Quand la famille vole en éclat, on peut compter sur ses amis pour sortir du bourbier. Ou s'y enfoncer. Mais, attention, quand la nuit tombe, les masques tombent aussi. Tout peut arriver et tout est permis, jusqu'au lendemain matin.
Si vous rencontrez une erreur, plutôt que de la déraciner ou de la pourfendre, voyez si vous pouvez la traiter avec patience et permettre à la lumière d'éclairer le noyau de Bon et de Vrai qui, en général, ne manque pas de s'y trouver.
La pratique d'un art demande un homme tout entier; c'est un devoir de s'y consacrer pour celui qui en est véritablement épris.
La vraie sagesse a souvent un air de folie, et le monde s'y trompe quelquefois.
Depuis l'invention de l'arme atomique, le monde vit dans l'équilibre de la terreur. Bon gré mal gré, il faut que chacun des partenaires s'y plie.
Pour taper sur le ventre d'un colosse, il faut pouvoir s'y hausser.
Traduire le théâtre, c'est d'abord et avant tout savoir lire le théâtre, porter son regard sur un texte et s'en abreuver, se couler dans une matière linguistique et s'y fondre...
Il n'y a pas de vrai bonheur sans qu'il s'y mêle un petit peu le sens du malheur...
Une bonne partie de la population ne fait aucun effort de réflexion, et ce n'est pas parti pour s'arranger. Alors ou bien on lutte pour une cause perdue et on y perd sa santé, ou bien on essaie de prendre les choses comme elles sont et de s'y faire.
Faire du théâtre, l'unique manière de ne pas s'y ennuyer.
Un homme se console d'être doux en affirmant qu'il est féroce quand il s'y met.
Il en est de certaines caves comme des musées. On souhaiterait de s'y laisser enfermer après l'heure ; d'entendre claquer la serrure et s'éloigner les pas du gardien pour surprendre les conciliabules de la nuit.
Le temps, c'est comme les femmes. On ne peut pas s'y fier.
Si on veut qu'une chose soit faite, il y a trois façons de s'y prendre : le faire soi-même, demander à quelqu'un de le faire, ou interdire à ses enfants de le faire.
À force de voir tous les jours les mêmes choses, l'esprit s'y accoutume aussi bien que les yeux.
Le bonheur se distingue du plaisir : ce dernier n'est pas lié au sentiment de l'existence, on ne s'y oublie pas en tant qu'être singulier. Ici se loge la deuxième raison qui peut expliquer la rareté de ce bonheur en littérature.
Croisée des chemins : Les destins ne s'y croisent plus, ils se cherchent autour des ronds-points.
Si tu ne mets raison en toi, elle s'y mettra malgré toi.
Quand une anthologie paraît, tout bon poète (ou mauvais) s'y précipite pour constater qu'on l'a oublié une fois de plus.
Les ordres d'une mère sont sacrés ; c'est un crime que de vouloir s'y soustraire.
On n'enferme pas l'intelligence, on s'y abandonne, grande main salvatrice que nous tend l'infini.
La passion de la musique est en elle-même un aveu. Nous en savons plus long sur un inconnu qui s'y adonne que sur quelqu'un qui y est insensible et que nous approchons tous les jours.
C'est fou ce que deux personnes peuvent inventer pour se faire du mal quand elles s'y mettent.
Apprendre la musique en lisant des ouvrages s'y rapportant est comme faire l'amour par courrier.
Impossible de palper le temps, mais il s'insinue là entre les fibres les plus ténues de l'être, s'y loge en intrus et s'y creuse un nid fatal.
Les plus grands jeux inventés par l'homme simulent la vie et la mort à s'y méprendre.
On ne peut espérer changer spirituellement si l'on ne s'y est pas préparé.
Il y a tant d'égoïsme dans le coeur des hommes, tant d'intérêts personnels chez eux, que les belles initiatives viennent s'y briser comme les lames de la mer sur un rocher inébranlable.
Le passé ne sert qu'à l'avenir, rien ne sert de s'y attarder.
A frotter, jour après jour, les barreaux de sa cage pour la rendre plus attrayante et à s'y cogner le nez le reste du temps, l'oiseau finit-il par en oublier sa chanson...
Le merveilleux, on s'y habitue plus vite qu'à des godasses trop courtes.
On dit que les Américains mangent toute la journée. C'est faux. Mais ce qu'ils mangent est tellement mauvais qu'ils doivent s'y reprendre à plusieurs fois.
Qu'un individu isolé se fie à ses instincts et s'y tienne, le monde entier finira par se ranger à ses cotés.
Les offrandes les plus précieuses de l'amour le plus pur ne sont pas faites par simple générosité : un peu d'intérêt personnel s'y mêle toujours.
On prend un amant comme un miroir, non pour le regarder, mais pour s'y regarder.
Quand les femmes ne prêtent plus à la médisance, elles s'y adonnent.
L'âme humaine est comme un gouffre qui attire Dieu, et Dieu s'y jette.
Le gros problème avec les hommes, c'est qu'ils ne savent pas s'y prendre avec les femmes.
Il faut s'y prendre tôt pour faire les choses au dernier moment.
Si vous avez travaillé sur tout votre dessin, il devrait se terminer lui-même - souvent quand on s'y attend le moins.
C'est dommage que le danger soit chose au fond si dangereuse, sans quoi on s'y jetterait rien que pour éprouver cette joie puissante qui accompagne la délivrance.
Les rêves sont faits pour entrer dans la réalité, en s'y engouffrant avec brutalité, si besoin est. Ils sont faits pour y réinsuffler de l'énergie, de la lumière, de l'inédit, quand elle s'embourbe dans la médiocrité, dans la laideur et la bêtise.
A quelques exceptions notables près, les hommes d'affaires sont favorables à la libre entreprise en général mais s'y opposent lorsqu'il s'agit d'eux-mêmes.
Les cimetières sont des portefeuilles où toutes les valeurs humaines en s'y plaçant se réduisent à zéro.
Tout ce qui s'est fait de grand dans le monde, s'est fait au cri du devoir ; tout ce qui s'y est fait de misérable s'est fait au nom de l'intérêt.
Le drame de la vie c'est qu'il peut ne rien s'y passer.
Il faut essayer de soumettre les circonstances et non s'y soumettre.
L'intelligence met déjà à l'écart. Mais si la sensibilité s'y ajoute, alors là, c'est la solitude complète.
Moins on s'y attend, plus on a de chances de prendre un but.
Il y a, par les temps qui courent, tant de personnages honorables mis en examen qu'il serait inconvenant de souhaiter "bonne santé" à quelqu'un qui risque de s'y retrouver prochainement.