Il n'est capuche si sainte que le diable n'y glisse la tête.
Ainsi donc le désir naturel de connaître ne s'apaisera pas en nous tant que nous ne connaîtrons pas la première cause, et non pas de manière quelconque, mais par son essence. Or la première cause est Dieu; la fin dernière d'une créature intellectuelle est donc de voir Dieu par son essence.
J'ai confiance en tout le monde. Ce dont je me méfie c'est du diable se trouvant en chaque homme.
La beauté des êtres n'est pas comme celle des choses. Nous sentons qu'elle est celle d'une créature unique, consciente et volontaire.
Le monde physique paraît l'ouvrage d'un être puissant et bon, qui a été obligé d'abandonner à un être malfaisant l'exécution d'une partie de son plan. Mais le monde moral paraît être le produit des caprices d'un diable devenu fou.
Qui a été mordu par un serpent évite les hautes herbes.
Le coup le plus rusé que le diable ait réussi, c'est de convaincre tout le monde qu'il n'existe pas.
Si le diable pouvait, il dirait : Je suis celui qui ne suis pas.
Il semble que c'est le diable qui a tout exprès placé la paresse à la frontière de plusieurs vertus.
Le diable se cache dans les détails.
Mieux vaut tenir le diable dehors que de le mettre à la porte.
Le diable peut citer les Écritures pour ses besoins.
Boa : Le boa est un serpent qu'on coupe en morceaux, puis qu'on fait sécher pour faire de bons feux de cheminées pendant l'hiver.
J'pensais pas que le diable me charmerait, que l'concept du bonheur deviendrait abstrait.
Les anges ne croient au diable que quand ils ont reçu un coup de cornes.
Une sainte peut tomber dans la boue et une prostituée monter dans la lumière, mais jamais ni l'une ni l'autre ne pourra devenir une honnête femme.
La précipitation vient du Diable ; Dieu travaille lentement.
Le serpent change de peau, mais garde sa nature.
Le diable représente en quelque sorte les défauts de Dieu. Sans le diable, Dieu serait inhumain.
Il n'y a donc pour la femme, créature temporairement, provisoirement inférieure, que deux aspects, deux modalités essentielles dont il est indispensable que l'Infini s'accommode : la Béatitude ou la Volupté. Entre les deux, il n'y a que l'Honnête Femme, c'est-à-dire la femelle du Bourgeois, réprouvé absolu qu'aucun holocauste ne rédime.
Il y a toujours un moment où la curiosité devient un péché, et le diable s'est toujours mis du côté des savants.
C'est Dieu qui a créé le monde, mais c'est le diable qui le fait vivre.
Mieux vaut flatter le Diable que le combattre.
La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans coeur, comme elle est l'esprit des conditions sociales d'où l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple.
Dieu et le diable représentent un effort louable de spécialisation dans la division du travail.
Donne le doigt au Diable et il voudra toute la main.
L'homme est de feu, la femme d'étoupe, le diable arrive et souffle.
C'est l'idée morale des choses qui nous effraye ; un serpent nous fait horreur dans la nature, et les boudoirs de jolies femmes sont remplis d'ornements de ce genre : tous les animaux en pierre que nous ont laissés les Égyptiens, des crapauds, etc.
Le redoutable dragon ne l'emporte pas sur le serpent lové dans l'herbe.
Une vie dans l'abondance et le confort bourgeois est en contradiction avec l'esprit d'une sainte pauvreté et sépare du pauvre crucifié.
Il y a un temps pour le diable et un temps pour le Bon Dieu.