Les morts aux visages rompus se redressent,La langue des humiliés se gonfle,Orageuse se lève la marée des victimes.
Ceux qui ont inventé le bateau à vapeur. Que savent-ils du vent qui gonfle les voiles ?
Ce n'est point chose vicieuse, mais grandement louable, emprunter d'une langue étrangère les sentences et les mots, et les approprier à la sienne.
La langue est l'épée de la femme car sa faiblesse physique l'empêche de se battre avec ses poings et sa faiblesse intellectuelle la pousse à renoncer à donner des preuves : il ne lui reste donc que l'abondance des mots.
Tu as la vérité, j'ai la mienne, mais n'oublie pas que nous avons la même langue pour essayer de nous comprendre.
Un livre est une bouteille jetée en pleine mer sur laquelle il faut coller cette étiquette : attrape qui peut.
Il faut revenir au théâtre pour redevenir attentif à notre destin dans la langue et saisir le grand mouvement de nos vies, que la scène restitue et rend visible.
De quoi s'agit-il, en effet, sinon d'arracher la langue aux imbéciles, aux redoutables et définitifs idiots de ce siècle. Obtenir enfin le mutisme du Bourgeois, quel rêve !
Etre amoureux, c'est avoir la cervelle à marée basse.
Lire, pour le vrai lecteur, ne serait-ce pas traduire une langue autre en la sienne ?
Qui s'est brûlé la langue n'oublie plus de souffler sur sa soupe.
Le Bon Dieu, voyez-vous, a donné une langue même aux gens les plus compétents et les mieux dotés de bon sens - sans pour autant qu'ils en fassent toujours le meilleur usage.
Aucune langue n'est assez belle pour Dieu. Le silence est la seule langue possible pour parler à Dieu. Dieu sait tout, voit tout. Il lit au fond de moi mieux que moi-même.
La musique mérite d'être la seconde langue obligatoire de toutes les écoles du monde.
Je suis attaché à la langue française. Je défendrai l'usage omniprésent du français.
Dans un poème ou une nouvelle, on peut décrire des objets parfaitement triviaux dans une langue on ne peut plus banale, mais d'une grande précision, et doter lesdits objets d'une force considérable, et même confondante.
Le cuisinier doit avoir la langue de son maître.
N'abandonnez jamais parce que vous ne savez jamais ce que la marée apportera le lendemain.
Une langue est un prisme à travers lequel ses usagers sont condamnés à voir le monde.
Ma patrie, c'est la langue française.
Peu importe de faire des fautes de français quand on ne sait pas la langue ; mais, quand on la sait, pourquoi s'entêter ? Les fautes voulues n'ont pas de valeur.
- Oh oh là mon pote je t'arrête, tu déconnes. Masser les pieds et bouffer la chatte d'une gonzesse ça fait deux. - Qui a dit le contraire ! Je te dis que c'est du même ordre ! - Ah tu trouves [...] ► Lire la suite
L'amour de notre langue s'identifie avec l'amour des mères qui nous l'apprennent !
La langue est pour moitié un miroir, pour moitié un grimoire, elle est ombre et clarté et il faut l'accepter dans sa dichotomie sous peine de n'y rien voir faute de contrastes.
Au chagrin si profond la langue doit remuer en vain ; le langage de nos sens et de notre mémoire manque du vocabulaire d'une telle douleur.
Le malheur de l'autre est toujours une langue étrangère.
Les autres font ce qu'ils veulent de tes mots, tandis que tes silences les affolent. Tiens ta langue et ils se mettront en huit pour essayer de piger ce que tu ne dis pas.
La langue est un porc sauvage ; on ne peut la dompter.
Le Québécois pense que la langue française est une langue du corps, une langue de la quotidienneté, et plus on la parle sous un mode naturel, plus on s'éloigne de l'hypocrisie de la grammaire, de l'hypocrisie de la singularité, de la phrase.
Lorsqu'une langue meurt avec ses couleurs, ses nuances, le peuple meurt aussi.
Chaque langue est infiniment riche et propose une grille de l'univers qui lui est propre.