Toute mon enfance, j'ai entendu que j'étais le fils d'une pute et d'un Boche. Il y a mieux.Non maman, t'étais pas une pute. Non papa, t'inquiètes pas là-haut. Je vous aime. Trop tard, c'est sûr.
Fichtre ! c'est grave. Nous sommes tous très intéressés, très mouches du coche. Folcoche se tord toujours, inconsciente, les deux mains sur le foie. Sa respiration siffle. Dois-je le dire ? mais nous respirons mieux depuis qu'elle étouffe.
N'avouez jamais! L'adage du louchebem guillotiné au siècle dernier. Ce qu'il a gueulé sur la bascule: N'avouez jamais! Son cri, d'écho en écho, dans les taules, nous parvient toujours.
Pour être candidat il faut passer l'obstacle des 500 parrainages. Mais pour participer au débat presidentiel sur TF1 il faut en + passer l'obstacle de Bouygues. C'est comme dans les entreprises, c'est le patron qui décide !
Comme je l'ai dit, la position du Royaume-Uni sur la question de la torture et de son utilisation n'a pas changé. Notre politique est la même qu'elle a été. Nous condamnons la torture.
L'une des choses que l'argent peut nous permettre, c'est d'avoir un peu plus de maîtrise sur notre temps.
La vanité travaillant sur une tête faible, produit toutes sortes de mal.
Bien sûr, j'adore Vincit Omnia ; est incommensurablement au-dessus de toute ambition, plus précieuse que la richesse, plus noble que le nom. Il ne connaît pas la vie qui ne la connaît pas : il n'a pas ressenti la plus haute faculté de l'âme qui n'en a pas joui.
Descendre jusque aux petits est le plus sûr moyen pour s'égaler aux grands.
Beaucoup de publicitaires ont investi sur Internet à cause de l'hystérie générale. Maintenant ils se demandent comment on peut faire des bénéfices en vendant une bouteille de liquide vaisselle à 10 francs sur le World Wide Web.
- Donnez des bouteilles, dit le comte.- J'ai bu, dit une fille, à pisser sur la chaise.- Buvez à chier, mon enfant...
En six ans, l'humanité a regardé l'équivalent d'un million deux cent mille années de vidéos pornographiques et a visité quatre-vingt-treize milliards de pages sur les plateformes gratuites.
Je sais que si je ne suis pas fidèle à moi-même, je ne pourrais pas être heureuse. Trop d'accent est mis aujourd'hui sur les aspects externes et trop peu sur le caractère.
Les enfants doivent se rappeler que lorsque vous mettez quelque chose sur Twitter, ce n'est pas comme si vous chuchotiez à votre ami, vous l'avez mis sur un panneau que le monde entier, y compris vos propres enfants, peut voir un jour.
Il y a trois grands groupes de conflits sur lesquels reposent la plupart des films : l'homme contre l'homme, l'homme contre lui-même, et l'homme contre la nature.
Je vous avoue que l'avenir m'inquiète beaucoup. Comment l'industrie pourra-t-elle reprendre, quand il est admis en principe que le domaine des décrets est illimité ? Quand chaque minute, un décret sur les salaires, sur les heures de travail, sur le prix des choses, etc., peut déranger toutes les combinaisons ?
J'ai décidé de faire "Captain America" parce que j'ai réalisé que je ne faisais pas le film parce que ça me terrifiait. Vous ne pouvez pas prendre de décisions basées sur la peur.
Le chemin a été long, parce que tout m'est tombé sur la tête très jeune et cela a pu être violent. Soudain, à 13 ans, vous êtes quelqu'un d'autre, on change même votre nom...
Je suis né sur la table de la cuisine. Nous étions si pauvres que ma mère n'avait pas les moyens de m'avoir; la dame d'à côté m'a mis au monde.
Quand je serai moins angoissé j'écrirai quelque chose sur l'angoisse.
L'univers déferle sur nous en traversant les murs de nos confinements.
Il faut penser aux jeunes adolescentes qui prennent exemple sur ces mannequins. Il y a un moment, faut arrêter (...) Je crois qu'il y a vraiment un 'holà' à mettre, parce que ça devient grave.
Elle s'est endormie un soir, croisant ses bras,Ses bras souples et blancs sur sa poitrine frêle,Et fermant pour toujours ses yeux clairs, déjà lasDe regarder ce monde, exil trop lourd pour Elle.
L'effet du recul sur la mémoire est de donner aux choses des contours énormes parce que l'essentiel se détache, isolé de l'environnement de faits quotidiens insignifiants qui se sont naturellement effacés de l'esprit.
