La poésie est aux sentiments ce que la philosophie est aux pensées.
Les temps difficiles suscitent un désir instinctif d'authenticité.
Un gentleman est celui qui ne fait jamais de mal aux sentiments de qui que ce soit.
La philosophie est à l'étude du monde réel ce que l'onanisme est à l'amour sexuel.
On n'échappe au désir que pour être repris par le désir.
Le matin, nous nous éveillons avec le désir que ce soit déjà le soir, et nous nous endormons le soir en espérant ne plus nous réveiller.
Les caresses sont aussi nécessaires à la vie des sentiments que les feuilles le sont aux arbres. Sans elles, l'amour meurt par la racine.
Il est pourtant des choses du temps jadis qui te manquent, même si tu n'as aucun désir de voir revenir ces jours anciens.
La pitié peut nous purger de l'hostilité et susciter des sentiments d'identification aux personnages, mais elle peut aussi être un réconfort réconfortant qui nous fait croire que nous avons compris, et qu'en faisant pitié, nous avons même fait quelque chose pour redresser un tort.
Dans un monde bâti sur des sacro-saintes certitudes, le roman est mort.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
La poésie est l'héroïne de la philosophie. La philosophie élève la poésie au rang de principe. Elle nous apprend à connaître la valeur de la poésie. La philosophie est la théorie de la poésie. Elle nous montre ce qu'est la poésie, qu'elle est un et tout.
Les clous, les sociétés, les sentiments peuvent se rouiller à la longue. Pas ma mère. Elle était un arbre, cerclé dans une cour de prison, mais que le moindre souffle de printemps pouvait faire bourgeonner et fleurir avec luxuriance.
La totalité est en moi cette exubérance : elle n'est qu'une aspiration vide, un désir malheureux de se consumer sans autre raison que le désir même - qu'elle est tout entière - de brûler. C'est en cela qu'elle est l'envie [...] â–º Lire la suite
La poésie en dit long et c'est vite fait. La prose ne va pas très loin et prend du temps.
La beauté potentielle de la vie humaine est constamment aggravée par le chant toujours récurrent de représailles de l'homme.
Le roman est l'apprentissage de la liberté de penser.
Dans ses éléments en effet la philosophie nous enseigne que ni vous ni moi ne sommes la vérité complète, et nous engage ainsi à une grande modestie l'un envers l'autre.
C'est cela le théâtre : c'est le désir de tous les autres.
Au fond, tout le mystère de la poésie est d'être attentif au monde.
Les femmes sont sans cesse tourmentées du désir d'apprendre ce qu'elles s'obstinent à ignorer.
Le désir de toucher le monde par des mots a quelque chose à voir avec la puissance d'une nation.
Le commerce est l'art d'abuser du besoin ou du désir que quelqu'un a de quelque chose.
L'éloquence est la poésie de la prose.
Il ne sert à rien d'éprouver les plus beaux sentiments si l'on ne parvient pas à les communiquer.
A l'origine n'est pas le mot, mais la phrase, une modulation. Ecoutez le chant des oiseaux !
Les yeux sont l'organe du désir dont la forme sainte est l'Espérance.
La poésie cesse à l'idée. Toute idée la tue.
La conscience collective est l'ensemble des croyances et des sentiments communs à la moyenne des membres d'une société.
Un trop grand désir de connaissance est une faute ; et une seule faute peut engendrer tous les vices.
Si on ne désire plus, c'est le désir qu'il faut soigner. Chercher l'amour en vous, pas chez les autres. Vous le leur apporterez après.