La nuit paraît courte dans le plaisir, les veilles semblent longues dans la solitude.
Il est toujours agréable d'obtenir de bons commentaires, et un peu d'encouragement peut faire aller très loin.
Les gens qui ne peuvent pas supporter la solitude sont précisément les moins agréables des compagnons.
La solitude est utile. Il faut parfois ne parler qu'avec soi-même. On entend alors de dures vérités ou d'agréables mensonges selon qu'on s'analyse ou qu'on s'imagine.
Ici, la nuit ne tombe pas, elle se lève.
Le silence permet de trouver son destin.
L'inexpérience est ce qui permet à la jeunesse d'accomplir ce que la vieillesse sait impossible.
La réputation d'un homme libéral, aumônier, généreux, ne vaut pas même à l'instant où il en jouit le mieux, le plus léger plaisir des sens.
Par le plaisir faut tromper le trépas.
Si Dieu voulait me donner le ciel, mais qu'il me le différât, je préférerais me jeter en enfer, à devoir attendre le bon plaisir de Dieu.
Accommodé avec un regard et un sourire appropriés, le silence peut donner d'excellents résultats.
J'ai le manteaux de la nuit pour me dérober à leurs yeux, mais si tu ne m'aime pas laisse les me trouver ici. Mieux vaut perdre la vie par leur haine que d'attendre la mort sans être aimé de toi.
Il n'y avait que dans le militaire et chez les ouvriers que l'on apprécie à sa juste splendeur la jouissance de faire grasse matinée en hiver.
La vieillesse vit sous le signe moins : on est de moins en moins intelligent, de moins en moins bête.
Une langue qu'on défend est un peu comme une femme qu'on aime : il est toujours agréable d'en parler.
Le plus court chemin du plaisir au bonheur passe par la tendresse.
La nuit je ferme les yeux et je laisse commencer la vraie vie.
La vie ne va nulle part, la vie est un cauchemar de la matière.
Les femmes n'iront pas au Paradis, car il est dit dans un verset de l'Apocalypse : "Et il se fera au ciel un silence d'une demi-heure".
La nostalgie est ma plaie ouverte et je ne peux m'empêcher d'y fourrer ma plume. L'absence me culpabilise, le blues me mine, la solitude lèche mes joues de sa longue langue glacée qui me fait don de ses mots.
Même la nuit la plus sombre se terminera et le soleil se lèvera.
En ces fêtes pascales où la vie triomphe sur la mort, l'espérance sur le désespoir, nous devons plus que jamais croire aux Pâques françaises tant il est vrai que c'est la nuit qu'il est beau de croire en la lumière.
La stupidité et la tristesse de la civilisation présente sont dues, au moins en partie, à la suppression des formes élémentaires de la jouissance esthétique dans la vie quotidienne.
La liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.
La nuit dernière je te voulais et désirais tant. Je voulais te sentir près de moi, je voulais te sentir en moi, tu m'excites tellement.
Les lois font les bagnes, les moeurs font les lupanars. La lumière crée le peuple, la nuit enfante la plèbe. La veste rouge du forçat est taillée dans la robe rouge du juge.
Une action ne peut se justifier au seul motif du plaisir que ressent celui qui la commet.
Le plaisir et la douleur, et ce qui les produit, savoir, le bien et le mal, sont les pivots sur lesquels roulent toutes nos passions.
Ne confondez jamais mon silence avec l'ignorance, mon calme avec l'acceptation ou ma gentillesse avec la faiblesse. La compassion et la tolérance ne sont pas un signe de faiblesse, mais un signe de force.
La malchance de ce siècle fut d'avoir vu arriver au pouvoir trois hommes en des lieux différents : Hitler, Staline et Mao Tsé-toung. Chacun d'eux aurait suffi à faire son malheur, ce fut un cauchemar de se les être parfumés tous les trois.
Pourquoi se tuer au travail quand on peut mourir de plaisir ?