On ne tire pas sur une fleur pour la faire pousser. On l'arrose et on la regarde grandir... patiemment.
Je m'étonne de tomber dans l'angoisse et pourtant ! Je ne cesse de jouer : c'est la condition de l'ivresse du coeur. Mais c'est mesurer le fond nauséeux des choses : jouer c'est frôler la limite, aller le plus loin possible et vivre sur un bord d'abîme !
Quel savant ne voudrait pas continuer à vivre, ne serait-ce que pour voir comment vont grandir les petites vérités qu'il a mises au jour ?
Les lois contre l'immigration changent en permanence, tels des pièges sans cesse repositionnés afin de ne laisser aucune chance au gibier. Ainsi, dans cette chasse qui ne dit pas son nom, le chemin de la veille devient le guet-apens du [...] â–º Lire la suite
La noblesse d'esprit fait grandir même le plus petit des hommes.
Il n'est pas de rose si blanche que n'effleure à son heure un rien de poussière.
J'ai l'impression qu'aujourd'hui la mémoire est beaucoup moins sûre d'elle-même et qu'elle doit lutter sans cesse contre l'amnésie et contre l'oubli.
L'amour, caché sous le voile de l'amitié, est un bouton de rose renfermé dans son enveloppe.
Je voulais pas que tu me vois pleurer, excuse moi. Le truc tu vois, c'est que ces derniers mois, j'ai pas cessé de me dire que je ne tenais pas franchement à toi. Chose très facile, vu la vitesse à [...] â–º Lire la suite
Si un homme possède une épicerie ou une librairie et qu'il tombe malade, il peut prendre quelqu'un pour le remplacer. Si un acteur est malade, il cesse aussitôt de gagner de l'argent au moment où il en a le plus besoin.
À qui tu crois que tu parles ? Qui est-ce que tu penses avoir en face de toi ? Tu sais combien je me fais en un an ? Je veux dire, même si je te disais combien, tu le croirais pas. Tu [...] â–º Lire la suite
Mais tu sais, j'suis irrité alors parfois je pleure de trop, en vérité mes larmes ne servent qu'à irriguer ma fleur de peau.
Qui tire l'épée contre son prince doit jeter le fourreau.
Elle vient et se livre à mes bras, toute fraîche,D'avoir senti passer l'air solennel du soir,Sur son corps opulent, sous les plis du peignoir.A bas peignoir ! le lit embaume. Ô fleur de pêche,Des épaules, des seins frissonnants et peureux !
L'art scénique, le seul qui tire l'oeuvre de sa fixité irrémédiable, de son irrémédiable solitude, est le plus beau et le plus tragique de tous. Il vit comme la vie, il meurt comme la vie.
Le mariage, c'est l'histoire d'un jeune homme et d'une jeune fille qui cueillent une fleur et reçoivent une avalanche sur la tête.
Quand le coeur d'un grand homme cesse de battre, on donne son nom à une artère.
Telle mère, telle fille, mais parfois le bouton n'a pas le parfum de la fleur entièrement éclose.
Toute existence tire sa valeur de la qualité de l'amour : "Dis-moi quel est ton amour et je te dirai qui tu es".
Incapable de s'accomplir dans la solitude, l'homme dans ses rapports avec ses semblables est sans cesse en danger : sa vie est une entreprise difficile dont la réussite n'est jamais assurée.
A quoi ressemble un professeur ? A un flacon qui contient un onguent aromatique. Quand on le débouche, le parfum se répand ; quand on le ferme, le parfum disparaît.
À la Chandeleur, Rose n'en sentira que l'odeur.
C'est dans le caractère de la croissance que nous devons apprendre des expériences à la fois agréables et désagréables.
Tout électeur a besoin d'avoir une femme dans sa vie. Il ne peut pas tout mettre sans cesse sur le dos du gouvernement.
Babel est sans cesse à rebâtir. Elle n'atteint jamais le ciel. Témoignage de la grandeur et de la stérilité de l'intelligence.
La veille de la fête des Secrétaires, il y a sûrement de nombreux patrons qui ont dit à la leur : "Nicole, vous penserez demain à vous acheter un bouquet de fleurs."
Je connais bien le sentiment de tristesse qu'inspire la précarité de toute chose, je l'éprouve à chaque fois qu'une fleur se fane. Mais il s'agit là d'une tristesse sans désespoir.
De même que la fleur de cerisier est la fleur par excellence, de même parmi les hommes, le Samouraï est l'homme par excellence.
Ma vie n'offre aucun intérêt au public, si ce n'est la circonstance qui m'a tiré de Mugron. Si j'avais su qu'on s'occupait de cette notice, j'aurais raconté ce fait curieux.
Je préfère avoir connu, une seule bouffée du parfum de ses cheveux, un seul baiser de ses lèvres, une seule caresse de sa main... que toute une éternité sans elle, un seul instant.
Il devrait y avoir un bouton sur la télévision pour augmenter le volume d'intelligence. Il y en a un où on peut lire "lumière" mais ça ne fonctionne pas.