L'homme, c'est le nom commode qu'on a donné, complet, fini, satisfaisant, à quelque chose qui ne l'est guère. On a fait l'opération contraire avec le mot Dieu.
Le mot "concret" a ceci de particulier que plus on l'évoque, plus il est "abstrait".
Le mot liberté ne peut pas être chanté sur la même note par tout le monde.
Ce que les hommes cherchent à personnifier dans le mot "pensée", c'est la matière en mouvement.
Le mot pain est comme un coup de feu quand une bouche affamée le prononce.
J'utilise le mot Dieu dans un sens impersonnel, comme Einstein le faisait pour les lois de la nature.
Dans le mot haschisch, le H est aspiré, ça fait plus d'effet...
Nous ne pouvons ajouter au langage impunément le mot qui dépasse les mots, le mot Dieu ; dès l'instant où nous le faisons, ce mot se dépassant lui-même détruit vertigineusement ses limites.
Une île, ça avait quelque chose de magique ; le mot seul frappait l'imagination. On perdait contact avec son univers quotidien - une île, c'était un monde en soi. Un monde dont on risquait parfois - qui sait ? - de ne jamais revenir.
Car il faut que le mot passe afin que la phrase existe; il faut que le son s'éteigne afin que le sens demeure.
Ame, c'est bien là le mot qui a fait dire le plus de bêtises.
Amitié, quel mot lépreux ! Chaque jour, et jusqu'à l'écoeurement, les gens l'ont à la bouche, et il est complètement déprécié, au moins aussi déprécié que le mot amour, mortellement piétiné.
Le mot ronce, dis-tu ? Je me souviensDe ces barques échouées dans le varechQue traînent les enfants les matins d'étéAvec des cris de joie dans les flaques noires.
Le mot cybersexe, c'est bien pour le Scrabble.
Le mot "sage" dit à un enfant, c'est un mot qu'il comprend toujours et qu'on ne lui explique jamais.
Du feu qui va en mer la flamme est brève,Mais quand elle s'éteint contre la vague,Il y a des irisations dans la fumée.Le mot ronce est semblable à ce bois qui sombre.
La seule raison pour laquelle je suis dans la mode est de détruire le mot conformité.
Péché, c'est le mot que l'on donne à la mauvaise conscience.
Il ne suffit pas de couler à l'oreille de son maître le mot juste ou la formule idéale pour recueillir l'estime des puissants.
Le mot ressemble à la monnaie fiduciaire offrant la même utilité et les mêmes dangers.
Sans le mot qui seul compte dans l'expression d'une pensée, la pensée en question n'est qu'un pur fantôme en attente de corps. Là où les mots manquent pour le dire, manque aussi la pensée.
Le poète est cet être très vieux et très neuf, très complexe et très simple qui aux confins vécus du rêve et du réel, du jour et de la nuit, entre absence et présence, cherche et reçoit dans le déclenchement soudain des cataclysmes intérieurs le mot de passe de la connivence et de la puissance.
Je désignerai par le mot mystère ce que d'ordinaire on appelle Dieu.
Le mot Dieu est le plus parfait des abrégés.
Je n'aime pas le mot mûrir parce qu'il y a une notion de pourri qui me fait très peur.
Vouloir appliquer le mot trop à Dieu, c'est déjà blasphémer.
- Dans le mot VOLCAN, y a CAN, ça veut dire qu'on ne sait jamais CAN ça VOL.- CAN ça VOL !- Quand ça va voler.- Ah...- C'est bien foutu les mots.
Quand il entend les autres prononcer le mot de « chance », il dit : « Ah oui ! Voilà comme les faibles appellent le courage. »
Le mot Canada serait né des mots espagnols aca et nada qui signifient rien ici.
La monnaie d'échange des pensées, le mot, se dévalue à mesure que le progrès évolue.
Le mot peut être lui aussi un bâillon.
Faute de composer avec le monde, il a bien fallu composer avec le mot.
La mort, seule chose plus grande que le mot qui la nomme.
Le mot une fois parti ne revient plus.
Les contraintes excessives que l'on fait peser sur l'artisan, sur la petite entreprise, nous exaspèrent. Et le mot "entreprise" entraîne chez les français une adhésion remarquable, très au dessus du mot " syndicat". L'entreprise et l'idée de liberté, c'est de la valeur humaine.
- Le maniaque a répondu par une remarque désobligeante. - Approchez-vous et répétez l'ultimatum sur un ton encore plus ferme. Et ajoutez le mot « sinon ». - Simon Phoenix, couchez-vous face contre terre ! Sinon.
La littérature est la vie même, sous la sa forme la plus pure, la plus attirante, la plus voisine du chant, qui est sur les lèvres avant le mot.
Sans doute nous ne battons plus la table contre laquelle nous nous cognons, mais pour des coups différents, quoique de nature analogue, nous avons inventé le mot destin, que nous nous entendons à accuser.
Un sot est quelqu'un qui a toujours le mot pour faire rire de lui.
Le mot impossible a été et doit rester supprimé de notre dictionnaire.
Le mot "jeune" est un mot de vieux.
Qu'est ce qui reste de l'être humain ? Qu'est ce que nous pouvons laisser de durable ? Le mot, uniquement le mot.
Nous n'avons jamais de Dieu que le mot "Dieu", mais cela n'interdit pas de croire en lui autrement que nous croirions au sens d'un mot. On ne prie pas un mot.
Le mot est liberté.
Le mot de vérité ne fait naître qu'une idée vague, il n'a jamais eu de définition précise.
Riz : trois lettres, comme dans le mot blé, mais entre ces deux nourritures fondamentales, il y a la distance de deux groupes de civilisations.
Le mot impossible n'a de sens que pour montrer que rien ne l'est.
Le mot « camarade », c'est sans doute le mot qui a le plus souffert de la politique.
À lui seul le mot Université est une stupidité prétentieuse.
Le mot -enthousiasme- vient de la Grèce antique et signifiait : - Avoir les dieux en soi.