J'ai tendance à privilégier ma rage plus que mes larmes. Elle me tient vivant.
Je vis tellement au-dessus de mes revenus qu'en vérité nous menons, eux et moi, une existence entièrement séparée.
- Le bonheur vous fait peur ! - Qu'est ce que vous en avez à faire de mon bonheur ?
Avec mes grosses cuisses et mes gros bras, je ne serais pas très crédible en intellectuel plongé dans les affres de la création.
Mieux vaut se briser la jambe que briser sa parole.
Dans les bras de sa mère, tout bébé est beau.
Les livres relatent toujours l'histoire de l'homme. Ils racontent ses rêves, ses guerres, ses conquêtes, ses exploits. Son salut ou sa perte. L'homme est seul à se sauver parce que lui seul dispose du temps et de l'espace.
La vie d'un honnête homme est quelque chose de très plat. Que lui reste-t-il, puisqu'il s'est retranché le désir de plaire ? Il aime sa femme, si l'on peut aimer une femme à qui l'on n'a pas à faire la cour.
Je conduis bien trop vite pour me préoccuper de mon taux de cholestérol.
Sans toi à quoi bon vivre dans ce monde Dans lequel tu es ma seule source de bonheur. Sans toi la terre me paraîtrait moins ronde Et plus nombreux seront mes pleurs.
Tout chien est hardi dans sa maison.
Une autre fois Paul Arène, ami de jeunesse de mon père, famillier de la maison, mais déchu par l'alcool et l'envie, cette plaie de l'homme de lettres, colporta qu'il était l'auteur véritable des Lettres de mon Moulin, assertion d'autant plus [...] â–º Lire la suite
Il n'y a que les choses sérieuses qui sont drôles. Dès qu'un mec dit quelque chose de sérieux, on peut déjà se foutre de sa gueule.
Après une exposition, 90 % de mes pièces sont détruites. Mais elles peuvent être rejouées, comme une composition musicale.
Ce qui donne au romancier le sentiment de l'échec, c'est l'immensité de sa prétention.
Je pense que la principale raison pour laquelle mes mariages ont échoué est que j'ai toujours trop aimé, mais jamais avec sagesse.
Si mon concurrent se noyait, je mettrais un tuyau dans sa bouche et ouvrirais l'eau.
Je n'existe pas en tant qu'entité autonome et indépendante de mon environnement ; je dois ma vie et ma survie à une infinité d'autres humains.
Seuls les faibles mettent des années à s'affranchir d'une émotion. Celui qui est maître de soi peut étouffer un chagrin aussi aisément qu'inventer un plaisir.
Peut-être l'immobilité des choses autour de nous leur est-elle imposée par notre certitude que ce sont elles et non pas d'autres, par l'immobilité de notre pensée en face d'elles.
J'ai passé les quatorze premières années de ma vie à croire que mes looks étaient hideux. L'adolescence est douloureuse pour tout le monde, je sais, mais la mienne était complètement bizarre.
Tout pardon a sa récompense.
Je ne veux pas être à la merci de mes émotions. Je veux les utiliser, les apprécier et les dominer.
Nous n'augmentons pas notre vertu en nous livrant à la jouissance. La postérité nous le comptera comme une faute.
Chacun cherche sa route ; nous cherchons la nôtre et nous pensons que le jour où le règne de la liberté et de l'égalité sera arrivé, le genre humain sera heureux.
La liberté est donc naturelle ; c'est pourquoi, à mon avis, nous ne sommes pas seulement nés qu'avec elle mais avec la passion de la défendre.
J'ai besoin de vous dans mes nouvelles fonctions. Rien n'est plus important que le contradictoire (...). Ma porte est ouverte, vous n'aurez pas à la forcer.
Si je perds bien des maîtresses, j'en fais encore plus souvent, et mes voeux et mes promesses ne sont que feintes caresses.
J'étais à l'université à Washington, DC. J'ai fait trois ans à plein temps. J'ai fait toutes mes exigences, et ma dernière année a été vraiment une année douloureuse. Et j'ai dit: «L'école de droit sera toujours là.» Je n'étais pas pressé d'y entrer.
Je n'étais pas dyslexique, j'étais juste très lent. J'ai passé mon temps à rêver.
J'ai vécu quinze ans avec un homme très jeune, mort à 43 ans d'un infarctus. Il avait vingt ans de moins que moi, et notre différence d'âge ne l'a jamais gêné. J'ai aussi vécu avec des hommes plus vieux, certains [...] â–º Lire la suite