Penser est, pour un grand nombre de femmes, un accident heureux plutôt qu'un état permanent.
Il n'y a que les gens médiocres pour penser à tout.
Une femme a déjà perdu le monde. Rien ne serait plus sot de penser qu'une autre le sauverait.
Il y a beaucoup de gens qui lisent parce qu'ils sont trop paresseux pour penser.
Les sondages me font penser aux cours d'eau : ils sont le reflet de notre société.
Rien ne fait souffrir certaines personnes plus que la nécessité de penser.
L'homme est un animal qui a la faculté de penser quelquefois à la mort.
Penser le matin.Agir le midi.Manger l'après-midi.Et la nuit, dormir.
J'ai appris à essayer de penser aussi sincèrement possible ce qu'on raconte et surtout à se passer du métier parce que "avoir du métier" dans notre profession n'existe pas.
Avec une voix forte dans la gorge, on est presque incapable de penser des choses subtiles.
Habitude : un art d'agir sans y penser et mieux même qu'en y pensant.
Y penser sans cesse ne labourera pas le champ.
Dans chaque fournée de personnes qui vient dîner, il est raisonnable de penser que la moitié vous déteste autant que la nourriture.
Noël est un tonique pour nos âmes. Cela nous pousse à penser aux autres plutôt qu'à nous-mêmes. Il dirige nos pensées à donner.
Pour moi, la compétition ne veut rien dire. Il faudrait être prétentieux pour penser que, si vous êtes sélectionné à Cannes, c'est parce que votre film fait partie des 20 meilleurs de l'année sur l'ensemble de la production mondiale.
Mes nuits sont courtes et j'cours après l'effort, être dans l'action pour ne pas penser, moi la Terre, j'la dévore.
Je regarde la grammaire comme la première partie de l'art de penser.
J'essaie souvent de dire aux enfants de penser à toutes les personnes qui vous aiment, de ne pas pleurer la personne qui ne vous aime pas.
Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.
L'homme qui se défend de penser n'apprends jamais rien.
L'imminence de la mort n'est pas seulement une obsession personnelle, c'est une manière de se rendre à la nécessité de ce qui se donne à penser, à savoir qu'il n'y a pas de présence sans trace et pas de trace sans disparition, donc sans mort.
Dans les déclarations de sportifs, c'est comme dans les déclarations d'hommes politiques : la franchise ne consiste pas à dire ce qu'on pense, mais à penser ce qu'on dit.
Il m'était plus facile de penser un monde sans créateur qu'un créateur chargé de toutes les contradictions du monde.
L'ART est la domination. Cela fait penser aux gens que pour ce moment précis, il n'y a qu'une seule façon, une seule voix.
Pour quoi faire, l'amour, si ce n'est pas pour donner de la beauté à penser ?
Si les gouvernements en place continuent de penser qu'abaisser l'âge de voter peut leur être favorable, on verra bientôt les électeurs aller aux urnes avant qu'ils ne sachent marcher.
Penser la violence comme une exception, comme une anecdote, c'est une erreur totale.
On ne peut pas pleurer et penser, car chaque pensée absorbe une larme.
Il est consolant de penser que si la folie ne gagne rien au contact de la raison, en revanche, la raison s'altère au contact de la folie.
Penser à ça, tout le temps, à l'héritage, à ce qu'on va laisser aux gosses, c'est très compliqué.
L'homme ajoute à toute sensation une autre sensation aussitôt qu'il commence à penser.
Les militaires font penser à une troupe de théâtre qui répéterait toujours sans jamais jouer. A défaut de tuer des gens, ils tuent le temps.
Penser pouvoir vivre sans illusions, c'est comme se tenir devant un miroir sans reflet, c'est impossible.
Il fallait être Anglais pour inventer le rugby. Qui d'autre aurait pu penser à un ballon ovale ?
C'est un défaut courant des hommes : penser qu'avec un peu d'argent ils obtiendront toujours ce qu'ils voudront.
Il est pour moi, physicien, absurde de penser que l'univers se soit fait par "hasard".
Il n'est pas toujours nécessaire de penser pour être libre penseur.
La liberté de penser est absolue ou elle n'est rien.
Peut-on devenir paranoïaque à force de penser que les autres pensent que nous le sommes ?
Lire est une forme de paresse dans la mesure où on laisse le livre penser à la place du lecteur. Le lecteur lit et se figure qu'il pense ; de là ce plaisir qui flatte l'amour-propre d'une illusion délicate.
C'est quand on est jeune qu'on doit en profiter pour faire les choses sans penser. Après on passe son temps à penser aux choses qu'on n'a pas pu faire.
Chaque pensée est une exception à une règle générale qui est de ne pas penser.
Seuls les grammairiens sont assez naïfs pour penser que l'exception confirme la règle.
Il est bien assez temps de penser à l'avenir quand il n'y a plus d'avenir.
Le passé n'est plus, il est irrévocable, et c'est assez que de penser au présent et à l'avenir.
Penser, analyser, inventer ne sont pas des actes normaux, ils constituent la respiration normale de l'intelligence.
Certains enfants disparaissent de la vie de leurs parents pour les obliger à penser à eux.
Le plus beau triomphe de l'écrivain est de faire penser ceux qui peuvent penser.
Quoique la mort nous soit épouvantable,A y penser souvent est profitable.
Vivre signifie sentir et penser, souffrir et jouir ; toute autre vie est synonyme de la mort.