Il faut aimer danser pour s'y tenir.
Les musulmans les plus radicaux compensent leur infériorité numérique par un activisme militant intense. Tout le monde s'y laisse prendre. Les associations musulmanes comme les journalistes. Parce qu'ils ont la plus grande gueule, ils sont l'islam, le vrai.
A force de nous le présenter aussi noir, le futur, ils peuvent bien comprendre qu'on hésite à s'y aventurer, non ?
Ce qu'il y a de mieux dans la modestie, c'est l'intelligence qu'il faut déployer pour s'y tenir.
Ce qu'il y a de plus scandaleux dans le scandale, c'est qu'on s'y habitue.
L'art est de peindre un sujet particulier avec assez de puissance pour que la généralité dont il dépendait s'y comprenne.
Rien n'est en dehors de l'homme et il ne peut explorer l'univers qu'en s'y projetant.
Tous les plaisirs sont fades s'il ne s'y mêle un peu d'amour.
Les dimanches, surtout en fin d'après-midi, et si vous êtes seul, ouvrent une brèche dans le temps. Il suffit de s'y glisser.
J'ai fait l'objet de quelques mauvaises critiques, mais il faut s'y attendre.
Avant un plaisir, il faut se méfier de la représentation, se représenter le poids du regret d'y avoir cédé et en contrepartie le caractère éphémère de ce plaisir. Si le plaisir paraît toujours tentant, on peut alors s'y adonner.
C'est la chèvre qui connaît la profondeur de l'eau avant de s'y aventurer.
Je ne l'ai pas mis au monde pour que derrière une mitrailleuse il guette ses semblables. S'il y a de l'injustice dans le monde, je ne lui ai pas appris à s'y associer.
Si on devait envisager l'amour du point de vue de notre emploi du temps, qui s'y risquerait ?
La plupart des gens s'intéressent aux actions quand tout le monde s'y intéresse. Le moment où il faut s'intéresser est quand personne d'autre ne le fait. Vous ne pouvez pas acheter ce qui est populaire et faire de bons résultats.
La fureur ne vient qu'à ceux qui s'y préparent.
Mais les principes, ce ne sont pas des vêtements que l'on enfile ou que l'on enlève quand ça vous arrange. On doit s'y tenir quelles que soient les circonstances.
Il n'y a qu'une voie pour chacun de nous ; la trouver est facile, s'y maintenir très difficile.
On se consacre pas à la poésie ; on s'y sacrifie.
Il y a deux sortes de femmes. La femme-bibelot que l'on peut manier, manipuler, embrasser du regard, et qui est l'ornement d'une vie d'homme. Et la femme-paysage. Celle-là on la visite, on s'y engage, on risque de s'y perdre.
Je n'emporterai pas mon fonds de liquoriste au Paradis, n'est-ce pas ? Alors, buvons-le. C'est mon défunt qui me l'a légué. Il y a du bon. Il s'y connaissait. Je ne suis qu'une bistrote d'occasion.
Sur le mur bas, tout le monde s'y appuie.
Il faut souvent plus de courage pour changer d'avis que pour s'y tenir.
Les miroirs sont des glaces qui ne fondent pas ; ce qui fond, c'est qui s'y mire.
Plus un art est contestable, plus ceux qui s'y livrent tendent à se croire investis d'un sacerdoce et à exiger qu'on s'incline devant ses mystères.
La raison rétrécit la vie, comme l'eau rétrécit la laine, si bien qu'on s'y sent coincé et on ne peut plus lever les bras.
Plus le bois est poreux, plus le ver s'y enfonce.
Les raisons du bonheur sont la plupart du temps fort simples. Il y a les passions, mais il y a la découverte du monde. Cette curiosité peut se contenter sur place. La matière que l'homme manipule dans son travail est un élément important du bonheur. La sensualité s'y satisfait.
Les hommes sont volages. Bien folle est qui s'y fie.
Nul ne revient de l'autre monde nous dire ce qui s'y passe.
