Les morts aux visages rompus se redressent,La langue des humiliés se gonfle,Orageuse se lève la marée des victimes.
Seuls les morts ont vu la fin de la guerre.
Le sourire est la langue universelle de la bonté.
Je ne sais pas quoi vous dire en fait. Trois minutes avant le plus grand combat de nos carrières. Tout se joue aujourd'hui. Soit nous guérissons en tant qu'équipe, soit nous nous écroulons, centimètre après centimètre, jeu après jeu, jusqu'à [...] â–º Lire la suite
Une société se définit par la langue qui la structure et qui donne une signification aux informations qu'on y échange.
La langue française connaît le masculin et le féminin et ignore le neutre que pratique entre autres la langue allemande.
Il n'y a que les sots et les morts qui ne changent pas d'opinion.
Il faut convaincre les vivants que les morts ne savent pas chanter.
Aucune langue ne naît riche, mais c'est l'usage qui l'enrichit.
Nous avons deux oreilles et une langue pour écouter plus et parler moins.
Une langue qui se tait, c'est un peuple qui meurt.
Les morts ne savent qu'une chose : il vaut mieux être vivant.
Lire, pour le vrai lecteur, ne serait-ce pas traduire une langue autre en la sienne ?
Pour celui qui n'aime pas, l'amour apparaît comme une langue barbare.
Qui apprend une nouvelle langue acquiert une nouvelle âme.
Je mets mon vit contre ta joue,Le bout frôle ton oreille,Lèche mes bourses lentement,Ta langue est douce comme l'eau.
Ne pas comprendre la langue du seul ami que l'on possède, ça fait peur.
Les hommes gardent les portes de la société, qui engendre des morts et développe la haine. Les femmes gardent les portes de la nature, qui fabrique la vie et exige de l'amour.
Avec de l'argent, on fait parler les morts ; sans argent, on ne peut pas faire taire les muets.
La médecine moderne a forgé le terme de mythomanie, qui qualifie ce genre de blague. Mythomane si l'on veut, Aicard aura mené dans l'existence une singulière et fructueuse comédie. Il aura fait croire aux Parisiens gobeurs qu'il était célèbre en [...] â–º Lire la suite
Ceux qui écrivent le français sans savoir leur langue n'en ont que plus de mérite.
Les morts de tous les jours sont à leur vie fidèles.
Il faut revenir au théâtre pour redevenir attentif à notre destin dans la langue et saisir le grand mouvement de nos vies, que la scène restitue et rend visible.
Pourquoi des visages nous bouleversent ils comme s'ils portaient un message indicible ?
Il n'est pas nécessaire d'entendre une langue pour la traduire, puisque l'on ne traduit que pour des gens qui ne l'entendent point.
Il est de certains êtres comme de certains pays, on n'en revient pas. Longtemps après les avoir quittés, leurs paysages et leur langue nous habitent encore.
Comment voulez-vous que la postérité juge équitablement tous les morts ? Comment les interroger dans l'ombre où ils fuient ? Dès qu'on pourrait être juste envers eux, on les oublie.
Vraiment certains morts sont trop discrets et attendent trop longtemps la mélancolique réparation qu'est la gloire posthume.
La langue qui fourche fait plus de mal que le pied qui trébuche.
Le mot infarctus est le seul mot irrégulier de la langue française. On dit : "un infarctus, des obsèques".
La langue du sage est derrière son coeur, et le coeur de l'insensé derrière sa langue.