le désir a pour but la satisfaction. Si nous voulons toujours plus, ce but n'est jamais atteint, et au lieu du bonheur nous trouvons la souffrance.
Comme le vieux malheur succède rapidement à un petit bonheur !
La discrétion est la seule vertu qui souffre l'excès, sans en souffrir.
Une sincère et complète abnégation est une vertu préférable à toutes les vertus. Aucune oeuvre d'importance ne peut être faite sans elle.
Les hommes sont mille fois plus acharnés à acquérir des richesses que la culture , bien qu'il soit parfaitement certain que le bonheur d'un individu dépend bien plus de ce qu'il est que de ce qu'il a.
Dès qu'il existe un secret entre deux coeurs qui s'aiment, dès que l'un d'eux a pu se résoudre à cacher à l'autre une seule idée, le charme est rompu, le bonheur est détruit.
C'est le pire des égoïsmes, cette stupide quête de l'amour.
Le vrai bonheur ne se trouve pas dans la richesse et les honneurs, mais dans le devoir vaillamment accompli, ainsi que les bonnes actions.
On n'accueille pas invariablement avec joie la présence d'une femme, même lorsqu'on en est amoureux.
Le successeur d'un dictateur doit lui ressembler et être publiquement connu comme étant inférieur à lui dans la vertu et pire dans le vice.
On n'estime ici bas que ce qui rapporte ou ce qui délecte ; et de quel profit peut nous être la vertu des femmes !
La société moderne a enseigné à l'homme que son bonheur (ou, pour employer une terminologie théologique, son salut) n'est pas le but de la vie, mais que celui-ci réside dans l'accomplissement de sa tâche, ou dans sa réussite.
La joie est pareille à un fleuve : rien n'arrête son cours.
Le bonheur est euphorisant pour qui ne le fréquente pas.
La réussite n'est pas toujours une preuve d'épanouissement, elle est souvent même le bénéfice secondaire d'une souffrance cachée.
Le désir de dominer est une passion dévorante qui étouffe tout sentiment.
Les malheureux qui n'ont rien de particulier à vivre, à aimer, à penser, ou à donner, n'ont plus qu'une dernière petite joie dans la vie : les vices des autres.
Examiner profondément les mauvaises perceptions, idées et notions qui sont à la base de notre souffrance est la pratique la plus importante de la méditation bouddhiste.
On veut bien faire le bonheur des autres. Mais on n'aime guère - quoi qu'on dise - que ces mêmes autres se mêlent du nôtre.
La sagesse est le produit de la souffrance, la vertu reflète le courage.
Il y a deux choses plus belles que le bonheur : le rêve qu'on en fait et le souvenir qu'on en garde.
La souffrance d'autrui est chose qui doit s'apprendre.
La souffrance physique se supporte si elle accompagne le succès d'un long effort.
La joie de vivre est une émotion contagieuse.
L'impôt moral décidé par la société sur toutes les transgressions frappe encore plus aujourd'hui la passion que le sexe.
- De qui te sens-tu le plus proche ? D'un Dieu qui éprouve rien ou d'un Dieu qui souffre ? - Celui qui souffre évidemment... Mais moi si j'étais Dieu j'éviterai de souffrir... - Personne ne peut éviter de souffrir, ni Dieu, [...] ► Lire la suite
Le vice et la vertu sont comme la vie et la mort, ou comme l'esprit et la matière : des choses qui ne sauraient exister sans être définies par leur contraire
M. Seguin n'avait jamais eu de bonheur avec ses chèvres. Il les perdait toutes de la même façon: un beau matin, elles cassaient leur corde, s'en allaient dans la montagne, et là-haut le loup les mangeait.
Le bonheur ? Il est partout, quand on le cherche avec les yeux de la foi ; il est même dans la souffrance.
Tu ne trouvera que la souffrance à vivre dans le passé.
C'est ainsi que sont faites les mères : elles souffrent de la souffrance de leurs enfants.