Jésus est un homme comme nous, assez banal, très généreux, peu ambitieux. Ce sont ses compagnons qui en ont fait un prince. S'il revenait sur terre, il serait étonné de la place qu'il y occupe. C 'est une simple supercherie que Dieu autorise.
Juge combien la science a d'avantages sur l'ignorance. Les autres vices apportent quelque profit à leurs sectateurs. L'ignorance seule n'attire que du mal aux siens qui souvent paient par des effets l'offense qu'ils ont faite en parole.
On aime mal quand on ne permet pas à celui sur lequel on a jeté son dévolu de réaliser pleinement son être. On aime mal lorsque l'on ne pense qu'à soi et non à celui qu'on est censé aimer.
Si tout le monde se ressemble sur terre, à quoi bon voyager !
J'espère que mes livres font des déclarations sur notre état général.
Contrairement à toute autre créature sur cette planète, les humains peuvent apprendre et comprendre, sans avoir expérimenté.
J'ai juste essayé de construire sur mes échecs.
C'est sur les sympathies et les antipathies que la raison a perdu ses droits.
Moi, je répondais de mon mieux à toutes leurs questions, donnant sur mon ami les détails que je savais, inventant effrontément ceux que je ne savais pas.
Sur la terre, il y a de la place pour tous.
Une fourmi de dix-huit mètresAvec un chapeau sur la têteÇa n'existe pas ça n'existe pasUne fourmi traînant un charPlein de pingouins et de canardsÇa n'existe pas ça n'existe pasUne fourmi parlant françaisParlant latin et javanaisÇa n'existe pas ça n'existe pasEt pourquoi pas ?
Comle s'il était une seule société qui n'éprouvât pas le besoin d'avoir une minorité sur laquelle faire retomber tout le blâme ! Inondations, famines, bas salaires, rhumatismes du préfet, tout est bon lorsqu'il s'agit d'incriminer.
Jetez votre pain sur les eaux, et après plusieurs jours il reviendra beurré.
Vous connaissez certainement un écrivain. On les lit de moins en moins, mais il y en a de plus en plus. Vous en dénicherez facilement un dans votre entourage. On se sent si bien en écoutant les dernières personnes intelligentes sur Terre.
Si vous étiez grand, vous ne monteriez pas sur des échasses.
Une forte quantité d'opinions est fondée sur le principe que nous ne sommes rien. Les meilleurs ajoutent que nous sommes pourtant susceptibles d'une certaine espèce de valeur absolue - en nous reconnaissant pour rien, et en croyant à l'amour de Dieu.
Jamais, en effet, un livre plus indigent par la forme autant que par le fond, plus scélératement bête, plus menteur, ne menaça une société aussi salope d'un plus effroyable danger ; et jamais, à coup sûr, un aussi terrifiant holocauste d'âmes ne fut ordonné par un Hérode plus goujat et chétif.
En quarante ans d'observations, l'attitude de confiance - ou de défiance - en la personne nous est apparue, sous des formes très diverses, comme la quintessence des conduites culturelles, religieuses, sociales et politiques qui exerce une influence décisive sur le développement.
J'étais libérée parce que ma plus grande peur avait été réalisée et j'avais encore une fille que j'adorais et j'avais une vieille machine à écrire et une grande idée. Et ainsi le fond de pierre est devenu une base solide sur laquelle j'ai reconstruit ma vie.
Chez certains élèves, le credo s'oppose au cogito et l'emporte sur lui.
Inquiétant, mais vrai : sur les 80 milliards d'individus qui ont déjà fréquenté notre terre au cours des siècles, aucun n'a survécu.
Le pouls des amants bat sur leur visage.
Je m'étonne de tomber dans l'angoisse et pourtant ! Je ne cesse de jouer : c'est la condition de l'ivresse du coeur. Mais c'est mesurer le fond nauséeux des choses : jouer c'est frôler la limite, aller le plus loin possible et vivre sur un bord d'abîme !
Quand on vit enfin, on ne réfléchit pas sur ce qu'on vit : on en profite tout simplement. Le questionnement vient après, une fois que le corps s'est délesté de sa fureur de vivre.
Mexico lui parut une ville sans limites, livrée à sa propre vitesse, ayant perdu ses freins, prête à rivaliser avec l'infini, remplissant le moindre espace vide, avec n'importe quoi, murets, bicoques, gratte-ciel, toits de tôle, murs de carton, monceaux d'ordures, ruelles sordides, panneau publicitaire sur panneau publicitaire...
Je ne sais si la soumission est en marche, mais la peur est là et, malgré les crayons brandis, malgré les professions de foi martiales, il y aura de moins en moins de « Charlie » sur notre sol.