Pour taper sur le ventre d'un colosse, il faut pouvoir s'y hausser.
Quand la famille vole en éclat, on peut compter sur ses amis pour sortir du bourbier. Ou s'y enfoncer. Mais, attention, quand la nuit tombe, les masques tombent aussi. Tout peut arriver et tout est permis, jusqu'au lendemain matin.
La pratique d'un art demande un homme tout entier; c'est un devoir de s'y consacrer pour celui qui en est véritablement épris.
Traduire le théâtre, c'est d'abord et avant tout savoir lire le théâtre, porter son regard sur un texte et s'en abreuver, se couler dans une matière linguistique et s'y fondre...
Faire du théâtre, l'unique manière de ne pas s'y ennuyer.
Le temps, c'est comme les femmes. On ne peut pas s'y fier.
Depuis l'invention de l'arme atomique, le monde vit dans l'équilibre de la terreur. Bon gré mal gré, il faut que chacun des partenaires s'y plie.
Un homme se console d'être doux en affirmant qu'il est féroce quand il s'y met.
Il en est de certaines caves comme des musées. On souhaiterait de s'y laisser enfermer après l'heure ; d'entendre claquer la serrure et s'éloigner les pas du gardien pour surprendre les conciliabules de la nuit.
Les ordres d'une mère sont sacrés ; c'est un crime que de vouloir s'y soustraire.
Si tu ne mets raison en toi, elle s'y mettra malgré toi.
La vraie sagesse a souvent un air de folie, et le monde s'y trompe quelquefois.
Une bonne partie de la population ne fait aucun effort de réflexion, et ce n'est pas parti pour s'arranger. Alors ou bien on lutte pour une cause perdue et on y perd sa santé, ou bien on essaie de prendre les choses comme elles sont et de s'y faire.
Lorsqu'un homme s'intéresse au corps d'une femme, elle l'accuse de ne s'intéresser qu'à son corps, mais il ne s'y intéresse pas, elle l'accuse de s'intéresser à celui d'une autre.
Apprendre la musique en lisant des ouvrages s'y rapportant est comme faire l'amour par courrier.
Croisée des chemins : Les destins ne s'y croisent plus, ils se cherchent autour des ronds-points.
Si on veut qu'une chose soit faite, il y a trois façons de s'y prendre : le faire soi-même, demander à quelqu'un de le faire, ou interdire à ses enfants de le faire.
Impossible de palper le temps, mais il s'insinue là entre les fibres les plus ténues de l'être, s'y loge en intrus et s'y creuse un nid fatal.
La passion de la musique est en elle-même un aveu. Nous en savons plus long sur un inconnu qui s'y adonne que sur quelqu'un qui y est insensible et que nous approchons tous les jours.
Le bonheur se distingue du plaisir : ce dernier n'est pas lié au sentiment de l'existence, on ne s'y oublie pas en tant qu'être singulier. Ici se loge la deuxième raison qui peut expliquer la rareté de ce bonheur en littérature.
Quand une anthologie paraît, tout bon poète (ou mauvais) s'y précipite pour constater qu'on l'a oublié une fois de plus.
À force de voir tous les jours les mêmes choses, l'esprit s'y accoutume aussi bien que les yeux.
C'est fou ce que deux personnes peuvent inventer pour se faire du mal quand elles s'y mettent.
Le merveilleux, on s'y habitue plus vite qu'à des godasses trop courtes.
On n'enferme pas l'intelligence, on s'y abandonne, grande main salvatrice que nous tend l'infini.
On dit que les Américains mangent toute la journée. C'est faux. Mais ce qu'ils mangent est tellement mauvais qu'ils doivent s'y reprendre à plusieurs fois.
Il y a tant d'égoïsme dans le coeur des hommes, tant d'intérêts personnels chez eux, que les belles initiatives viennent s'y briser comme les lames de la mer sur un rocher inébranlable.
A frotter, jour après jour, les barreaux de sa cage pour la rendre plus attrayante et à s'y cogner le nez le reste du temps, l'oiseau finit-il par en oublier sa chanson...
Les plus grands jeux inventés par l'homme simulent la vie et la mort à s'y méprendre.
Il n'y a pas de vrai bonheur sans qu'il s'y mêle un petit peu le sens du malheur...
Les offrandes les plus précieuses de l'amour le plus pur ne sont pas faites par simple générosité : un peu d'intérêt personnel s'y mêle toujours.
Les cimetières sont des portefeuilles où toutes les valeurs humaines en s'y plaçant se réduisent à zéro.
Les rêves sont faits pour entrer dans la réalité, en s'y engouffrant avec brutalité, si besoin est. Ils sont faits pour y réinsuffler de l'énergie, de la lumière, de l'inédit, quand elle s'embourbe dans la médiocrité, dans la laideur et la bêtise.
Quand les femmes ne prêtent plus à la médisance, elles s'y adonnent.
Le passé ne sert qu'à l'avenir, rien ne sert de s'y attarder.
Si vous avez travaillé sur tout votre dessin, il devrait se terminer lui-même - souvent quand on s'y attend le moins.
Il faut s'y prendre tôt pour faire les choses au dernier moment.
Le gros problème avec les hommes, c'est qu'ils ne savent pas s'y prendre avec les femmes.
On prend un amant comme un miroir, non pour le regarder, mais pour s'y regarder.
A quelques exceptions notables près, les hommes d'affaires sont favorables à la libre entreprise en général mais s'y opposent lorsqu'il s'agit d'eux-mêmes.
L'âme humaine est comme un gouffre qui attire Dieu, et Dieu s'y jette.
Il faut essayer de soumettre les circonstances et non s'y soumettre.
Qu'un individu isolé se fie à ses instincts et s'y tienne, le monde entier finira par se ranger à ses cotés.
Pour la Leche League, la bonne mère est celle qui allaite. L'envers de la médaille est évidemment la culpabilisation de toutes celles qui ne s'y retrouvent pas. On stigmatise les mères qui préfèrent donner le biberon.
C'est dommage que le danger soit chose au fond si dangereuse, sans quoi on s'y jetterait rien que pour éprouver cette joie puissante qui accompagne la délivrance.
Parfois, le sort chasse certaines personnes de notre vie, mais il en fait entrer d'autres, au moment où l'on s'y attend le moins. Dîtes vous qu'à partir de maintenant, il vous sera favorable. votre vie ne fait que commencer.
Il y a, par les temps qui courent, tant de personnages honorables mis en examen qu'il serait inconvenant de souhaiter "bonne santé" à quelqu'un qui risque de s'y retrouver prochainement.
J'aime quand le courage ou l'héroïsme s'enveloppent de discrétion et surviennent là où on ne s'y attendrait pas.
Moins on s'y attend, plus on a de chances de prendre un but.
Ici peut-être plus que nulle part ailleurs, les Français qui se trouvent occupés, qui s'y trouvent en activités, intellectuelle, économique, technique, scolaire, religieuse, tous ces Français là nous représentent.