Il faut un minimum d'inintelligence pour parfaire une vie dans le bonheur.
C'est la mort qui épice nos baisers.
Il y a plus de vie dans le silence qu'à la ville.
La mort vient pour nous tous à la fin.
Aucune expérience n'est gaspillée. Tout dans la vie se passe pour vous faire grandir, vous combler, pour vous aider.
Ce n'est pas un sacrifice de quitter une pauvre vie dans laquelle on éprouve tant de difficultés pour appartenir à Dieu !
Il avait vécu et agi en supposant qu'il était seul, et maintenant il voyait qu'il ne l'avait pas été. Ce qu'il avait fait faisait souffrir les autres. Peu importe à quel point il désirait qu'ils l'oublient, ils n'en seraient pas capables. Sa famille faisait partie de lui, non seulement dans le sang, mais dans l'esprit.
Le passage de l'attachement centré sur la mère à l'attachement centré sur le père, ainsi que leur synthèse ultérieure, constituent le fondement de la santé mentale et de la maturité.
Il en est de la vie comme de l'occasion : l'une et l'autre, une fois perdues, ne peuvent plus se retrouver.
La mort elle-même devient souriante quand elle s'associe à une grande aventure, à la beauté du sacrifice, ou à l'illumination de l'âme qui s'abime dans le sein de Dieu.
Ce qui peut se passer après la mort ?... Je m'en fous : je serais mort.
Qui va se souvenir d'elle sinon moi... le seul le dernier avec mon petit stylo- feutre. Les êtres s'effacent, on a beau conserver leurs os dans des caisses d'ébène, graver leur nom dans la pierre, ça ne dure que la vie des suivants... des quelques survivants...
S'il y a la moindre vie après la mort, nous le saurons bien assez tôt. S'il n'y en a pas, nous n'existerons plus pour nous plaindre et dire qu'on nous a menti.
La mort et l'enfer ne sont jamais pleins et les yeux des hommes non plus.
J'ai trouvé que la danse était la clé pour garder la dépression hors de ma vie. Quand tu danses, les choses s'en vont, les choses ne semblent pas si mal. Il n'y a pas de meilleure façon de prendre soin de sa santé qu'à travers quelque chose d'aussi joyeux et beau que la danse.
Comme je représentais le sauvage sur scène, j'essayais d'être la plus civilisée possible dans la vie de tous les jours.
Nous ne tenons jamais la vie : c'est elle qui nous tient ; nous ne la quittons pas : c'est elle qui nous lâche.
Il n'y a qu'une vie c'est donc qu'elle est parfaite.
Pour moi, un objet est quelque chose de vivant. Cette cigarette ou cette boîte d'allumettes contient une vie secrète bien plus intense que celle de certains êtres humains.
Si je hais les indifférents, c'est aussi parce que leurs pleurnicheries d'éternels innocents me sont insupportables. Je demande des comptes à chacun d'eux sur la façon dont il a accompli la tâche que la vie lui a assignée et lui assigne quotidiennement, sur ce qu'il a fait et, surtout, sur ce qu'il n'a pas fait.
O misère de nous ! Notre vie est si vaine qu'elle n'est qu'un reflet de notre mémoire.
La vie n'est qu'un verbe. Encore convient-il de le conjuguer opportunément.
La vie est une sorte de machine à voyager dans le temps.
On a du mal à imaginer que ceux qui ne sont pas encore au monde ont une existence terrestre. Alors pourquoi ceux qui quittent la vie en auraient-ils une ?
La vie est courte, la vie des héros est encore plus courte.
On peut m'objecter que vivre la nuit, c'est compenser une solitude en s'entourant artificiellement d'autres solitudes. Je pense plutôt que c'est vouloir vivre plus intensément, grignoter des minutes éveillées sur la petite mort du sommeil, tenter d'avoir des journées de vingt-quatre heures, pousser la machine humaine à son maximum.
L'été arrive, et la vie devient facile.
La vie n'est jamais la même : elle coule, circule et se transforme, déplaçant les êtres et les choses.
La mort est affreuse quand on est dénué de tout ce qui peut nous consoler en cet état.
Il y a des instants qu'on voudrait voir durer la vie entière. Cela tient à une secrète plénitude, à un mystérieux apaisement en nous de l'inquiétude, cette autre forme du désir.
On ne comprend pas plus la vie à quarante ans qu'à vingt, mais on le sait, et on l'avoue. C'est ça la jeunesse.