Rêver est une chose, et travailler à la réalisation du rêve est une chose, mais travailler avec des attentes à l'esprit est très voué à l'échec.
La pitié ne consiste pas à n'être pas cruel et épargner aux gens la vengeance ou la punition. Elle est une chose positive, à part entière, comme l'est le soleil : certains le voient, d'autres non.
Ce qui unit les humains et les chats, au-delà des caresses, c'est le sommeil. Où qu'ils soient, les petits félins vous invitent à l'assoupissement, dans la chaleur de leur fourrure soyeuse. Pouvoir dormir côte à côte, des heures durant, sans bouger est une forme d'intimité plus profonde que le langage ou les jeux.
J'ai toujours su que l'âge mûr est une façon de se remémorer clairement tout ce qui a été oublié l'enfance revient avec le vieillissement, alors que la jeunesse la rejette.
J'ai été traversé par mai 68. Après, j'ai été tenté par le marxisme. Mais quand j'ai vu l'horreur, les dissidents russes et les goulags, j'ai réalisé que c'est bien sur le papier, mais dans les faits, c'est une horreur à l'égal du nazisme.
L'influence est une nourriture.
C'est une vérité, je suis la mauvaise étoile de mes parents.
Mais, en vérité, Athéniens, il est une grande différence entre l'accusation et l'invective. L'une présente des crimes dont le châtiment est dans les lois; l'autre, d'outrageantes paroles, que les ennemis se renvoient au gré de leurs fureurs.
La musique est une abstraction de la pensée.
Il n'y a pas de modèle ou de Canadien idéal. Quoi de plus absurde que le concept d'un garçon ou d'une fille "tout Canadien" ? Une société qui met l'accent sur l'uniformité est une société qui crée l'intolérance et la haine.
C'est une chose d'époque, il y a un retour aux disciplines, un retour aux catégories.
L'absence est une ride du souvenir.
Le scandale est une guêpe importune contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement à moins d'être bien sûr de pouvoir la tuer ; sinon il reviendra à l'attaque plus furieux que jamais.
La paraphrase, ou citation d'idée, est une reformulation ou une synthèse de l'idée d'un auteur ou auteure.
Notre lutte est une lutte pour racheter l'âme de l'Amérique. Ce n'est pas une lutte qui dure quelques jours, quelques semaines, quelques mois ou quelques années. C'est la lutte d'une vie, plus d'une vie.
C'est une chose merveilleuse que l'instinct.
Il est difficile de définir l'amour. Dans l'âme c'est une passion de régner, dans les esprits c'est une sympathie, et dans le corps ce n'est qu'une envie cachée et délicate de posséder ce que l'on aime après beaucoup de mystères.
La plupart des femmes dans les rôles de premier plan sont très jeunes. La seule qui travaille actuellement, qui est une véritable beauté dans le sens classique - le seul véritable moteur à 12 cylindres - est Catherine Zeta-Jones.
Quel genre d'homme vais-je décider d'être ? A dix-neuf ans, c'est une question que l'on se pose. A trente-neuf, on dit : "Si seulement le destin n'avait pas fait de moi l'homme que je suis."
La propriété littéraire est une propriété.
La Tombe est une boîte où l'on en place une autre.
La littérature est une blessure par où jaillit l'indispensable divorce entre les mots et les choses. Par cette plaie, nous pouvons perdre tout notre sang.
Le simple fait d'exister est une drogue très puissante, il ne s'agit que de ne s'y opposer en rien, de se laisser aller. Et on s'enfonce dans un délire paradisiaque.
Il n'y a jamais rien eu entre Robert Pattinson et moi. J'ai pété devant lui. Un vrai pet comme il faut. Et je ne pète jamais devant un mec avec qui je sors. C'est une règle.
Certains disent que j'ai une belle voix, certains disent que je ne l'ai pas. C'est une question d'opinion. Tout ce que je peux dire, ceux qui n'aiment pas ça, ne devraient pas venir m'entendre.
La mariage est un peu comme la conduite à droite (ou à gauche, en Angleterre). C'est une convention qui n'évite ni les incidents de parcours ni les accidents, mais en limite le nombre et la gravité. L'important est le voyage.
