Tout est dit, et l'on vient trop tard depuis plus de sept mille ans qu'il y a des hommes et qui pensent.
Nous ne percevons, pratiquement, que par le passé, le présent pur étant l'insaisissable progrès du passé rongeant l'avenir.
Les grammairiens avaient tellement découpé le temps qu'ils avaient mis un futur antérieur, un passé dans le futur.
Une bonne journée est celle où le passé s'est tenu à peu près tranquille.
De temps en temps, il faut savoir se montrer courageux et sauter du haut de la falaise.
Les enfants n'ont ni passé ni avenir et, ce qui ne nous arrive guère, ils jouissent du présent.
Il n'est jamais plus tard que minuit.
Baromètre. Instrument ingénieux qui indique la sorte de temps que nous sommes en train de subir.
Le temps manque pour tout.
Le mariage est une cérémonie où un anneau est passé au doigt de l'épouse et un autre au nez de l'époux.
En tuant le temps on blesse l'éternité.
On oublie le prix qu'on a payé une chose ; on oublie le temps pendant lequel on l'a impatiemment attendue ; mais on se souvient des services qu'elle vous a rendus ou refusés. Car le prix ne se paie qu'une [...] â–º Lire la suite
Un homme de lettres, c'est un homme qui a passé son baccalauréat ès-lettres. Et encore !...
Le premier amour est éternel, le temps ne passe pas, c'est le principe amoureux.
Notre destinée n'est pas un phénomène présent à nos regards ; elle embrasse un passé qui nous est invisible, un avenir qui l'est également.
La vraie voie passe sur une corde tendue non dans l'espace, mais à ras du sol. Elle semble plutôt destinée à faire trébucher qu'à être parcourue.
A 15 ans, on veut plaire ; à 20 ans, on doit plaire ; à 40 ans, on peut plaire ; mais ce n'est qu'à 30 ans qu'on sait plaire.
Oui, la mort nous prend beaucoup mais elle nous donne aussi. Elle nous apprend ce qui est réellement important, par exemple : donner en retour après avoir passé sa vie à recevoir, courir après quelque chose qu'on aurait jamais dû laisser partir ou revenir sur ce qui a fait ce que nous sommes devenus.
Qui se lève tôt, Dieu lui vient en aide.
On écrit suivant l'inspiration.Tout vient sous la plume par accident.
On ne peut pas et on ne doit pas tenter d'effacer le passé simplement parce qu'il ne répond pas aux exigences du présent.
Le temps est souvent beaucoup plus intelligent que les donneurs de conseils.
Depuis cinquante ans on nous emmerde avec l'identité, c'est l'expression à la mode. On dirait qu'on a été pris en otages par une bande de psychologues, de psychiatres ou de psychopathes. Quel que soit ce que vous faites, c'est une question d'identité.
Les hommes entrent dans la vie et en sortent comme la navette passe et repasse sur le métier à tisser.
Le temps de la prime jeunesse, un âge rêveur, exalté, durant lequel on poétise la femme, on divinise sa chair inaccessible, on vit dans une attente farouche du miracle amoureux.
Tu as vingt ans. Si tu m'aimes, tu m'ôtes vingt ans ; si tu ne m'aimes pas, tu me les ajoutes.
J'ai été videur pendant dix ans à New York.
On perd son temps à cultiver les mots.
L'homme de ce temps a le coeur dur et la tripe sensible.
Vous n'avez pas le temps de réfléchir là-haut. Si vous pensez, vous êtes mort.
Trente ans plus tard, je me disais qu'il fallait que je reste svelte pour ne pas passer au gaz.