La théâtralité, c'est le contraste. Si on ne joue qu'une seule note, il n'y a plus de théâtralité.
Que sait-on de l'être humain si on ne le replace pas dans son éternité, bien sûr, mais aussi dans son histoire, dans sa vie quotidienne, dans ce qui se passe ?
Si on ne peut pas revenir en arrière, on peut au moins composer avec le présent pour que les instants suivants soient meilleurs.
Rien ne sert de courir si on ne sait où se cacher.
Il n'est pas honteux d'être sot si on ne fait pas abus de la sottise.
On n'éprouve aucun plaisir à avoir raison si on ne peut pas démontrer aux autres qu'ils ont tort.
Si on ne sait pas vivre, comment peut-on savoir mourir ?
On connaît son avenir tout autant que son passé, mais on préfère vivre comme si on ne connaissait ni l'un ni l'autre.
On n'apprécie rien si on ne le contemple pas ; ce qui manque au monde c'est la contemplation.
Si on ne peut avoir la réalité, un rêve vaut tout autant.
Ce dont on ne peut parler, c'est aussi ce qu'on ne peut apaiser ; et si on ne l'apaise pas, les blessures continuent à s'ulcérer de génération en génération.
À quoi sert la vie si on ne peut plus voir celui qu'on aime ? À quoi bon avoir des mains si on ne peut plus caresser, si on ne peut plus le serrer dans ses bras ? Si son parfum n'est plus dans l'air, à quoi bon même respirer ?
Comment penser le monde si on ne sait pas le rêver ?
Si on ne peut pas parler parce qu'on entend pas, rien n'a de sens.
Si on ne se met pas en question, si on ne court pas une vraie aventure, au bout de laquelle on sera vainqueur ou vaincu avec le risque de se casser la gueule, alors ça n'a aucun intérêt.
Est-ce qu'on est maître de devenir ou de ne pas devenir amoureux ? Et quand on l'est, est-on maître d'agir comme si on ne l'était pas ?
Le contribuable qui fait sa déclaration ressemble à une jeune fille qui arrive sur la plage. Il commence par retirer tout ce qui est permis et, si on ne le surveille pas, il en retire encore un peu plus.
L'avenir est un inconnu à toutes les dimensions. Mais le passé est un abîme où l'on risque à chaque pas de s'anéantir si on ne réussit pas à faire taire les échos.
Si on ne peut pas rire au paradis, je ne tiens pas à y aller.
Si on ne l'arrête pas suffisamment tôt, le mal finit par atteindre tous les hommes et par les engloutir, qu'ils l'aient combattu ou ignoré.
Il y a une jouissance dans les ruptures, si on ne se laisse pas prendre par la pitié.
La vie m'a appris que si on ne suit pas son intuition, que si notre intuition dit quelque chose que l'on refuse d'écouter, alors on part forcément dans la mauvaise direction.
Si on ne sait pas faire de l'amour cet absolu auprès de quoi toute autre histoire disparaît, on ne devrait jamais se hasarder à aimer, même pas si on se mariait dix fois.
L'enfant est comme une liane de calebassier, si on ne la remet pas dans la bonne direction, elle rampe où il ne faut pas.
Les idées sont comme les femmes. Si on ne les lève pas quand elles passent, on les perd de vue.
Être un grand homme n'est rien si on ne peut le paraître.
Si on ne peut pas passer par-dessus, il faut passer par-dessous.
Il faut toujours préférer l'utile à l'agréable si on ne peut avec les deux.
C'est tout juste si on ne m'accusait pas d'inceste" après la sortie de Descente aux enfers.
Les prédictions d'événements inattendus sont toujours plus précises si on ne les a pas rédigées auparavant.
Si on ne s'aimait pas tant soi-même on serait toujours seul.
Si il n'y a pas d'émotion, si il n'y a pas de choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre une photo, c'est la photo qui nous prend.
Ce n'est pas en mangeant que l'on devient forgeron. Même si on ne veut pas devenir forgeron.
Et les Américains, si on ne les avait pas découverts, ils seraient où aujourd'hui ?
On n'est pas homme si on n'est pas libre et pas libre si on ne jouit pas de sa liberté, si on ne s'en sert pas, pour décider, se constituer, puis lutter pour se garder et pour grandir.
On ne ferait pas le métier d'actrice si on ne ressentait pas une véritable jouissance à être regardée.
Ce n'est pas si désagréable de vieillir si l'on ne coupe pas la vie en étapes, si on ne se dit pas : « Maintenant c'est fini, je suis entrée dans la vieillesse ».
Si on ne maîtrise pas la chanson, on se retrouve dans le syndrome du chanteur constipé.
Si on ne respecte pas la nature, on partira avec.
On ne peut pas chanter des chansons optimistes lorsqu'on a peur de se trouver mal à chaque nouveau couplet. Comment dominer une salle, alors qu'on ne sait pas si on ne va pas s'écrouler sur la scène la minute suivante.
Si on ne fait que déverser de l'argent sur l'hôpital public, c'est intéressant, mais si on ne réfléchit pas au système de santé, ehpad compris, on sera à côté de la plaque.
En bonne logique, on ne peut se dispenser de désigner sous un nom commun toutes les opérations qui présentent des résultats analogues; c'est le seul moyen de simplifier l'étude des Sciences, et il serait impossible d'en retenir tous les détails, si on ne s'attachait à les classer.
On ne peut lire si on ne connaît les lettres, seulement les lettres sont effacées par le sens.
Ce n'est pas un grand avantage d'avoir l'esprit vif, si on ne l'a juste. La perfection d'une pendule n'est pas d'aller plus vite, mais d'être réglée.
Si on ne se mêlait que de ce qui nous regarde, il n'y aurait plus de conversation possible.
Les maris sont comme le feu, ils s'éteignent si on ne s'en occupe pas.
Il est impossible de devenir très instruit si on ne lit que ce qui plaît.
Si on ne leur fournit rien, si on ne leur obéit pas, sans les combattre, sans les frapper, ils restent nus et défaits et ne sont plus rien.