On apprend peu par la victoire, mais beaucoup par la défaite.
On en voyait des vertes et des pas mûres. Le quotidien était une suite d'épreuves. Les dentistes n'utilisaient pas d'anesthésie, par exemple. Quand on grandit dans un environnement aussi rude, on apprend pour la vie à résister à la violence physique.
Quel est donc cet instinct moral qui apprend à l'homme sans éducation, que la récompense de ces actions est dans le coeur de celui qui les a faites ? Il semble qu'en nous les payant, on nous les ôte.
On apprend chaque jour quelque chose de nouveau.
Ce n'est pas la victoire qui rend l'homme beau, c'est le combat.
Celui qui apprend quelque chose de moi enrichit son savoir sans réduire le mien, tout comme celui qui allume sa chandelle à la mienne se donne de la lumière sans me plonger dans l'obscurité.
On éviterait sans doute bien des malheurs et des complications si l'on apprenait à conduire son corps comme on apprend à conduire une automobile - sans oublier, bien entendu, le code de la route.
Qui ira donc compter les batailles perdues Le jour de la victoire ?
Ma plus grande victoire a été d'apprendre à m'accepter en tant que personne, avec tous mes défauts... Je suis loin de ressembler à l'être humain que j'aimerais être. Mais j'ai décidé que je n'étais pas si mal, après tout.
Voilà où en est arrivée la bourgeoisie française, cinq ans après la défaite de Hitler ! Et c'est en cela précisément que réside son châtiment historique : d'être condamnée, y revenant comme par vice, à remâcher le vomi de Hitler.
La joie annonce toujours que la vie a réussi, qu 'elle a gagné du terrain, qu'elle a remporté une victoire : toute grande joie a un accent triomphal.
Le brave homme ne recule pas d'un pied quand tous les fiers-à-bras se mettent en déroute avant la bataille !
La victoire n'est rien, mon garçon, la victoire ne laisse pas de trace, c'est un assouvissement passager. La vie, c'est la défaite.
Tous les gestes sont bons quand ils sont naturels. Ceux qu'on apprend sont toujours faux.
Le rêve nous apprend d'une manière remarquable la subtilité de notre âme à s'insinuer entre les objets et à se transformer en même temps en chacun d'eux.
Essayer de vivre selon les nuances que nous apprend la littérature.
Dans les combats, il n'est pas de vainqueur, et la victoire devrait être célébrée en des rites funèbres.
Une servitude librement consentie, ce peut être une victoire sur soi.
Une moitié de la victoire est dans le choix du champ de bataille, l'autre moitié dans le choix du moment.
Tout le monde dans ce pays devrait apprendre à programmer un ordinateur, parce que ça vous apprend à penser.
Les perdants ont toujours fêté leur victoire avant de gagner.
L'expérience nous apprend que lorsqu'on entend sonner à la porte, c'est qu'il n'y a jamais personne.
La mort nous apprend à vivre et tout film, tout roman, tout oeuvre d'art participe de la mort.
On apprend à se faire à tout dans le monde, à la misère comme à la jouissance.
Un échec est un succès si on en retient quelque chose.
Avoir des problèmes vous apprend à les gérer.
La terre nous en apprend plus long sur nous que tous les livres. Parce qu'elle nous résiste. L'homme se découvre quand il se mesure avec l'obstacle.
Le besoin apprend à prier.
Les cimetières sont les témoins flagrants de la défaite de l'homme face au temps et à lui-même.
On apprend plus par ce que les gens disent entre eux ou par ce qu'ils sous-entendent, qu'on pourrait le faire en posant bien des questions.
Tout commence dès l'école. L'école nous apprend à participer à la compétition sociale, et on n'apprend pas ce qui se passe en nous. Or vous vivez toute une vie avec un parcours intérieur. L'alphabétisation ne va pas de pair avec la créativité, à l'école. C'est un drame, c'est la faute de Jules Ferry, ce bâtard.