Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.
Il faut mener un homme, tout homme, jusqu'à lui-même et lui apprendre à se construire.
Le mot entre partout, mais il lui est parfois difficile de ressortir.
L'intelligence est bien peu de chose, si elle n'est pas secondée par un bon jugement, par un caractère d'acier.
L'amitié avec soi-même est très importante, car sans elle on ne peut pas être ami avec quelqu'un d'autre dans le monde.
On rencontre souvent sa destinée par les chemins qu'on a pris pour l'éviter.
Appris une curieuse monstruosité. Il y a des femmes qui se font endormir pour échapper aux douleurs de l'enfantement. Cela me rappelle la grande dame du XVIIIe siècle, qui se soûla pour mourir. Mais cette nouveauté est peut-être plus démoniaque.
Je sais qui elle est. Et si elle traverse le pire en ce moment, je veux être avec elle. Elle me rend plus heureux que n'importe qui d'autre. Et si je peux la rendre heureuse, C'est tout ce que je souhaite. C'est tout ce que je souhaite pour le reste de ma vie.
Lorsque quelqu'un te fait du mal ou dit du mal de toi, souviens-toi qu'il pense avoir raison d'agir ou de parler ainsi. Il ne lui est donc pas possible de suivre ta façon de juger, mais il suit la sienne.
Oui, l'amour est "extase", mais extase non pas dans le sens d'un moment d'ivresse, mais extase comme chemin, comme exode permanent allant du je enfermé sur lui-même vers sa libération dans le don de soi, et précisément ainsi vers la découverte de soi-même, plus encore vers la découverte de Dieu.
Mais l'amitié ne connaît pas de vertus. Elle ignore la charité, la reconnaissance, le pardon, la bonté. Elle n'a pas conscience de ses bienfaits et de ses mérites. Elle est pure. Elle sait compatir sans bassesse, aider sans perfidie et [...] â–º Lire la suite
En vérité, quel homme, à condition qu'il réfléchisse un peu, ne se dira pas, lorsqu'il approche d'une femme, qu'il met le doigt dans un engrenage de malheurs, ou tout au moins un engrenage de risques, et qu'il provoque le destin ?
Abstenez-vous de raconter à votre femme les infamies que vous ont faites les précédentes. Ce n'est pas la peine de lui donner des idées.
L'imagination d'une dame est très rapide ; elle saute de l'admiration à l'amour, de l'amour au mariage en un instant.
Le talent ne suffit pas, il faut lui annexer le temps et l'argent.
Ne te moque pas des malheureux, Yattou, car le malheur est contagieux.
La société a besoin de transgresseurs. Elle établit des lois pour qu'elles soient dépassées. Si tout un chacun respecte les règles en vigueur et se plie aux normes, c'est toute la société qui se retrouve "normale" et qui stagne.
O tout ce que je ne dis pas Ce que je ne dis à personne Le malheur c'est que cela sonne Et cogne obstinément en moi.
La pitié peut nous purger de l'hostilité et susciter des sentiments d'identification aux personnages, mais elle peut aussi être un réconfort réconfortant qui nous fait croire que nous avons compris, et qu'en faisant pitié, nous avons même fait quelque chose pour redresser un tort.
Chacun a des mots qu'il ne lui est pas permis de prononcer, des vérités, des échecs qu'il refuse d'admettre ; sortez de votre rôle, dites des choses qui ne sont pas dans votre texte, et le monde vous rejette, vous méprise.
Qui me trompe une fois, honte à lui ; qui me trompe deux fois, honte à moi.
La familiarité irrite chez un supérieur, parce qu'on ne peut la lui rendre.
Celui qui te quitte dans son malheur te donne autant la preuve qu'il n'a pas été véritablement ton ami que s'il te quittait dans ton malheur.
Tout être humain a le droit d'être en contradiction avec lui même.
Je suis dingue de cette fille, c'est vrai, dingue. Dès que je l'ai vue, je l'ai aimée. Je veux dire tout, j'ai tout aimé chez elle. Sa façon de marcher, sa bouche, son nez, ses yeux, et puis aussi son [...] â–º Lire la suite
L'égoïsme aspire à la solitude pour échapper à la dépendance.
Si vous soutenez votre équipe nationale, elle perdra ou sera dans l'impossibilité de participer au match.
La mère punit et frappe son enfant ; mais aussitôt après, elle le couvre de baisers.
Il y a chez elle une confiance, une joie et une force cachées qu'il faut découvrir, comme une source entre les feuilles.
Dieu est absolument pour l'homme ce que sont les couleurs pour un aveugle de naissance, il lui est impossible de se les figurer.
La femme est assez proche de l'Homme, comme l'épagneul breton. À ce détail près qu'il ne manque à l'épagneul breton que la parole, alors qu'il ne manque à la femme que de se taire. Par ailleurs, la robe de l'épagneul breton est rouge feu et il lui en suffit d'une.