Je suis né chrétien, et je mourrai sans doute en cet état. Dans l'intervalle...
Le mot Etat est identique au mot guerre.
C'est toujours ainsi : nos oeuvres représentent une période de notre existence que nous avons déjà franchie, à l'époque où nous les écrivons.
Mon plus grand mérite est sans doute de contrôler aussi le fait de rester optimiste. Optimistes et pessimistes meurent de la même manière, mais ils vivent différemment.
Le temps qu'un homme comprenne que son père avait sans doute raison, il a généralement un fils qui pense qu'il a tort.
Accepter d'autrui qu'il subvienne à des besoins nombreux et même superflus, et aussi parfaitement que possible, finit par vous réduire à un état de dépendance.
Il n'y a rien qui gaspille le corps comme l'inquiétude, et celui qui a la moindre foi en Dieu devrait avoir honte de s'inquiéter de quoi que ce soit.
Je sais trop que,dans le monde, la nature elle-même introduit des causes irréductibles de souffrance. Nous ne supprimerons pas la maladie, la mort des enfants, l'amour mahleureux, mais, à côté de ces misères naturelles, il en est d'autres qui sont le produit d'un mauvais état social et qui peuvent disparaître avec lui.
Depuis que Thomas a demandé à Jésus la possibilité de toucher, le doute est sérieusement déconsidéré.
J'ai un déséquilibre chimique, qui dans son état plus extrême me mènera à un hôpital psychiatrique.
L'illusion est une foi démesurée.
L'imagination n'est pas un état ; c'est l'existence humaine toute entière.
Le poète est celui qui tout au long de son existence conserve le don de s'émerveiller.
Un État qui doit d'abord faire vivre cinq millions de fonctionnaires et assimilés n'a plus guère les moyens de secourir les autres citoyens.
Le courage, c'est-à-dire le doute dans l'ordre théorique et l'action dans l'ordre pratique.
Etre écrivain, c'est sans doute combler les trous de sa propre vie avec l'étoffe rapiécée des destins qui nous dépassent.
La neutralité c'est une chose qu'on trouve dans les discours, pas dans le coeur des gens.
Le fait d'être à la fois arabe et chrétien est une situation fort spécifique, très minoritaire, et pas toujours facile à assumer.
Le plaisir crée entre le monde et nous un état d'harmonie où la conscience tend à se dissoudre.
- Qui êtes-vous ? - Qui ? « Qui » n'est autre que la forme qui résulte de la fonction de « qu'est-ce-que », et ce que je suis c'est un homme sous un masque. - Ça je vois... - De toute évidence. Je ne mets [...] ► Lire la suite
Il n'existe pas de problèmes dans la nature, mais seulement des solutions car l'état naturel est un état adaptatif donnant naissance à un système cohérent.
Malheureux, on doute de tout ; heureux, l'on ne doute de rien.
Il n'y a pas d'amour abstrait, pas d'amour qui ne pousse sur la mort de quelque chose ou de quelqu'un. Et sans doute est-ce à son pouvoir de sacrifier quelque obligation, que se mesure la force d'un sentiment.
Chez le réaliste, la foi ne naît pas des miracles, mais des miracles de la foi.
Le fanatisme appelle persécution tout ce qui contrarie son absolutisme.
Toute cité est un état d'âme.
Ce n'est pas la conscience des hommes qui déterminent leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience.
La voiture est la grande soupape de sûreté des frustrations sociales de notre époque.
Pour préparer un arbre de Noël, il faut trois choses, outre les ornements et l'arbre, la foi dans les beaux jours à venir.
La paix n'est pas l'absence de guerre, c'est une vertu, un état d'esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice.
Sans doute l'homme est-il le maître de son destin ; il n'est pas le maître du chemin qui y mène.