L'argent, dit-on, procure tout. Ce n'est pas vrai ; il ne dispense ni l'esprit, ni l'intelligence, ni le talent, ni le bon goût.
Un homme abjure pas sa foi, après huit piges aux durs, pour une grappe de raisin, une banane.
On s'habitue à tout, a-t-on coutume de dire. Je n'en suis pas certain. Je crois plutôt qu'on est capable de se déshabituer de tout. C'est différent.
Un coeur lourd ne porte pas une langue agile.
Je ne changerais pas une seule chose, car un changement modifie chaque instant qui le suit.
Je ne refuse pas à ces dix forcenés le titre de héros ; en tout cas, ce n'étaient pas des sages.
Qui sait si la raison de l'existence de l'homme ne serait pas dans son existence même ?
Perte. Privation de ce que nous possédons, ou ne possédons pas. C'est dans ce deuxième sens que l'on dit d'un candidat battu qu'il a "perdu les élections".
Il faut être jolie quand on n'est pas riche.
Un visage commun s'embellit par le fard, Le beau n'a pas besoin des ornements de l'art.
Il faut être tel que l'on n'ait pas à rougir devant soi-même.
Les pensées, comme les puces, sautent d'un être humain à l'autre. Mais elles ne les piquent pas tous.
Souvent on n'est pas digne de la pensée qu'on a.
Les questions, ce n'est pas nous qui les posons. Elles se posent et s'imposent toutes seules et à tour de bras.
Je ne me dis pas tout.
Nous aimons ceux qui prêchent les vérités, et non pas nos vérités.
Lorsqu'ils sont vivement pressés par la faim en hiver, ils mangent les vieilles femmes avant de manger les chiens ; quand M. Low demanda au jeune garçon pourquoi cette préférence, il répondit : "Les chiens attrapent les loutres et les vieilles femmes ne les attrapent pas."
La citoyenneté, on le sait, ne définit pas une participation culturelle, linguistique ou historique en général. Elle ne recouvre pas toutes ces appartenances. Mais ce n'est pourtant pas un prédicat superficiel ou superstructurel flottant à la surface de l'expérience. Surtout quand cette citoyenneté est de part en part précaire, récente, menacée, plus artificielle que jamais.
Je ne me considère pas comme un pessimiste. Je pense qu'un pessimiste est quelqu'un qui s'attend à ce qu'il pleuve. Et je me sens trempé jusqu'aux os.
Je n'aime pas mêler des vers au milieu de la prose, parce que cela me fait l'effet de raccommoder un torchon avec de la toile d'or.
"C'est ça ou ce n'est pas ça", du premier coup d'oeil. Le raisonnement vient après.
Ne vous fiez pas à ce qui a été acquis du fait de l'avoir entendu de façon répétée, ni du fait de la tradition, ni du fait de la rumeur, ni du fait que ça se trouve dans une écriture.
Nous aimerions chacun ne pas survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble.
Celui qui mange trop ne peut pas dormir
Un ami borgne vaut mieux que pas d'ami du tout.
Si vous ne commencez pas quelque part, vous n'irez nulle part.
Être un pilote médiocre n'a jamais été mon ambition. Ce n'est pas mon style.
Je suis tellement fatiguée de la peur. Et je ne veux pas que mes filles vivent dans un pays, dans un monde basé sur la peur.
Nous devons lutter de manière agressive contre le terrorisme islamique radical, mais pas au détriment de nos valeurs américaines.
L'amour ne peut pas te sauver de ton propre destin.
Les amis ne se choisissent pas. Ce sont eux qui vous choisissent. Ou on les repousse, ou on les accepte sans réserve.
Si cette pression énorme n'existait pas, je n'aurais pas été élu. Cela aurait été l'un des candidats habituels.
Il n'y a aucun moyen d'atteindre tout votre potentiel si vous ne vous aimez pas vraiment.
Je ne veux pas qu'on me voie sourire, m'amuser ou manger.
Nous ne sommes pas encore ce que nous serons, mais nous y grandissons, le processus n'est pas encore terminé...
Je ne dis pas la vérité, je dis ce qui devrait être la vérité.
- Allo Maman? Oui je suis avec une amie là, hein qu'est ce qu'on va faire ? Euh j'sais pas... Effy on va faire quoi ? - Approvisionnements. - En quoi ? demande ma mère... - Drogues. - Salade !
Je ne peux pas supporter le Marquis de Sade. Je hais ses écrits. Pour autant, je détesterais qu'on le censure
Quatre-vingt-dix millions de mal blanchis sans acte de naissance ni carte d'identité, plus de la moitié de la population brésilienne réduite aux dernières extrémités [...] C'est ça, le Brésil, princesse. Pas ce que tu vois de ta fenêtre.
Tous les bons mots qui naissent m'étaient prêtés. Alors, à la fin, je les ai pris et ne les ai pas rendus.
Seule occupation qui ne soit pas indigne d'un gentleman dans la matinée : désembrouiller l'écheveau de ses rêves.
Règle générale : une blanchisserie de luxe s'assure que les chemises et les cols ne fassent pas long feu.
Ce n'est pas ce qu'on sait qui nous fait agir, mais ce que l'on sent.
Je n'ai pas lu beaucoup, préférant ne pas m'encombrer l'esprit avec les idées des autres.
On n'est pas tenté de chercher des dessous à une oeuvre qui a de trop beaux dessus.
Toutes les vies ne coulent pas dans le même sens.
L'école n'a pas à endoctriner, elle n'a pas d'avantage à se poser en rivale de la famille.
La liberté a des contraintes mais pas de frontières.
J'ai constaté qu'au long des mois, des années maintenant, ne se tissent que peu d'amitiés nouvelles, ne se retrouve pas l'amitié.
Notre coeur a soif de lumière. Si celle dont on nous inonde n'assouvit pas notre soif d'authenticité, à l'inverse, la lueur fragile de nos plus grands espoirs a besoin de la pénombre pour rester perceptible...