Au Paradis, on est assis à la droite de Dieu : c'est normal, c'est la place du mort.
Tout a une explication naturelle. La lune n'est pas un dieu mais un grand rocher et le soleil un rocher brûlant.
Celui qui se nourrit du silence de Dieu finit par comprendre à quelles profondeurs on peut écouter.
A ce grand savant, à ce diagnostiqueur infaillible parlant de sa mort avec cette assurance tranquille, il n'y avait rien à répondre que d'inutiles banalités.
Une sentence de mort est une chose superbe à lire à haute voix.
Quand Dieu couche les hommes sur le dos, alors ils regardent le ciel.
Les profondeurs du mal confèrent une supériorité irritante ; peut-être les hommes ont-ils adoré Dieu par jalousie envers le Diable.
Voir le monde dans un grain de sable,Et le paradis dans une fleur sauvage,Tenir l'infini dans le creux de sa main,Et l'éternité dans une heure.
Le grain bouffi d'orgueil tombe le premier sous la meule.
Quand du ciel étoilé se découvre la face,Dans la clarté s'ébat l'immense flot qui passe,Quand d'un masque de nues il se couvre un instant,La nuit sur la mer tombe et l'on frissonne au vent.
Les gens sont offensés par les campagnes pour les droits des animaux. C'est ridicule. Ce n'est pas aussi grave que la mort massive d'animaux dans une usine.
La mort a pour moi le visage d'une enfant Au regard transparent.
Après la guerre, deux choix s'offraient à moi : finir ma vie comme député, ou la finir comme alcoolique. Je remercie Dieu d'avoir si bien guidé mon choix : je ne suis plus député !
Aucune langue n'est assez belle pour Dieu. Le silence est la seule langue possible pour parler à Dieu. Dieu sait tout, voit tout. Il lit au fond de moi mieux que moi-même.
Le fou a un point de ressemblance avec le meurtrier : il n'appartient pas à ce monde. Un véritable fanatique peut mettre à mort qui lui plaît.
On tombe amoureux. Et comme toujours, quand on tombe, on se fait mal.
Je ne crois pas au paradis et à l'enfer. Je ne sais pas si je crois en Dieu. Tout ce que je sais, c'est qu'en tant qu'individu, je ne laisserai pas cette vie être gaspillée.
L'absence de Dieu ne saurait être compensée par l'amour de l'homme, car alors l'homme demandera : à quoi bon aimer l'humanité ?
J'ai toujours imaginé le paradis comme une sorte de bibliothèque.
La mort ignore la politesse. Elle ne prend jamais rendez-vous. Mais elle accepte ceux qu'on lui donne.
Ce soir-là, assis dans un bunker à l'extrême est de la base, j'imaginai ma mort sous toutes ses coutures. Je sirotai une bouteille de Royal Horse et regardai par l'entrée circulaire du conduit les immeubles et les minarets se teinter de violet et de noir au fil de la nuit. J'envisageai tout.
La grossesse est une sale blague que Dieu a faite aux femmes.
Comme un aveugle n'a aucune idée des couleurs, de même nous n'avons aucune idée de la manière dont Dieu infiniment sage perçoit et comprend toutes choses.
Si la mort était un bien, les dieux ne seraient pas immortels.
L'amour comme la mort simplifie, le vrai nom de l'amour est la simplicité.
La mort n'a peut-être pas plus de secrets à nous révéler que la vie ?
Pourquoi s'en faire avec la mort quand la vie nous donne déjà bien assez de soucis comme ça ?
Ceux qui craignent Dieu n'ont rien à craindre des hommes.
Je ne vois pas pourquoi on ferait un travail de deuil. On ne se console pas de la mort de quelqu'un qu'on aime.
Un bébé est une façon pour Dieu de dire que le monde doit continuer.
Tels que sont eux-mêmes les hommes, tel leur paraîtra Dieu lui-même.