place normale : source de sagesse et non de puissance, à l'égal de la musique et de la poésie.
Je veux que ma musique éveille les fantômes qui sont en moi. Pas les démons.
L'absence est une ride du souvenir. C'est la douceur d'une caresse, un petit poème oublié sur la table.
Je pense en français et mes soliloques intérieurs sont depuis longtemps de langue française. Lorsqu'il m'arrive de me parler en patois, j'ai toujours l'impression bizarre, non d'utiliser une langue étrangère, mais d'entendre une partie obscure de moi-même, trop intime et périmée, oubliée jusqu'à l'étrangeté.
Nous vivons dans un monde moderne, et dans la musique contemporaine, le fait central est la contamination. Pas la contamination de la maladie mais la contamination des styles musicaux. Si vous trouvez cela en moi, c'est bien.
Le poème enseigne, il est moral et il sert s'il est bon poème.
Le théâtre c'est la poésie qui sort du livre pour descendre dans la rue.
La passion de la musique est en elle-même un aveu. Nous en savons plus long sur un inconnu qui s'y adonne que sur quelqu'un qui y est insensible et que nous approchons tous les jours.
La musique a ce pouvoir magique : elle accompagne nos vibrations émotionnelles, particulièrement exacerbées à l'âge où les sentiments nous surprennent. Le temps aidant, tout cela se calme.
J'aime tout types de musiques. Jazz, classique, blues, rock, hip-hop. J'écris souvent des scripts pour des instrumentaux comme un artiste hip-hop. La musique m'inspire pour écrire. C'est soit de la musique, soit complètement silencieux. Parfois, un son distant vous alimente. À New York, il y a toujours un bourdonnement sous vous.
La poésie est aux sentiments ce que la philosophie est aux pensées.
La poésie mène au théâtre quand elle cesse d'être lyrique.
La musique fait danser les consciences.
La poésie est la mathématique du langage et de l'existence, le roman en est la physique.
C'est la province spéciale de la musique d'émouvoir le coeur.
Le poème est une grappe d'images.
La poésie est mémoire, mémoire de l'intensité perdue.
Expérience sans mesure, inexpiable, la poésie ne comble pas mais au contraire approfondit toujours le manque et le tourment qui la suscitent.
Ah ! La jeunesse, l'immortelle poésie du coeur !
La musique est un formidable langage qui, lui, peut circuler sans être traduit.