On ne «flirte » pas à l'Opéra; on crie très fort des mots incompréhensibles ; si l'on y échange des serments, c'est avec l'assentiment des trombones : logiquement, les nuances changeantes d'un sentiment doivent s'y perdre parmi tant de clameur obligée.
Celui qui penserait que les hallebardes, les gardes et le guet garantissent les tyrans, se tromperait fort. Ils 's'en servent, je crois, par forme et pour épouvantail, plus qu'ils ne s'y fient.
Quand ça brûle pas clair dans le coeur, la suie s'y entasse.
On s'y évade de la règle de trois, des participes vraiment passés. On se conjugue plutôt dans le futur... mentir, voler, arnaquer, maquereauter...
Dans les ténèbres du temps, s'y cache de multiples révélations dont la plus part semble inaccessible.
Un père trop proche, trop compréhensif, n'est pas forcément ce qu'il y a de plus rassurant pour une adolescente qui a besoin, même si elle s'y oppose, d'une autorité.
Tu penses pouvoir réprimer l'injustice et la cupidité de tes concitoyens par des lois écrites. Mais celles-ci ne diffèrent en rien des toiles d'araignée ; elles garderont captifs les plus faibles et les plus petits de ceux qui s'y feront prendre ; mais les puissants et les riches les déchireront.
Filmez simplement ce qui s'y trouve, faites confiance à ce qui s'est passé avant, une heure avant, et rendez-le facile.
Tout le monde connaît, au moins de réputation, le théâtre national de l'Opéra. J'ai eu le regret de constater qu'il n'avait pas changé : pour le passant mal prévenu, ça ressemble toujours à une gare de chemin de fer; une fois entré, c'est à s'y méprendre une salle de bains turcs.
Ce qui m'importe, c'est de montrer que la seule question qui vaille, pour tout être humain, est de tenter de comprendre le monde, de s'y inscrire.
Un mendiant me saisit la main, la baise deux fois et s'y accroche de tout son poids, de toute sa misère. Je ne lui fais pas l'aumône. Je n'ai rien sur moi. Le Seigneur ne me donne pas d'argent de poche. Il n'est pas avare. Il juge que je n'en ai pas besoin, voilà tout.
Dès que la calomnie s'est logée quelque part, elle s'y fixe à jamais.
On trouve toujours plus juif que soi, plus collabo, plus nègre, plus bourgeois, plus sale gueule de fasciste assassin. Ce qui est le plus difficile à traverser... ces sortes de parenthèses de paix, d'abstinence, on s'y ennuie ferme et on fermente.
Vous savez, perdre plusieurs millions d'euros en quelques minutes, c'est une expérience que je ne souhaite à personne. Vous savez, on voit sa vie défiler : première ouverture de compte, premier transfert en Suisse, premier milliard. Je me souviens avoir été ému comme un gosse pour mon premier milliard, et puis après... on s'y habitue.
La décision qu'on prend est de peu d'importance : l'important c'est de s'y tenir.
Les idéaux ont de curieuses qualités, entre autres celles de se transformer brusquement en absurdité quand on essaie de s'y conformer strictement.
Dans la nuit il y a naturellement les sept merveilles du monde et la grandeur et le tragique et le charme. Les forêts s'y heurtent confusément avec des créatures de légende cachées dans les fourrés. Il y a toi.
Tout être au plein de sa vie s'amuse à concevoir l'idée d'un tableau qui rassemblerait son expérience. Nous avons tant mémorisé sentiments, impressions, passions, étonnements, colères, rencontres, que nous souhaiterions parfois rapprocher les pièces du puzzle. Georges Perec s'y est essayé - a réussi - dans La Vie mode d'emploi.
Il paraît que les malheurs arrivent à ceux qui ne s'y attendent pas, à ceux qui n'y pensent pas. Alors, pour que ça n'arrive pas, on y a pensé...
Les gens qui réussissent ne sont pas nés comme ça. Ils réussissent en établissant l'habitude de faire des choses que les gens qui échouent n'aiment pas faire. Les gens qui réussissent n'aiment pas toujours ces choses eux-mêmes ; ils s'y mettent et les font.