Si nous jetons un coup d'oeil sur l'histoire militaire en général, nous voyons qu'en fait il se passe exactement le contraire d'une avance incessante vers le but, que l'arrêt et l'inaction sont de toute évidence l'état normal de l'armée en guerre, et que l'action est une chose exceptionnelle.
Nous n'avons pas de télévision, c'est une chance inespérée : je suis contraint à la lecture, j'échappe par l'imagination à l'hébétude, à la noyade dans la bouillie des images. La bibliothèque est un rempart, une arme, elle me protège du monde. et m'offre des arguments pour l'affronter.
L'habit de pèlerin est une lettre de change à vue tirée sur tous les dévots.
C'est une justice à nous rendre : à partir de ce jour-là nous ne laissâmes le vieux meunier manquer d'ouvrage. Puis, un matin, maître Cornille mourut, et les ailes de notre dernier moulin cessèrent de virer, pour toujours cette fois...
Un livre, c'est un navire dont il faut libérer les amarres. Un livre, c'est un trésor qu'il faut extirper d'un coffre verrouillé. Un livre, c'est une baguette magique dont tu es le maître si tu en saisis les mots.
C'est une espèce de coquetterie de faire remarquer qu'on n'en fait jamais.
L'applaudissement, c'est une convention.
Ils ont déjà mis leur costume, et leurs plus beaux souliers cirés, quand selon les us et coutumes, les cloches se mettent à sonner, chacun procède à sa manière, pour faire son vin ou ses enfants, mais c'est une toute autre affaire, de réussir un enterrement.
Un pays qui abandonne ses vieillards est une erreur.
Ne réorganisez jamais sauf pour une bonne raison. Mais si cela fait un moment que vous ne l'avez pas fait, c'est une bonne raison.
La force du mot écrit est une chose terrible, terrible...
Il (Jean d'ormesson) était complètement mêlé à notre histoire et à notre culture, comme peu de gens le sont aujourd'hui. Sa disparition est une perte personnelle, mais aussi une perte pour la culture, la civilisation et l'image de la France.
Ce ne sont pas les gens qui ne me comprennent pas, c'est moi qui me retire du monde petit à petit, et c'est une solution qui n'est pas une solution.
Un contemplatif... oui, c'est une autre forme de l'aventure !
Il y a beaucoup de bons livres autour. Les gens ne lisent plus. C'est une triste situation. La lecture est la seule chose qui vous permet d'utiliser votre imagination. Quand vous regardez des films, c'est la vision de quelqu'un d'autre, n'est-ce pas ?
Je n'aurai été un mystère pour personne. C'est une solitude que je n'imaginais pas.
J'en suis venu à la conclusion que les belles femmes occidentales ne sont pas à l'aise de trouver de la force dans leur féminité. Elles veulent faire des choses orientées vers le masculin pour établir leur féminité. C'est une contradiction.
Jésus est un homme comme nous, assez banal, très généreux, peu ambitieux. Ce sont ses compagnons qui en ont fait un prince. S'il revenait sur terre, il serait étonné de la place qu'il y occupe. C 'est une simple supercherie que Dieu autorise.
J'ouvre ici une parenthèse, complètement inutile d'ailleurs, pour déclarer que le téléphone est une de mes haines. Je prétends qu'il est immoral de se parler de si loin, et que l'instrument susdit est une mécanique infernale.
Les êtres humains n'ont pas développé un cerveau pour se prélasser autour des lacs. Tuer est la première chose que nous avons appris. Et c'est une bonne chose, ou nous serions morts, et les tigres posséderaient la terre.
Un livre de maximes est une confession pudique.
La mort est une loi, non un châtiment.
Marilyn est une unique. Elle est uniquement féminine. Tout ce qu'elle fait est différent, étrange et excitant, de la façon dont elle parle à la façon dont elle utilise ce magnifique torse. Elle rend un homme fier d'être un homme.
La bière va bien avec l'idée de voyager. Dans tout pays il y avait toujours une bière à découvrir, la bière locale, c'est une constante universelle, pour l'intime satisfaction de la déguster en fin de journée, une fois le boulot terminé.