Je suis en train de suivre la nature sans être capable de la saisir, je dois peut-être aux fleurs d'être devenu un peintre.
La poésie est aussi réflexion sur le sens puisque c'est l'écoute des intuitions, des pensées, des valeurs qui affleure le poème.
Si la poésie n'a pas bouleversé notre vie, c'est qu'elle ne nous est rien. Apaisante ou traumatisante, elle doit marquer de son signe ; autrement, nous n'en avons connu que l'imposture.
Il est dans la nature humaine de penser sagement et d'agir d'une façon absurde.
Le tableau et le peintre se séparent quand ils ne sont plus d'aucun secours, l'un pour l'autre. Quand le tableau ne sait plus nourrir le peintre, quand le peintre ne sait plus nourrir sa peinture.
J'ai réalisé que m'émerveiller de la nature était un plaisir profond pour moi.
La nature ne punit personne. Jetez-vous à l'eau sans savoir nager, que ce soit par dévouement ou par désespoir, vous serez noyé.
Discrètes par nature et par position, elles manient avec une incroyable dextérité la grande arme de la dissimulation ; elles sondent l'âme d'autrui et retiennent leurs propres secrets, si bien que nul ne suppose qu'elles ont des secrets !
Jamais la nature n'est si avilie, que quand l'ignorance superstitieuse est armée du pouvoir.
La nature fait les choses sans se presser, et pourtant tout est accompli.
Aimer quelqu'un, est-ce être capable de le voir nu quels que soient les oripeaux extérieurs ? Etre de son côté, tout simplement ?
Notre connaissance est si faible qu'aucun philosophe n'a jamais pu découvrir parfaitement la nature d'une seule mouche.
L'impression ne mourra jamais. Il n'y a pas de substitut à la sensation d'un livre réel. J'adore tourner physiquement les pages et être capable de souligner des passages et de ne pas craindre de les laisser tomber dans le bain ou de manquer de puissance.
La poésie est une langue à part que les poètes peuvent parler sans crainte d'être entendus, puisque les peuples ont coutume de prendre pour cette langue une certaine manière d'employer la leur.
Comme c'est le caractère des grands esprits de faire entendre en peu de paroles beaucoup de choses, les petits esprits au contraire ont le don de beaucoup parler, et de ne rien dire.
On nous a dressés à attrister la vie en trouvant la Nature hostile dans la plupart de ses phénomènes familiers.
La nature a mis le sucre tout pur dans la sève d'un roseau.
Dans tous les cas, la poésie est antérieure à la prose : on dirait que l'homme chante avant de parler.
C'est une vraie lâcheté que de chercher la sûreté dans la résignation. Aucun caractère ne devient fort ainsi.
L'unique ressort dans la nature humaine est la convoitise.
On sait que je suis capable de présenter des émissions bruyantes, on sait moins que j'apprécie de réaliser des interviews intimes.
J'aime le sol qu'il foule, l'air qu'il respire, et tout ce qu'il touche, et tout ce qu'il dit. J'aime tous ses regards, et tous ses gestes, je l'aime entièrement et complètement. Voilà !
La poésie n'a pas d'autre but qu'elle-même.
La vie éternelle ne commence-t-elle pas lorsque la dépouille se dissout,se laisse avaler par la terre, digérer par elle, et retourne ainsi dans le grand cycle de la nature ?
Étrange que notre nature possède à la fois la possibilité de l'éveil et la crainte de s'y donner.
Dieu et la Nature nous ont fait ce que nous sommes, mais à travers notre génie créateur nous faisons de nous-mêmes ce que nous voulons être.
Le seul caractère qui distingue l'homme des autres vertébrés supérieurs est une timidité excessive, sa faculté de s'alarmer, et son incapacité de se lancer dans l'aventure sans une foule derrière lui.
Celui qui n'est pas capable de supporter la pauvreté n'est pas capable d'être libre.
En poésie nous avons des droits sur les paroles qui forment et défont l'Univers.
La poésie plutôt que la poudre. Un mot, une phrase contiennent des charges explosives, susceptibles de libérer leur énergie latente lorsque s'offre l'occasion, qui servira de détonateur.
La véritable nature d'un individu ne se manifeste jamais aussi clairement qu'au moment où il subit une vexation, un outrage ou une offense.