Les gens ne croient plus à la mort. Ils croient à l'usure.
Seule la mort n'a pas de remède.
Je suis pendu à votre cou Dans les plus beaux de mes rêves Mais je ne me réveille jamais près de vous Et j'en crève.
La mort semble bien moins terrible, quand on est fatigué.
Le christianisme a empoisonné Eros ; il n'en est pas mort mais il en est devenu vicieux.
Est-ce que la mort me consolera de ma vie ?
Depuis la mort de mes parents, je les croise, dans les rues, même à l'étranger, voûtés, marchant à pas menus. Ils reviennent me hanter sous la forme d'inconnus, tous les seniors de France me parlent d'eux, me donnent de leurs nouvelles.
Religions et dieux ne vont pas forcément ensemble. Les bouddhistes ne croient pas nécessairement à un être suprême ; on peut avoir une religion indépendante de tout dieu.
Respectez votre existence, la mort ne le fait pas.
A côté des vrais grands hommes existent ceux qui croient l'être, innombrables, perchés à chaque étage de l'échelle des grandeurs.
La vie est agréable. La mort est paisible. C'est la transition qui est désagréable.
Le mort et l'absent ne sont plus des personnes.
Gardez votre langue fourchue derrière vos dents ! Je ne suis pas passé par le feu et la mort pour échanger des paroles malhonnête avec un vil serpent !
La vie n'est qu'une journée Et la mort qu'une nuit.
La mort s'est tellement rapprochée qu'on tient compte d'elle même pour de toutes petites décisions, savoir, par exemple, s'il vaut encore la peine ou non de se faire plomber une dent.
C'est curieux comme toutes les races isolées se croient seules dans l'univers.
L'homme n'emporte dans la mort que ce qu'il renonça de posséder dans la vie. En vérité, nous ne laissons ici qu'une écorce vide. Ce qui fait la valeur de ce trésor est en nous-mêmes.
La mort chrétienne présentée comme une fausse mort constitue peut-être la dernière tromperie d'une existence fertile en canulars et semée de contrevérités.
Malédiction et bénédiction n'ont jamais hâté la mort ni prolongé la vie de quiconque.
Si la mort paraît effroyable aux riches, elle doit bien consoler les malheureux.
Les hommes sont libres. Ou ils se croient libres. Ils sont, en vérité, si étroitement maintenus dans un fragment dérisoire de l'espace et dans leur époque d'où il leur est interdit de s'échapper que leur fameuse liberté, dont ils font si grand cas, n'est que trompe-l'oeil et illusion.
L'homme est adossé à sa mort comme le causeur à la cheminée.
L'art est la présence dans la vie de ce qui devrait appartenir à la mort ; le musée est le seul lieu du monde qui échappe à la mort.
Les gens peuvent être très intelligents ou avoir des compétences qui sont immédiatement applicables, mais si ils n'y croient pas eux-mêmes, alors ils ne vont pas vraiment travailler dur.
Pour l'amour et la beauté et le bonheur il n'y a ni mort ni changement.
La vie nous console de mourir, et la mort de vivre.
Le présent est toujours très bref, même si certains croient posséder un passé où ils ont accumulé des choses, et un avenir où ils accumuleront plus encore.
J'ai travaillé à mon travail,J'ai dormi à mon sommeil,Je suis mort à ma mort,Et maintenant je peux m'en aller.
Le mariage est comme la chair, La mort seule la sépare de l'os.
L'homme qui, du désert connaît le secret, ne peut vieillir. La mort viendra, tournera autour de la dune puis repartira.
Il y a fort à parier que si l'acte sexuel dépendait de l'excitation et du plaisir de la femme comme il dépend de ceux de l'homme, l'espèce humaine aurait depuis longtemps disparu de la planète.