L'action du théâtre comme celle de la peste est bienfaisante, car poussant les hommes à se voir tels qu'ils sont, elle fait tomber le masque, elle découvre le mensonge, la veulerie, la bassesse, la tartufferie.
Une pièce n'est jamais faite, et quand elle ne se défait pas toute le soir de la première, c'est déjà bien gentil de sa part.
C'est une lâcheté quand les puissants taisent la vérité, ce n'est pas toujours le courage quand les autres la disent.
Il y a dans le scandale recherché quelque chose d'à ce point vulgaire que la bonne grosse hypocrisie des familles prend figure d'une conduite de qualité.
Un bon film c'est quand le prix du dîner, l'entrée au théâtre et la baby-sitter en valaient la peine.
Si le théâtre peut changer la vie de quelqu'un, par voie de conséquence, il peut certainement changer la société, puisque nous en faisons partie.
- Savez-vous ce qu'est le royaume ? Il est les mille épées des ennemis d'Aegon. Une histoire que l'on s'accorde à se raconter encore et encore, jusqu'à ce qu'on oublie que c'est un mensonge. - Mais que reste-t-il si on abandonne [...] â–º Lire la suite
Il y a deux manières de passionner la foule au théâtre : par le grand et par le vrai. Le grand prend les masses, le vrai saisit l'individu.
J'ai réfléchi à ce que tu m'avais dit l'autre jour, à propos de ma peinture ; j'ai passé la moitié de la nuit à y réfléchir. Et puis j'ai eu un flash. Après je me suis paisiblement endormi, et depuis je [...] â–º Lire la suite
L'avenir du théâtre n'est pas dans la diversité d'interprétations des oeuvres existantes, mais dans la naissance d'un genre d'oeuvres tout à fait nouveau.
L'acteur ne peut pas faire le boulot tout seul, de même que le metteur en scène n'est pas là pour façonner sa poupée.
La lâcheté tend à projeter sur les autres la responsabilité qu'on refuse.
Le besoin de nouveau est signe de fatigue ou de faiblesse de l'esprit, qui demande ce qui lui manque. Car il n'est rien qui ne soit nouveau.
Les chambres de ceux qui sont morts jeunes sont le sanctuaire de leur absence, mais aussi le refuge de la lâcheté des vivants.
Le metteur en scène met son silence dans la bouche de l'auteur.
Là où il n'y a le choix qu'entre lâcheté et violence, je conseillerai violence.
La faiblesse personnelle est aussi dangereuse que la violence d'autrui.
Un bon mensonge emprunte toujours certains éléments à la réalité.
La fiction est le mensonge par lequel nous disons la vérité.
La vérité attend. Seul le mensonge est pressé.
La vérité et le mensonge ne sont jamais loin de l'autre et rarement la vérité triomphe.
Un sybarite du mensonge ne trouve de jouissance dans son art qu'autant qu'il exerce sur des incrédules endurcis.
Le théâtre est cet espace où se mesure, plus que celle du metteur en scène ou de l'auteur, l'imbécillité du public.
Il reste que sa faiblesse physique ne permet pas à la femme de connaître les leçons de la violence.
La faiblesse sied à une femme, elle le sait : elle sent qu'elle intéresse davantage en paraissant un être délicat. Voilà pourquoi nos femmes, quoique bien portantes, à grasseyer, à faire la malade, à se plaindre de leurs nerfs.
Mais quand une civilisation s'écroule, est-ce une réserve de billets de banque que leurs successeurs trouvent parmi les ruines, ou est-ce une statue, un poème, une pièce de théâtre ?
Dans la famille, on doit se supporter ; chacun a ses défauts. Il ne faut pas trouver des injustices partout. La faiblesse humaine est toujours là.
Bref, je n'ai pas l'assurance d'être un metteur en scène, je remets les compteurs à zéro à chaque film.
Et si le théâtre n'était pas du tout où on l'attend ?
L'éducation fait de chacun de nous une pièce de machine et non pas un individu.
Mes parents n'ont jamais parlé de la mode, mais nous parlions de la littérature, du théâtre et des arts... c'est pourquoi j'ai gardé une relation réelle avec le monde de l'art, en mettant des livres dès le début dans les vitrines de mes magasins.