Un scribe déchu devient prêtre.
La vie est le passé, le présent et le possible.
Souvent, les gens savent que c'est le produit qu'ils veulent seulement une fois qu'on le leur a présenté.
On devient stupide dès que l'on cesse d'être passionné.
La popularité, c'est comme le parfum. Un peu, c'est agréable. Faut pas tomber dans le bocal, sinon ça devient une odeur. On la trimbale partout.
Chacun admire le passé, regrette le présent et tremble pour l'avenir.
Je ressens toujours d'une façon poignante, le fait que souvent j'écris pour être aimé. Au fond, peut-être même parfois de tel ou tel. Et en même temps, je sais très bien que cela ne se produit jamais, qu'on n'est jamais vraiment aimé pour son écriture.
Bohème, on ne l'est que par privation ou négligence. Bourgeois, on ne le devient que par goût.
L'existence... Quelle importance ça a. J'aborde la vie du mieux que je peux. Le passé fait désormais partie de mon avenir. Le présent échappe à tout contrôle.
Quand certains entendent un écho, ils s'imaginent avoir produit le son.
Dieu a créé trois ennemis à cause de nos péchés : la souris dans nos maisons, le renard dans la montagne et le curé dans notre village.
Le silence devient lâcheté lorsque l'occasion exige de dire toute la vérité et d'agir en conséquence.
Notre société produit des schizos comme du shampoing Dop ou des autos Renault, à la seule différence qu'ils ne sont pas vendables.
On produit les situations qui nous correspondent.
Mais l'esprit humain répugne à s'accepter des mains du hasard, à n'être que le produit passager de chances auxquelles aucun dieu ne préside, surtout pas lui-même. Une partie de chaque vie, et même de chaque vie fort peu digne de regard, se passe à rechercher les raisons d'être, les points de départ, les sources.
La paix est le produit de la justice et de l'amour.
Pour l'amour d'une rose, le jardinier devient l'esclave de mille épines.
Tu sais, il m'arrive parfois de rêver que je vole. Je commence par courir très très très vite, comme si j'étais surhumaine. Et le terrain devient de plus en plus rocailleux et pentu. A la fin je cours si vite [...] â–º Lire la suite
Lorsque le coeur montre son cul, le théâtre devient un bordel.
Mes amis deviennent de plus en plus rares. Il y en a qui meurent, et c'est à leur enterrement que j'ai le plaisir de voir les autres.
La mort elle-même devient souriante quand elle s'associe à une grande aventure, à la beauté du sacrifice, ou à l'illumination de l'âme qui s'abime dans le sein de Dieu.
L'homme mortel n'a pas le pouvoir d'écarter le voile du temps afin de dire quel sera l'avenir de sa race. Mais il a la faculté de juger minutieusement le futur par le présent et par le passé.
Ce qu'on appelait autrefois l'âge mûr tend à disparaître. On reste jeune très longtemps, puis on devient gâteux.
L'image est sans mémoire, elle produit un attrait qui dure le temps où elle est présente.
L'excès d'un très grand bien devient un mal très grand.
Le présent est l'enclume où se fait l'avenir.
L'esprit devient inquiet dans le chagrin, lorsqu'il n'a pas assez de force pour le surmonter.
Quand une épouse devient belle-mère, elle rabâche ses vérités comme une vieille mule tourne la meule.
La démocratie ne peut pas être exportée vers un autre endroit. Cela doit être un produit du développement interne dans une société.
Des amis, un flacon de vin, du loisir, un coin parmi les fleurs... je n'échangerai pas cette joie pour un monde, présent ou à venir.
Pour connaître la paix, il faut un enthousiasme à toute épreuve, ne rien comprendre de ce qui se produit autour de soi...